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16 juin 2014

CDEN du 16 juin
Horaires des écoles

Le préfet avait convoqué un CDEN pour que celui-ci donne son avis sur l’organisation du temps scolaire dans toutes les écoles du département. Nous avons rappelé notre positionnement sur ce dossier dans notre déclaration préalable avant le débat (cf pièce jointe et ci-dessous).

En introduction, le préfet a affirmé que toutes les écoles du département fonctionneront en conformité avec les décrets en vigueur concernant le temps scolaire, dans le même temps il a réaffirmé que la gestion du « péri-scolaire » n’était pas une compétence de l’Etat. La vingtaine de communes qui avaient pris une délibération pour ne pas appliquer les nouveaux rythmes scolaires auront un rappel administratif, sachant que pratiquement toutes les communes sauf 2 ont néanmoins déjà fourni des horaires.

Au cours des débats, le SNUipp/FSU28 a tenu à rappeler son opposition aux décrets Peillon et Hamon en précisant que l’Etat aurait dû rester maitre d’œuvre du fonctionnement des écoles et non le laisser aux collectivités territoriales. De plus nous avons pointé que le risque de la généralisation du décret Hamon n’était pas une bonne chose pour les élèves d’un point vue pédagogique. Les inégalités existantes entre les élèves vont encore s’accentuer avec cette réforme.

A la lecture du tableau global, nous pouvons nous rendre compte que les fonctionnements des écoles sont extrêmement différents ce qui prouve que l’intérêt des élèves est passé au second plan. On pourrait résumer les rythmes scolaire de la façon suivante : « les décrets ont permis de faire tout et son contraire ».

Horaires présentés au CDEN

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Horaires CDEN 16 juin par SNUipp

Résultats du vote

Pour 0

Contre : 8 (6 FSU et 2 conseillers généraux)

Abstention : 12 (3 UNSA, 1 SGEN/CDT, 4 maires, 2 conseillers généraux, 1 UDAF, 1 PEEP)

N’a pas pris part au vote : 6FCPE

Par conséquent l’avis consultatif du CDEN s’est prononcé contre l’organisation globale des horaires des écoles du département.

Les horaires seront définitivement arrêtés par le ministère de l’éducation nationale le 23 juin prochain mais l’Inspecteur d’Académie a précisé que dès le 17 juin tous les horaires des écoles d’Eure-et-Loir seront en ligne. Le ministère de l’éducation nationale fait passer une mauvaise réforme en force et ce ne sont pas les efforts de communication de notre Inspecteur d’Académie qui amélioreront les choses.

Nous vous transmettons le tableau avec les modifications du jour, sachant qu’il reste des situations qui vont encore évoluer à la marge dans le cadre du décret Peillon sur les horaires.

questions diverses

La FSU interpelé le Président du Conseil Général quant à l’avancement du projet de déménagement de l’ESPE et de la création d’un collège sur son site actuel. Il a d’abord botté en touche, l’université n’étant pas de son domaine de compétence. Néanmoins, il a bien confirmé la venue d’un programmiste à l’ESPE et le lancement d’une étude d’un projet collège par le CG.

Nous allons continuer à suivre ce dossier, à tous les niveaux…


Déclaration du SNUipp-FSU 28 au CDEN du 16 juin 2014

Monsieur le Préfet,

Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

Monsieur le Président du Conseil Général,

Depuis 18 mois, la communauté éducative est enlisée dans cette réforme des rythmes scolaires mal pensée, mal préparée, peu financée et non prioritaire : « la pagaile et le bricolage ».

Cette réforme n’allège pas significativement la journée de l’enfant, ni de l’élève.

Cette réforme obéit aux financements, aux horaires des transports, aux désirs des maires.

En étant avant tout guidée par les contraintes du périscolaire, sous la responsabilité de communes qui connaissent de profondes inégalités dans leur capacité à le financer, la réforme a relégué au second plan le temps de l’école pour les élèves, la pédagogie et la prise en compte des demandes de celles et ceux qui font la classe au quotidien.

Et l’incohérence est encore plus totale quand le calendrier de la mise en place de cette réforme est calqué sur les élections municipales. On en mesure encore les dégâts.

C’est un sentiment de déception, de lassitude et de découragement, quelquefois de colère, qui s’est emparé de la communauté éducative. Personne ne peut accepter un tel gâchis.

Le SNUipp-FSU a toujours demandé et continue de réclamer la suspension et la réécriture totale du décret de janvier 2013 car malgré son appellation, ce n’est pas une réforme des rythmes scolaires. C’est une réforme dont l’objectif principal est de permettre le développement du périscolaire alors même que celui-ci ne relève pas des prérogatives du ministère de l’Education nationale. C’est la contradiction fondamentale de cette réforme.

Avec pour conséquences très concrètes :

· Des contingences du périscolaire dictant l’organisation du temps de l’école

· Une organisation de l’élémentaire s’imposant souvent à celle de la maternelle sans tenir compte des besoins particuliers des plus jeunes

· La prépondérance des municipalités sur l’organisation du temps scolaire et sur l’école qui peut laisser craindre à terme un risque de territorialisation des missions de l’éducation et de ses personnels.

Après la non-prise en compte, par le ministre précédent, des demandes qui remontaient de la profession, les mesures d’assouplissement présentées par le nouveau ministre par le biais d’un décret complémentaire autorisant des expérimentations aggravent les problèmes de fond posés par le décret de 2013.

C’est pourquoi le SNUipp-FSU a voté contre le décret Hamon en CTM et en CSE. Certes, l’obligation de consensus de la communauté éducative pour déposer un projet est une bonne chose. Mais, cela aurait dû être la règle pour tous dans le décret standard et pas seulement pour les expérimentations.

Qui peut croire que transférer un après-midi sur une matinée suffira à résoudre la question des rythmes scolaires ?

Pour le SNUipp-FSU, c’est donc « trop peu et trop tard ».

A aucun moment, les votes exprimés par les représentants des personnels, les représentants des parents d’élèves et les partenaires de l’école n’ont été pris en compte, c’est un véritable passage en force que ce gouvernement a opéré.

Pour qu’une réforme des rythmes scolaires soit efficace pour la réussite des élèves, elle doit d’abord concerner le temps scolaire et être basée, avant tout, sur des critères pédagogiques et faciliter les apprentissages.

Il n’est plus possible que ce soit les contraintes du périscolaire et les choix des élus locaux qui déterminent l’organisation et la durée des journées d’école. L’Education nationale doit reprendre la main. Un cadre national doit être défini. Des dérogations doivent ensuite être possibles émanant uniquement des conseils d’école et arbitrées par les IA Dasen comme c’était le cas avant la suppression de deux heures d’enseignement pour tous, avant la réforme Darcos. C’est ensuite que peuvent se construire des articulations nécessaires avec des activités périscolaires culturelles, sportives et artistiques pour les enfants à travers des projets éducatifs. Pour cela, il faudra alors prendre en compte les problèmes de financement, par un système de péréquation afin de contrer des nouvelles inégalités territoriales.

Il faudra aussi régler le risque de concurrence avec le privé, non tenu d’appliquer le décret et qui brandit ici et là l’argument du maintien à 4 jours.

Une réforme d’une telle ampleur mérite davantage de réflexion et les questions de fond demeurent : réussite scolaire, inégalités, conditions de travail, financements …

Pour que notre école avance, elle doit s’appuyer avant tout sur ceux qui la font vivre tous les jours. Il y a urgence aujourd’hui à prendre les mesures nécessaires pour améliorer les conditions générales d’enseignement et de travail avec des moyens à la hauteur des besoins : baisse des effectifs, rétablissement des RASED, généralisation du plus de maîtres que de classes, prise en charge du handicap, révision des programmes, par exemple.

Notre école, les élèves ont besoin d’enseignants reconnus, bénéficiant d’une réelle et véritable formation continue, exerçant leur métier dans des conditions satisfaisantes, sereines ainsi qu’un salaire en rapport avec leur niveau de qualification. C’est ainsi que l’on rendra notre métier plus attractif, c’est ainsi que l’on pourra donner du sens à une réelle priorité au primaire. C’est ainsi que l’on pourra promouvoir la réussite de tous.

 

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