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SNUipp-FSU 28 | Eure-et-Loir

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8 novembre 2013

Grève du Mercredi 13 novembre
Compte rendu de la négociation préalable

Pour le SNUipp-FSU 28 en lien avec les autres sections de l’académie, l’heure est à l’expression collective publique et déterminée. C’est pourquoi nous avons déposé une alerte sociale le 31 octobre dernier avec un appel à la grève le 13 novembre (appel commun dans 5 départements de l’académie).

Suite à la conférence téléphonique de toutes les sections départementales du SNUipp avant les congés d’Automne, Le SNUipp-FSU a décidé d’un plan d’action immédiat destiné à développer et construire le rapport de forces à hauteur des enjeux.

Partout s’exprime un important ras le bol dû à une dégradation continue des conditions de travail.

La problématique des rythmes cristallise ce mécontentement.

Pour le SNUipp-FSU 28 en lien avec les autres sections de l’académie, l’heure est à l’expression collective publique et déterminée. C’est pourquoi nous avons déposé une alerte sociale le 31 octobre dernier avec un appel à la grève le 13 novembre (appel commun dans 5 départements de l’académie).

Nous avons été reçus, mercredi 6 novembre, par le DASEN et la SG, dans le cadre réglementaire de la négociation préalable.

Vous trouverez ci-dessous les revendications que nous avons portées et les réponses (ou appréciations) apportées par le DASEN.

Pour le SNUipp-FSU.28

Jean-Christophe Rétho et Hugues Villemade

1. réécriture du décret sur les rythmes

Pour le SNUipp-FSU, tant qu’aucune réponse ne sera apportée sur ce dossier des rythmes qui rencontre des difficultés objectives de mise en œuvre, toutes les autres mesures pédagogiques seront étouffées. Il n’est pas possible de continuer ainsi.

Les comités de suivi des rythmes ont montré leurs limites. Le SNUipp-FSU n’appelle pas à l’abrogation du décret et à un retour à la semaine Darcos, mais bien à sa réécriture. Le SNUipp-FSU demande la réécriture complète du décret pour permettre des organisations autres que celles contraintes par le décret : un mercredi libéré sur trois, demi-journées libérées, possibilité de dérogation pour 4 jours avec réduction des périodes de vacances…et la réelle prise en compte de l’avis du Conseil d’école.

Ouvrir le dialogue avec la communauté éducative, sans attendre, est absolument nécessaire pour préparer sereinement la rentrée prochaine.

Réponse du DASEN

Cette question ne relevant pas de sa compétence, mais de celle du ministre, Le DASEN n’a pu répondre à notre demande de réécriture du décret. Par contre, il concède que cette réforme accroît les inégalités territoriales. Que de nombreux dysfonctionnements perdurent et que certaines modalités de mise en œuvre ne sont pas adaptées, en particulier pour les écoles maternelles.

2. situations des personnels (conditions de travail, formation continue, pouvoir d’achat,…)

Pour le SNUipp, la priorité au primaire doit aussi se concrétiser par des améliorations des conditions d’exercice du métier au service de la réussite des élèves.

Nous plaidons pour que soient davantage reconnus dans le temps de service des enseignants la relation aux familles et le travail en équipe.

Dans ce cadre, l’annonce récente du ministre concernant la réduction du temps d’enseignement des enseignants exerçant en Education prioritaire doit se concrétiser, dès la rentrée prochaine, pour le primaire.

De la même manière, la formation continue ne peut pas rester aux abonnés absents. Aucune amélioration avant 2015. C’est bien trop lointain ! C’est maintenant que les enseignants ont besoin de revivifier leur métier en accédant à de nouvelles connaissances professionnelles qui profiteront aux élèves les plus fragiles. Nous ne changerons pas l’école sans une formation continue solide, nourrie par les résultats de la recherche.

Dans le même temps, nous souhaitons que les groupes de travail sur la direction d’école, les RASED, les formateurs, qui vont s’ouvrir prochainement, débouchent sur des avancées significatives.

Nous avons demandé au DASEN de répondre au sentiment de malaise qui grandit chez les enseignants des écoles, renforcé par des conditions de travail dégradées, la persistance d’injonctions de toutes sortes, à géométrie variable selon les lieux, et les difficultés de « faire école ». Pour le SNUipp-FSU “Caporalisme” et injonctions doivent cesser partout. C’est de confiance dont ont besoin les enseignants, pas de contrôles tatillons sur la mise en place des APC ou sur le contenu des 108 heures. Le ministre lui-même n’avait-il pas évoqué, le 8 février dernier, devant tous les recteurs, DASEN et IEN que « Le management ne ressemble pas à ce que nous sommes. »

Les enseignants doivent consacrer leur énergie à l’action pédagogique au service de la réussite de tous leurs élèves. Agir plutôt que rendre compte.

Réponse du DASEN

En réponse, le DASEN a reconnu qu’une « pression » existait de façon non négligeable sur les collègues, sur l’école. Que cette pression venait de toutes parts (parents, administration, collectivités locales..).

De la même façon, il concède que les interventions des IEN sont de natures et de contenus différents selon les circonscriptions. Il est conscient que la nature des relations doit encore évoluer.

Si, une fois de plus, Il conçoit que le temps de travail des enseignants est supérieur au temps de service, cette question n’est pas de son ressort, et que ce sont les groupe de travail nationaux qui en auront la charge.

3. exercice du droit syndical

Les nouvelles modalités envisagées de l’exercice du droit syndical déclinant le décret de la Fonction pour les enseignantes du premier degré proposent d’augmenter le nombre de demi-journées d’informations syndicales à trois par an et réduisent le délai d’information pour y participer à 48h. Le SNUipp-FSU en prend acte mais considère qu’en matière de droit syndical on est encore loin du compte. En effet, le ministère prévoit actuellement le droit de se réunir sur le seul temps de concertation et de travail en équipe. C’est inacceptable.

Nous demandons un retour à la possibilité d’organiser les RIS sur l’intégralité du temps de service comprenant le temps élève.

Nous avons aussi rappelé notre exigence de la fin de l’entrave au droit de grève suite à la loi instituant le droit d’accueil (SMA et abandon de la déclaration d’intention de grève) et le respect complet de tous les droits syndicaux.

Réponse du DASEN

Là aussi, le DASEN considère que les réponses ne sont pas de son niveau de compétences. Que concernant les ½ journées d’Informations syndicales il se referait, comme les autres départements de l’académie, à la note ministérielle qu’il avait reçue.

4. effectifs des classes dans les écoles du département

Nous avons rappelé que si le nombre d’enseignants a été légèrement amélioré avec l’arrivée de 30 postes supplémentaires, ceux-ci ont essentiellement été absorbés par la poussée démographique et les besoins liés à la formation initiale. Les dispositifs nouveaux « scolarisation des 2/3 ans » et Plus de maîtres que de classes ne concernent qu’un nombre trop restreint d’écoles.

Pour le SNUipp-FSU, ces dispositifs doivent offrir de réelles marges de manœuvre à toutes les équipes de toutes les écoles, afin de travailler autrement au service de la réussite des élèves.

Les améliorations attendues par les enseignants ne sont pas au rendez-vous. Les conditions d’exercice du métier et de la rentrée ne sont que trop peu modifiées par rapport aux années précédentes. Conjuguées à la pression démographique, elles se sont même aggravées par endroit.

Pour le SNUipp-FSU, les seuils doivent baisser et tout particulièrement en maternelle, les effectifs des classes restent trop importants. Les conditions de réussite des élèves et de travail des personnels doivent concrètement s’améliorer. Cela doit se traduire très clairement dans le budget 2014 et la préparation de la prochaine carte scolaire.

De la même manière, nous avons demandé une montée en charge du « plus de maîtres que de classes ». Avec seulement 300 postes programmés pour 2014 (ils étaient 900 l’an passé), nous avons demandé si la promesse de 15 nouveaux postes pour les écoles d’Eure-et-Loir était tenable sans contraintes pour les autres mesures nécessaires.

Réponse du DASEN

En réponse, le DASEN nous a indiqué que cela fera l’objet d’un examen attentif lors de la prochaine carte scolaire, surtout en maternelle. Concernant le dispositif « maîtres supplémentaires », la situation de l’Eure-et-Loir en termes d’Éducation Prioritaire doit permettre d’avoir un regard particulier de part du ministère et du rectorat.

Pour le SNUipp cela ne suffira pas à enclencher la grande transformation dont notre école a besoin.

5. banalisation de la journée du 13 novembre et/ou des 2 ½ journées après-midi du 13 novembre et du 11 juin 2014

Nous avons rappelé que nous savions que les services du rectorat avaient sérieusement envisagé de banaliser la journée à rattraper le 13 novembre ou les mercredis après-midis du 13 novembre et 11 juin.

La circulaire ministérielle n’a pas permis de le faire dans le cadre de la consultation sur les programmes.

Nous demandons de poursuivre dans ce sens et de banaliser cette journée. Cela mettrait un terme aux cafouillages en tout genre et aux inégalités de traitement entre les collègues, en particulier les directeurs déchargés de classe le lundi, selon qui assure le complément, dont les choix sont de votre fait.

Libérer un peu de temps, comme nous le demandons, permettrait à notre profession de retrouver un peu de sérénité et de confiance afin de mener dans de bonnes conditions les apprentissages en direction de nos élèves.

Réponse du DASEN

Sur cette question la réponse du DASEN a été ferme : pas de banalisation, pas de contractuels ce jour.

Conclusion

Pour le SNUipp-FSU, la priorité au primaire se joue maintenant. Budget, rythmes, conditions de travail, éducation prioritaire, formation continue, salaires … il y a des urgences qui ne peuvent plus attendre.

C’est pour ces raisons que nous lançons une première étape de mobilisation pour l’école primaire.

C’est pour ces raisons que nous appelons à la grève le 13 novembre 2013 .

Nous appelons les personnels le 13 novembre :

· à se rassembler et à manifester sous les fenêtres de l’Inspection Académique à 10h30,

· à participer à l’AG du SNUipp-FSU dans nos locaux de Champhol à 14h30

 

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