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14 février 2013

Rythmes Scolaires
L’IA réunit les représentants du personnel

Ce mercredi 13, l’IA d’Eure-et-Loir avait décidé de réunir les représentants du personnel sur la question des rythmes scolaires.

Il a commencé sa présentation du dossier en dressant un historique de la mise en place de la réforme dans le cadre de la refondation. Il a aussi indiqué où en était cette réforme avec la parution du décret sur les rythmes le 26 janvier dernier.

Il n’a pas caché la complexité du sujet, ni les « mécontentements » que cette réforme induit aujourd’hui. Il affirme également que cette réforme laisse une porte ouverte à l’augmentation des inégalités entre les territoires.

Dans ce contexte, et au lendemain de la journée de grève sur cette question des rythmes, nous avons rappelé le constat, l’analyse et la position du SNUipp-FSU.

Malgré les efforts des communes, la réforme bafouille dans sa mise en œuvre, faute de temps, de financements et souvent de concertation locale.

L’IA reconnaît que la mise en place de la réforme représente :

  • un coût non négligeable pour les communes (transport, restauration, personnels),
  • un besoin important en animateur pour la mise en place TAP (Temps d’Activités Périscolaires) dans le cadre des PEDT (Projets Educatifs Territoriaux) : 2800 animateurs BAFA pour notre département. Pour l’IA, cela n’existe pas et cela est même insoluble. L’équation pourrait être résolue partiellement en faisant appel à des enseignants payés par les collectivités, sur le modèle de ce qui existe sur certaines agglomérations.

Même s’il indique que le choix que pourrait faire des mairies d’allongement « important » de la pause méridienne ne va pas dans l’esprit de la circulaire, la tentation peut être forte pour des raisons économiques. Pour reprendre ses termes, il a même qualifié cette orientation de « granguignolesque », en perspective des intérêts de l’enfant. Il a tenu à rappeler que l’objectif de départ était de réduire la journée scolaire des élèves avec une prise en charge éducative après la classe.

Gageons que ce discours saura être aussi bardé d’intention à l’égard des élus.

A l’arrivée, le SNUipp-FSU constate que malgré les engagements ministériels, tant vantés au départ de la concertation, rien ne garantit l’amélioration du bien-être des élèves et de leurs meilleures conditions d’apprentissages, comme celle de la qualité de vie professionnelle des enseignants et de leurs conditions de travail. Dans le même temps, l’IA insiste sur le projet territorial qui doit s’articuler, en toute logique, au projet d’école. Les écoles devront donc être à l’initiative de propositions. Nous espérons que les IEN vont déployer toute leur énergie pour faire porter ce discours.

Au niveau départemental seules 4 communes ont déjà fait savoir qu’elles rentreraient dans le dispositif en 2013 (Mainvilliers, Lèves, Vernouillet et Gallardon), 28 ont déjà statué sur un report en 2014. L’IA estime à 15% le nombre d’écoles qui fonctionneront à 4,5 jours en 2013.

Pour l’académie la situation des communes est la suivante :

Départements 2013 2014 Réflexion en cours
18 15 12 182
28 4 28 185
36 0 9
37 12 13 220
41 23 166
45 56 39 135

Dans ce cadre l’IA souhaite que la réflexion soit menée dans les 6 mois qui viennent pour une « mise en place intelligente en 2014 »… L’IA évoque même que cette réforme intéressante ne peut s’adapter qu’à une échéance de 3/4ans.

Les conseils d’école devront être à l’initiative de ces questions : Face à une de nos situations « d’école », où proposition du conseil d’école et proposition du conseil municipal s’affrontent, l’IA, gêné aux entournures répond qu’il arbitrera en fonction du règlement départemental qu’il aura élaboré.

C’est bien pour donner à la réforme le temps de réussir que le SNUipp-FSU estime qu’un report à 2014 est nécessaire, ainsi qu’une réécriture du décret. Dans ce cadre, dès décembre 2013, il conviendra de s’emparer des questions.

Les 108 Heures

1. APC : 36 heures annuelles

L’Aide Personnalisée est donc remplacée par des« Activités Pédagogiques Complémentaires ». En somme on prend les mêmes et on recommence…

Le SNUipp-FSU a insisté pour que ce soit les enseignants et le conseil des maîtres qui déterminent les modalités, les temps (périodes scolaires et durée) de ces interventions. Si une réticence s’est fait sentir de la part de l’IENA, l’IA en réponse à notre demande a indiqué « qu’il fallait faire confiance aux maîtres, » que « l’école est la mieux placée » pour répondre aux besoins des élèves.

Il a tout de même précisé que par principe il fallait une validation de l’IEN, mais que toutes les modalités arrêtées par les conseils de maîtres seraient validées. Ces 36 heures pourraient même être annualisées.

Par rapport au schéma antérieur, il s’agit donc de dégager 24 h (sur les 60) pour réfléchir aux difficultés des élèves et la fluidité des parcours.

2. 24 heures de concertations

Pour l’aide aux élèves en difficultés, rencontrer les familles, mettre en œuvre les APC…

3. 24 heures de concertations

Conseil des maîtres et de cycle. Avec une priorité en 2013-2014 pour l’écriture des nouveaux projets d’écoles en conformité avec la nouvelle loi d’orientation.

4. 6 heures de conseils d’écoles

RAS

5. 18 heures deformations (9+9 ou 6+12 ?)

Le temps de formation sera donc découpé en 2 dispositifs : les animations pédagogiques (ne pouvant pas excéder 9 h) et un temps de Formation Continue (dont une partie sera à terme en « numérique »).

Concernant les animations pédagogiques, seul, le SNUipp-FSU a interpellé l’IA sur la place de ce temps dans le cadre de la réforme des rythmes.

  • pour 2013-2014 la question est tranchée du fait du maintien à 4 jours pour 85% des écoles : mercredi matin (y compris pour les écoles à 4,5 jours où les collègues seront remplacés).
  • Après 2014 : l’IA a dans un premier temps indiqué que cela se ferait le mercredi après-midi. Nous avons alors argumenté sur la nécessité d’un temps de « respiration » (préparation, analyse, pause…) indispensable pour exercer de façon efficiente notre mission.Face à notre intervention et nos arguments, il a admis que de banaliser 3 mercredis par an pour ce temps était possible, sur le modèle des mercredis ou samedis libérés qui existaient auparavant. Il a aussi indiqué que les temps de formation en soirée n’étaient pas envisageables.

Le SNUipp-FSU restera extrêmement vigilant sur cette question, pour que le mercredi après-midi demeure un temps personnel.

Nous demandons au ministre de rendre plus lisible son action en direction du primaire. Cette réforme des rythmes insuffisamment préparée relègue au second plan des sujets essentiels pour une meilleure réussite des élèves : révision des programmes, scolarisation des tout-petits, revitalisation de la maternelle, avenir des RASED, Education prioritaire, direction d’école. A nouveau, nous demandons au ministre la mise en place d’un agenda de la priorité au primaire avec ouverture de discussions pour que des premières mesures concrètes interviennent pour la réussite des élèves dès la rentrée 2013.

 

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