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10 avril 2012

Sectorisation des collèges d’Eure-et-Loir :
L’immobilisme du Conseil Général devient problématique !

Depuis l’acte II des Lois de décentralisation, le Conseil Général a la responsabilité de déterminer les secteurs de recrutement des collèges même si les inscriptions des élèves sont toujours faites par le collège sous la responsabilité de l’Education Nationale et les demandes de dérogations, toujours examinées par l’Inspection Académique.

Après une baisse de ses effectifs, notre département connaît depuis plusieurs années une hausse de la population scolaire dans les écoles (2700 élèves supplémentaires entre la rentrée 2004 et 2011). Les effectifs de collèges sont par conséquent également en hausse depuis la rentrée 2009 (700 élèves supplémentaires entre 2009 et 2011) et cette progression va continuer. Dans ce contexte, et en tenant compte des capacités d’accueil des collèges, des changements de secteurs s’imposent d’autant plus que deux collèges ont fermé dans cette période (Charles Péguy à Chartres à la rentrée 2007 et Paul Fort à Dreux à la rentrée 2010).

C’est pourquoi la FSU 28 demande depuis des années lors des séances du CDEN qu’une réflexion globale départementale sur la sectorisation des collèges soit menée. Le Conseil Général feint d’entendre nos remarques et se contente de faire des modifications à la marge année après année avec beaucoup de frilosité. Cette « méthode » entretient l’incertitude et ne répond pas aux enjeux d’une meilleure répartition des effectifs.

L’immobilisme sur l’agglomération chartraine en est le meilleur exemple. Depuis la fermeture du collège Charles Péguy, les différentes modifications de sectorisation ont encore creusé les écarts d’effectifs entre les collèges, ce qui pose des problèmes de fonctionnement dans certains établissements. Pourtant, une réflexion sur l’agglomération avait été entamée au mois de mai 2011 et devait aboutir en novembre 2011. Mais une fois de plus, le Conseil Général s’est dérobé se contentant de présenter en catastrophe quelques petites modifications pour la rentrée 2012 : le quartier des Boissières de Lèves (actuellement sur le collège Hélène Boucher) vers le collège de Mainvilliers et la commune d’Houville la Branche (actuellement à Auneau) vers le collège Victor Hugo à Chartres. Le dernier CDEN a donné un avis défavorable à ce projet pour deux raisons essentielles : un calendrier précipité et un manque d’ambition sur cette question de sectorisation. Et pourtant, il y avait la possibilité de transférer la commune du Coudray du collège Hélène Boucher vers le collège Victor Hugo (collège ayant perdu 130 élèves en dix ans). Le manque de courage politique, et la sensibilité aux lobbyings locaux de la part du Conseil Général sont flagrants.

Lors de la séance du Conseil Général, lundi 26 mars, des conseillers généraux ont évoqué la « délocalisation » du collège Jean Moulin, qui pourrait impliquer la construction d’un nouvel établissement sur l’agglomération. Avant toute opération de ce genre, la FSU 28 pense qu’une nouvelle sectorisation est indispensable au regard de plusieurs établissements en sous-effectif.

Lors du dernier CDEN, le Conseil Général a transmis une note sur la situation départementale. On y apprend que les collèges de Châteauneuf, Nogent le Roi, Auneau, Illiers-Combray, Courville, Voves et Bonneval devraient faire l’objet de modifications de secteurs pour des raisons d’effectifs ou de changement de communauté de communes (problèmes de financement des transports). Sur Châteaudun, la démographie scolaire peu dynamique pose la question de l’avenir des trois collèges. Nous connaissions toutes ces situations depuis longtemps et nous sommes inquiets sur la façon de faire et sur les intentions du Conseil Général qui, dans ce domaine, ne vont pas toujours dans le sens de l’intérêt général.

Malgré le discours ministériel de ces dernières années, la carte scolaire des collèges ne disparaîtra pas. Elle est, bien au contraire, plus que jamais d’actualité.

Dans ce contexte, la FSU 28 revendique les principes suivants :


- Une sectorisation globale et pérenne pour les années futures,

  • La garantie d’une mixité sociale, élément déterminant de la sectorisation,

    - La proximité entre les établissements et leur secteur de recrutement,

    - Des collèges à effectifs compris entre 500 et 600 élèves au maximum,

    - Une communication auprès des familles bien en amont de la rentrée scolaire, assumée par le Conseil Général qui doit en assurer une bonne diffusion,

    - La garantie d’un transport collectif gratuit pour les déplacements des élèves qui doivent être les plus courts possible,

    - Le respect de l’équilibre des effectifs entre les établissements dans les agglomérations.

    Nous affirmons que la sectorisation des collèges devrait être une compétence de l’Etat. Une fois de plus, nous constatons que l’intérêt particulier prime sur l’intérêt général et, sur cet aspect comme sur certains autres, rend la décentralisation néfaste pour le service public d’éducation.


    Champhol le 4 avril 2012
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