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15 mai 2013

Compte Rendu de la réunion du 14 mai avec le DASEN :
Rythmes scolaires
Mouvement 2013 (Postes bloqués et Maîtres supplémentaires)

Compte rendu de la réunion de travail avec le DASEN le 14 mai 2013(de 17 H 30 à 19 H 30)

Délégation FSU : Céline Prier et Hugues Villemade

Le DASEN a invité les organisations syndicales représentatives pour une réunion de travail sur les sujets suivants :

Rythmes scolaires :

(Administration, FSU, UNSA, SGEN/CFDT)

Le DASEN a rappelé la situation départementale : 32 communes passent à 4,5 jours (soit moins de 20 % des élèves) à la rentrée 2013, un CDEN spécial rythme scolaire se tiendra le lundi 10 juin où toutes les organisations des écoles à 9 demi-journées seront exposées.

Pour le moment les organisations des écoles de ces 32 communes sont en train de remonter à l’inspection académique. Toutes les communes ont choisi le mercredi matin et des horaires assez classiques (aucune pause méridienne ne dépasse 2 heures).

Seule la commune de Mainvilliers a une organisation particulière (elle a obtenu une dérogation comme à Paris) pour faire 6 heures de classe le lundi et le jeudi, 4 H 30 de classe le mardi et le vendredi et 3 heures de classe le mercredi matin. Nous vous communiquerons l’ensemble des organisations quand tout sera finalisé.

Le DASEN nous a précisé que seules 10 communes sur 32 avaient un PEDT (projet éducatif de territoire) mais que les 32 toucheraient les aides du fond d’amorçage de 50€ par élève au titre de l’année 2013/14 au motif que les enseignements seront organisés sur neuf demi-journées.

Plusieurs communes pensent faire payer les activités périscolaires à partir de 15 H 45.

Dans le débat, voici le sens de nos interventions :

Pour la FSU, une réforme des rythmes scolaires est nécessaire dans le 1er degré, mais la façon dont les choses se passent ne peut nous convenir. Tout d’abord, parce qu’il y a eu une certaine précipitation et un volontarisme exacerbé dans la décision politique qui ne peuvent que porter préjudice à la réussite d’une telle réforme : pas de concertation suffisante avec les personnels, pas de réflexion suffisante non plus sur les Projets Educatifs Territoriaux, pas de moyens suffisants dans la plupart des cas pour mettre en place autre chose qu’une garderie améliorée, un risque extrêmement grand d’accroissement des inégalités en matière d’ activités péri-éducatives qu’il s’agisse de la qualité de celles-ci et des qualifications des intervenants ou de l’accès même à ces activités puisque la question de la gratuité n’est pas la moindre des interrogations….

A ce jour, de nombreuses questions restent d’ailleurs sans réponse et laissent les écoles qui vont mettre en place la réforme comme celles qui ont choisi de différer la mise en place à la rentrée 2014 face à un certain nombre de doutes : compte tenu des moyens limités des communes et du coût de transport. Cela explique très probablement le fait que seules 32 communes sur 217 comprenant une école aient fait le choix de la mise en place à la rentrée 2013, et ce, malgré les incitations financières.

Pour les enseignants, la charge de travail va encore augmenter avec l’articulation du rôle et des missions de chacun : Education Nationale, communes et collectivités. D’autres modifications telles que l’utilisation des locaux, du matériel, l’organisation de la concertation pédagogique….vont être consommatrices de temps supplémentaires. Les différences de fonctionnement des écoles posent aussi des problèmes pour les couplages des postes fractionnés et le temps de travail des Titulaires Remplaçants

Pour la FSU, cela traduit la nécessité de réfléchir à tous les facteurs de réussite nécessaires à une réforme des rythmes et à ceux nécessaires à l’amélioration de la réussite scolaire de tous les élèves, ce qui devrait être l’objet de toute réforme éducative. Or, il aurait fallu, pour ce faire, prendre en compte la refonte nécessaire des programmes et la prise en charge des élèves en difficulté. En outre, la question de l’intérêt de l’enfant reste en suspens : les journées ne seront pas forcément allégées.

Nous avons fait préciser au DASEN que l’organisation de l’APC était du seul ressort de l’école aussi bien que son organisation dans la semaine que dans son contenu. D’ailleurs les 36 H d’APC peuvent être annualisées.

Pour conclure, le DASEN, pense que ce dossier complexe mettra plusieurs années à se mettre en place pour permettre réellement aux journées des élèves d’être moins chargées. En attendant ce sont les écoles qui sont confrontées à la dure réalité.

Mouvement des personnels :

(Administration, FSU, UNSA)

Quarts de temps bloqués pour les étudiants contractuels

Pour assurer les créations de postes, le gouvernement a décidé d’organiser un deuxième concours pour la rentrée 2013. Le concours 1 est le même que l’an dernier et nous aurons 64 PES à la rentrée 2013 ce qui explique les postes bloqués au premier mouvement et ceux qui le seront au deuxième mouvement. Pour le concours 2, les étudiants passent les écrits en juin 2013 et les oraux en juin 2014. Pour les admissibles aux écrits, (66 pour le département), l’année 2013/14 se déroulera avec 0,25 en responsabilité en classe sous le statut d’étudiant contractuel, ainsi que 2 périodes en tant que TR : ils remplaceront les collègues en formation continue et seront le reste du temps en M2 à l’ESPE (Ecole Supérieur du Professorat et de l’Education), ils valideront leur M2 fin juin 2014 et passeront les oraux et seront stagiaires à la rentrée 2014.

L’administration a communiqué (aux représentants des personnels de la CAPD) le 19 avril dernier, une première liste de 1/4 de décharges de direction bloquées pour des étudiants contractuels du concours 2. Nous avons contesté cette méthode de travail (il existe des quarts de temps liés au temps partiels) et demandé que les écoles à 4,5 jours soient sorties de cette liste. Nous avons obtenu qu’aucune école à 4,5 jours ne soit dans la liste. L’action syndicale du SNUipp/FSU a permis d’obtenir ce résultat.

Pour éviter de détruire beaucoup de postes fractionnés, nous avons aussi demandé que cette liste soit arrêtée après la CAPD du 22 mai afin de prendre en compte l’ensemble des fractions de postes vacantes pour faire des couplages qui soient cohérents pédagogiquement pour tous. Nous avons obtenu que l’administration tienne compte de nos remarques jusqu’à vendredi prochain, nous avons déjà fait remonter des situations mais si le blocage du quart de direction de l’école pose un problème prévenez-nous rapidement.

Nous avons dénoncé vigoureusement les modalités de ce concours 2 qui complexifient encore plus la vie des écoles et une formation initiale insuffisante sous un statut précaire. Les technocrates de l’austérité ont une fois de plus fait la preuve de leur imagination diabolique sans prendre en compte la vie des écoles.

Plus de maitres que de classes.

Lors de l’élaboration de la circulaire du mouvement, nous avions contesté la méthode de nomination des personnels sur ces postes (postes soumis à entretien et avis d’une commission). Le DASEN avait justifié son choix en expliquant que cette méthode ne devait servir qu’à écarter un nombre restreint de collèges en situation difficile et non compatible avec ce genre de poste.

La réalité, après les entretiens, est tout autre, c’est plus de 40% des candidats qui ont eu un avis défavorable et qui sont écartés de ces postes. Les entretiens se sont fait à géométrie variable et n’ont pas permis un traitement équitable des situations. L’administration a choisi en partie les personnels qui iront exercer sur ces postes.

De plus, les collègues qui ont eu un avis défavorable n’ont pour le moment aucune explication des motifs qui ont conduit l’administration à se prononcer. Par conséquent, nous avons demandé que le DASEN motive ces avis. De plus, à l’avenir nous demandons que la modalité d’affectation sur ces postes soit de nature différente.

Les premières réponses du DASEN :

  • beaucoup de candidats n’avaient pas pris contact avec les IEN, prise de contact pourtant obligatoire
  • beaucoup de candidats n’étaient pas motivés
  • Certains candidats se sont trompés sur la notion du plus de maitres que de classes
  • D’autres ont fait la confusion du dispositif avec le RASED.

Ces considérations générales n’expliquent pas tous les avis défavorables, le DASEN a précisé que les IEN devaient être capables de donner des explications aux collègues qui les sollicitaient. Nous ferons le point en CAPD le 22 mai, n’hésitez pas à nous contacter.

Tous les collègues qui seront nommés sur ces postes seront réunis par le DASEN avant les congés de fin d’année pour des explications. Les 14 écoles, dotées de ce dispositif, feront partie d’un protocole de recherche des sciences de l’éducation à l’ESPE de Chartres

 

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