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14 septembre 2011

Direction et fonctionnement de l’école : après les annonces où en sommes-nous ?

 4000 EVS ?


Le ministère a annoncé un recrutement imminent de nouveaux EVS pour l’école.

La rue de Grenelle évoque un contingent de 4000.

On est encore loin du compte, A la fois parce que l’on continue de recruter des emplois précaires et parce qu’avec ces recrutements, le renouvellement ne pourra pas se faire partout.

Rappelons que plus de deux tiers des écoles ne bénéficient toujours d’aucune aide.

C’est pourquoi le SNUipp-FSU renouvelle l’action « Halte à la surcharge » et propose aux directrices et directeurs d’opposer un « je réponds quand j’ai le temps » aux demandes administratives.

Il appelle ses partenaires à mener cette bataille dans l’unité. Le ministère doit, sans plus attendre, ouvrir de véritables négociations sur l’avenir de la direction et du fonctionnement des écoles : missions redéfinies, formation adaptée, temps de décharge revu, création d’un métier qualifié d’assistant administratif,

il faut tout mettre sur la table. Leur travail et leur rôle doivent être reconnus.

Il est urgent de changer la donne !

 Pour le département


A ce jour, aucune information fiable ne laisse présager du nombre de contrats qui seront attribués au département.

Il est probable que les contrats existants (24 actuellement) soient reconduits.

Pour le reste, l’administration devrait prolonger les contrats des personnels à qui il reste des droits.

En tout état de cause, cette solution n’est toujours pas pérenne que ce soit pour les écoles où les personnels précaires.

Le problème de la direction et du fonctionnement de l’école ne peut se résumer à la seule question des EVS.

Au vu du contexte vous trouverez en pièce jointe un modèle de lettre à transmettre à l’administration pour exprimer les besoins des écoles (mettre le lien).

Pour plus de précisions contactez nous au 02.37.21.15.32


Ces dernières années ont été marquées par une forte augmentation de la charge de travail et des responsabilités qui pèsent sur les équipes et particulièrement sur les directrices et directeurs d’école. L’avalanche de tâches liées à la gestion de l’école et à la mise en place des réformes en cours est devenue insupportable.

Après une longue bataille, le ministère a dû accorder quelques mesures (décharges des écoles de 4 classes, mesures indiciaires, aide administrative) qui restent insuffisantes.

Départementalement année après année, nous avons obtenu que des situations de décharges évoluent. Certaines écoles ont obtenu, à titre exceptionnel dans un premier temps, puis de manière statutaire du temps supplémentaire pour la direction (cas des écoles à 13 classes). Nous continuerons de porter nos revendications pour la direction d’école afin notamment d’obtenir plus de décharges statutaires et un abaissement des seuils de décharge.

Face aux velléités ministérielles, relayées par certains groupes, de faire du directeur un supérieur hiérarchique (mise en place d’un Conseil d’Administration qui se substituera au travail d’équipe), nous avons clairement exposé nos revendications à l’Inspecteur d’Académie lors d’un groupe de travail et au CTP du 8 septembre.

Voir ci-dessous le contenu de notre intervention, sachant que toutes ces demandes ne trouveront pas une réponse dans un cadre départemental.

 Nos revendications

Temps supplémentaire de décharge quelle que soit la taille de l’école (direction, travail d’équipe).

Voici les revendications que nous avons exposée à l’administration

·1/8 de décharge (une journée toute les deux semaines) pour les écoles 2 et 3 classes ;

·¼ de décharge pour les écoles 4 à 8 classes ;

·½ décharge pour les écoles 9 et 10 classes + écoles maternelles 8 classes ;

·¾ de décharge pour les écoles 11 et 12 classes ;

·Décharge totale pour les 13 classes et plus (déjà obtenu depuis 2009 dans le département)

·Bonification de décharge pour les écoles en RAR, comme le stipule la Note de Service N°2006-104 DU 21-6-2006. (C’est déjà le cas pour beaucoup d’écoles mais pas encore pour toutes et principalement les écoles maternelles)

Ces demandes représentent environ 17 postes. C’est un coût responsable en regard des conditions d’exercice et de ce que cela apportera à toutes les écoles (en coût réel, cela représente 14.25 postes compte tenu des décharges exceptionnelles).

Aide pérenne à la direction et au fonctionnement de l’école par la création d’emplois statutaires.

Nous avons toujours défendu à la fois les personnels précaires et revendiqué des emplois stables et pérennes. Nous avons rappelé que pour ce qui concerne l’aide administrative à la gestion d’école ainsi que pour l’accompagnement des situations de handicap, l’état se devait de recruter des personnels formés, rémunérés dans le cadre d’une grille indiciaire, et assurés d’une garantie d’emploi et d’un déroulement de carrière digne de ce nom. C’est pourquoi nous n’avons pas signé le protocole sur la direction d’école.

La situation actuelle ne répond pas véritablement aux besoins des écoles et ne saurait faire l’objet d’aucun satisfecit gouvernemental ou syndical …

Formation spécifique et reconnue.

Le droit à une formation continue des directeurs doit être réaffirmé et un volume doit être dégagé. Elle doit s’inscrire dans une continuité avec la formation initiale.

Cette offre doit être diversifiée et répondre aux demandes liées aux tâches, aux nouvelles sollicitations et au développement des outils (multimédia, outils numériques…) afin que chaque collègue puisse enrichir ses pratiques, sur le temps de service et sur la base du volontariat.

L’IA nous a proposé que ces premiers éléments servent de base à la réunion d’un nouveau groupe de travail .

Nous y participerons sur ces bases, car pour nous, la question de la direction et du fonctionnement de l’école est loin d’être réglée et le statu-quo n’est plus possible.

 

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