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9 mai 2011

Direction d’école Audience IA 9 mai

Ces dernières années ont été marquées par une forte augmentation de la charge de travail et des responsabilités qui pèsent sur les équipes et particulièrement sur les directrices et directeurs d’école. L’avalanche de tâches liées à la gestion de l’école et à la mise en place des réformes en cours est devenue insupportable. (En pièce jointe un tableau non exhaustif des tâches que nous avons relevées…)

Après une bataille de 6 ans, le ministère a dû accorder quelques mesures (décharges des écoles de 4 classes, mesures indiciaires, aide administrative) qui restent insuffisantes.

Face aux velléités ministérielles relayées par certains groupes de faire du directeur un maillon essentiel de la mise en place des politiques éducatives au détriment du conseil des maîtres, nous avons sollicité un groupe de travail sur la direction et le fonctionnement de l’école.

Nous avons donc été reçus aujourd’hui par l’Inspecteur d’Académie, l’IENA et le Secrétaire Général.

Dans le cadre des mandats nationaux, nous sommes intervenus sur les points suivants. Toutes ces demandes ne trouveront pas une réponse départementale.

1. temps supplémentaire de décharge quelle que soit la taille de l’école (direction, travail d’équipe),

Nous avons, comme nous l’avions exprimé lors des réunions de préparation de la carte scolaire (GTP, CTP) exprimé un certain nombre de demandes et en particulier une nouvelle répartition des volumes de décharges de direction pour les écoles :

· 1/8 de décharge (une journée toutes les deux semaines) pour les écoles 2 et 3 classes ;

· ¼ de décharge pour les écoles 4 à 8 classes ;

· ½ décharge pour les écoles 9 et 10 classes + écoles maternelles 8 classes ;

· ¾ de décharge pour les écoles 11 et 12 classes ;

· Décharge totale pour les 13 classes et plus (déjà obtenu depuis 2009 dans le département)

· Bonification de décharge pour les écoles en RAR, comme le stipule la Note de Service N°2006-104 DU 21-6-2006. (C’est déjà le cas pour beaucoup d’écoles mais pas encore pour toutes et principalement les écoles maternelles)

Ces demandes représentent environ 17 postes. C’est un coût responsable en regard des conditions d’exercices et de ce que cela apportera à toutes les écoles(en coût réel, cela représente 14.25 postes compte tenu des décharges exceptionnelles).

Si l’Inspecteur d’Académie entend ces demandes, il indique qu’elles ne pourront se faire en une année.

2. aide pérenne à la direction et au fonctionnement de l’école par la création d’emplois statutaires


Nous avons toujours défendu à la fois les personnels précaires et revendiqué des emplois stables et pérennes. Nous avons rappelé que pour ce qui concerne l’aide administrative à la gestion d’école ainsi que pour l’accompagnement des situations de handicap, l’état se devait de recruter des personnels formés, rémunérés dans le cadre d’une grille indiciaire, et assurés d’une garantie d’emploi et d’un déroulement de carrière digne de ce nom, c’est pourquoi nous n’avons pas signé le protocole sur la direction d’école.

La situation actuelle ne répond pas véritablement aux besoins des écoles et ne saurait faire l’objet d’aucun satisfecit gouvernemental ou syndical …

Décryptage :

Après avoir dans un premier temps supprimé des contrats, l’état a réinjecté 20 millions d’euros équivalents à 4800 contrats aidés.

On aurait pu s’attendre à ce que cela se traduise par le renouvellement des contrats existants partout.

La première priorité des affectations de ces EVS sera l’aide aux élèves en situation de Handicap, puis ensuite l’aide administrative.

Dans notre département, l’IA nous a indiqué qu’il y avait eu surconsommation d’emplois (de l’ordre d’une centaine) et que la dotation risquait fort de servir d’abord à rembourser la dette.

Compte tenu des priorités, il est fort à craindre que tous les contrats aidés direction ne soient pas reconduits.

3. formation spécifique et reconnue

Le droit à une formation continue des directeurs doit être réaffirmé et un volume doit être dégagé. Elle doit s’inscrire dans une continuité avec la formation initiale.

Cette offre doit être diversifiée et répondre aux demandes liées aux taches, aux nouvelles sollicitations et au développement des outils (multimédia, outils numériques…) afin que chaque collègue puisse enrichir ses pratiques, sur le temps de service et sur la base du volontariat.

L’IENA nous a indiqué que suite à nos demandes (lors des CAPD, CTPD et conseils de formation), il est envisagé de développer ces temps de formation sur les animations pédagogiques.

L’IA nous a proposé que ces premiers éléments servent de base à la réunion d’un nouveau groupe de travail en fin d’année scolaire (ou à la rentrée prochaine).

Nous y participerons sur ces bases, car pour nous, la question de la direction et du fonctionnement de l’école est loin d’être réglée et le statu-quo n’est plus possible.

Patrick Théraud, Hugues Villemade et Jean-Christophe Rétho

 

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