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28 janvier 2015

Une très belle revalorisation ?
C’est possible. La preuve !

Si le Ministère de l’Education Nationale voulait donner dans la provocation vis-à-vis des personnels il n’agirait pas autrement.

La Ministre avait à peine transmis ses vœux à « tous ceux qui œuvrent sans compter (ça vaut mieux) au service de la plus belle des causes, notre jeunesse » que le Père Noël passait pour les Recteurs !

Et le traîneau et la hotte n’étaient pas vides !

68 % d’augmentation :

Ce beau cadeau prend la forme rondelette d’un montant de 10 420 euros/an correspondant à l’augmentation de

« l’indemnité de responsabilité ». Cette indemnité passe donc de 15 200 euros à 25 620 euros. Et à ce niveau, on ne parle que de la part fixe, celle que tous les Recteurs vont percevoir.

Mais il y a mieux :

Quand la part fixe augmente, la part variable augmente aussi. Il s’agit ici de récompenser les bons Recteurs, ceux qui atteignent les objectifs fixés. Cette justification, autrement appelée « Prime en fonction des résultats » date de 2009 et avait été mise en place par le gouvernement précédent. Cette part variable pouvant atteindre 45 % de la part fixe, un Recteur méritant peut espérer percevoir jusqu’à 37 140 euros/an, en plus de son salaire évidemment.

Une comparaison :

Cette somme correspond simplement au salaire annuel d’un Professeur des Ecoles au dernier échelon de la Hors-Classe, autrement dit ce que perçoit une infime minorité d’entre-nous, en toute fin de carrière.

Les « justifications » du Ministère :

Histoire de s’enfoncer un peu plus, ce dernier argue d’une anomalie : les Recteurs étaient moins rémunérés que certains Inspecteurs d’Académie et Secrétaires Généraux.

Situation effectivement insupportable mais qui au passage doit rassurer les inquiets, s’il y en avait, sur les revenus de ces deux catégories !

En tout cas, voilà au moins trois catégories de personnels qui ne devraient pas être rapidement touchées par la crise de recrutement.

La véritable « anomalie » :

Pour le SNUipp-FSU, ce sont les anomalies qui touchent les Professeurs des Ecoles qui doivent être avant tout corrigées. En cette 5e année de gel du point d’indice où notre salaire vient de baisser après l’augmentation de la retenue pour pension au 1er janvier (+0,40% soit en moyenne 120 euros par an), il est urgent de revaloriser les Professeurs des Ecoles français qui ont un des salaires les plus faibles des pays de l’OCDE.

 Et dans le même temps
pour les enseignants du premier degré…

Les traitements des enseignants du 1er degré seront une nouvelle fois en baisse sur la feuille de paye de janvier.

En cause, le gel du point d’indice et l’augmentation du prélèvement pour pension civile.

La grille des salaires a donc été actualisée au 1er janvier 2015. Pour les enseignants du 1er degré, cette actualisation se traduira par une baisse de leur traitement. Les principales raisons tiennent d’une part à la décision du gouvernement de geler, pour la 5e année consécutive, le point d’indice de la fonction publique. D’autre part l’augmentation du prélèvement pour pension civile passe de 9,14% à 9,54 % au 1er janvier 2015.

En 2015, ce seront donc en moyenne 10 €/mois en moins sur la feuille de paye.

Depuis 2010, ce sont 40 €/mois, soit 480 €/an qu’un PE a perdu, plus donc que les 400 € d’ISAE accordés par le Ministère !

 Encore une raison pour faire grève le 3 février
nos salaires.


Le SNUipp-FSU demande une mesure d’urgence  : l’alignement de l’ISAE (400 €/an) sur l’ISOE du 2nd degré (1 200 €/an).

De plus, il revendique :

  • la revalorisation de la valeur du point d’indice (gelé depuis 2010),
  • son indexation sur les prix,
  • des mesures de rattrapage des pertes,

·une augmentation de 50 points d’indice (230 euros mensuels) pour tous les personnels.

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