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10 janvier 2016

Alerte sociale
Carte scolaire, 108h, frais de déplacement
Le SNUipp-FSU.28 a rencontré l’IA

Dans le cadre des opérations de carte scolaire et concernant les conditions de travail des enseignants, le SNUipp-FSU.28 a déposé une alerte sociale couvrant la période du 14 janvier au 5 février 2016.

Dans le cadre de ce protocole, l’IA a reçu jeudi 7 janvier une délégation du SNUipp-FSU.

Carte scolaire dans les écoles :

En préambule, nous avons tenu à rappeler au DASEN que notre intention n’était pas d’entrer dans le détail des situations, les instances représentatives des personnels ayant ce rôle.

Seuils indicatifs

Nous avons une nouvelle fois dénoncé les seuils indicatifs établis par l’IA depuis 2011 et en particulier ceux appliqués en maternelle.

Nous avons porté la revendications de seuils : 25 élèves maximum hors éducation prioritaire, 20 élèves maximum en éducation prioritaire, 15 élèves maximum en TPS et PS.

L’inspecteur d’académie n’entend pas modifier les seuils qui datent de 2011 et s’en sert de base pour la préparation de la carte scolaire 2016 :

MOYENNE APRES FERMETURE :MATERNELLEELEMENTAIRE
Éducation Prioritaire<=25<=23,50
Hors éducation prioritaire<=30<=25,50
MOYENNE AVANT OUVERTURE :MATERNELLEELEMENTAIRE
Éducation Prioritaire>=27>=25
Hors éducation prioritaire>=31>=27

Scolarisation des moins de trois ans

Le développement de l’accueil en école maternelle des enfants de moins de trois ans est un aspect essentiel de la priorité donnée au primaire dans le cadre de la refondation de l’école.

Il doit s’agir notamment d’un moyen efficace de favoriser la réussite scolaire, en particulier lorsque, pour des raisons sociales, culturelles ou linguistiques, la famille est éloignée de la culture scolaire.

Nous avons rappelé que si cette scolarisation précoce doit être développée en priorité dans les écoles situées dans un environnement social défavorisé, comme les REP et REP+, elle ne peut se faire sans les collègues.

Nous demandons que les projets d’accueil et de scolarisation d’enfants de moins de trois ans se fassent en accord avec le projet de l’ensemble de l’école maternelle concernée.

L’IA entend cette nécessité et précise qu’il envisage de travailler en ce sens. Nous resterons extrêmement vigilant sur les conditions de mise en œuvre de l’accueil des moins de trois ans dans le département.

Moyens nécessaires

Pour l’Eure-et-Loir nous avons chiffré les besoins :

  • abaisser les effectifs par classe (pas plus de 25 élèves par classe en élémentaire et en maternelle) et augmenter l’accueil des moins de trois ans dans de bonnes conditions représente un besoin à minima de 57 postes.
  • Tenir l’engagement de la montée en charge du dispositif « plus de maîtres que de classes » représente 25 postes.
  • Réimplanter tous les postes de RASED supprimés depuis 2008 représente pas moins de 18 postes.
  • La création de 10 postes de TR ne serait pas un luxe, pour assurer le remplacement des absences et pour ouvrir quelques possibilités de formation continue.
  • Les mesures d’urgence en terme de décharge de direction d’écoles représente 20 postes.

Ce sont donc 130 postes que notre seul département devrait obtenir pour inverser la courbe et commencer à améliorer les conditions d’apprentissage de nos élèves et les conditions de travail des enseignants.

Sur ce point l’IA n’a pas voulu entrer dans le détail, précisant qu’il ferait avec les postes qui seront attribués. Il a ajouté, qu’avec moins d’élèves et une dotation positive il serait en mesure de créer différents supports.

Concernant les nouvelles décharges statutaires de direction d’écoles (8 classes mat et 9 classes élem) l’administration entend n’attribuer que la décharge statutaire de 0,33 et ne pas l’abonder en une demi-décharge. C’est un recul par rapport à cette année scolaire, nous réinterviendrons sur ce dossier lors des instances de carte scolaire.

108 h :

Sur ce point nous avons rappelé à l’Inspecteur d’Académie qu’un projet de décret sur les obligations de service est à l’étude. Dans ce cadre, le SNUipp-FSU revendique que les 108 heures soient à la libre disposition des enseignants, et la fin des APC.

Nous avons précisé :

  • qu’aujourd’hui le volontariat, voire le militantisme professionnel, a largement atteint ses limites.
  • que 27 heures par semaine dans les textes, 44 heures dans les faits, c’est beaucoup trop !
  • qu’une nouvelle organisation de notre temps de travail est indispensable avec comme première étape la refondation de nos 108 heures.

Le SNUipp-FSU revendique que les 108 heures annuelles - soit trois heures hebdomadaires - constituent un forfait temps mis à la disposition des enseignants. Ce temps doit reconnaître toutes les missions liées au service d’enseignement que les enseignants du 1er degré assurent : travaux de préparation et recherches personnelles, travail au sein de l’équipe pédagogique, concertation, relations avec les parents d’élèves et participation aux conseils d’école. Pour le SNUipp, la hiérarchie n’a aucun contrôle à exercer sur ce temps qui doit être placé sous la stricte responsabilité des enseignants.

Nous considérons que l’intérêt pédagogique des APC est très limité, à l’image de l’ensemble des dispositifs externalisés hors la classe comme des études l’ont démontré. Ces activités, dont le contenu et les finalités n’ont rien de déterminant tant pour la réussite des élèves que pour la qualité de l’enseignement, doivent être supprimées. Ce temps doit être redonné aux enseignants pour faire baisser leur charge de travail et leur permettre de mieux le faire.

Frais de déplacement

Le SNUipp a rappelé que les collègues sont souvent amenés à se déplacer ; lors des animations pédagogiques, des réunions de directeurs, des liaisons école/collège…

Il ne faudrait pas que l’administration fasse une mauvaise analyse quant à la participation des collègues à ces réunions, sans versement de frais de déplacements !

Les collègues font régulièrement remonter leur mécontentement et leur sentiment d’injustice face à cette situation.

Ces déplacements donnent lieu à indemnités dès lors que les collègues sont contraints de sortir de leur résidence administrative ou familiale.

Pour l’administration, il n’existe pas de budget pour indemniser les collègues.

Dans ce cadre nous avons rappelé que si le déplacement n’est pas indemnisé, les collègues peuvent refuser de se déplacer. Dès lors qu’un ordre de mission est délivré, il entraîne automatiquement l’ouverture de droits à remboursement, à condition bien sûr de sortir des communes de résidence administrative et familiale (ou agglomérations de communes).

Un courrier nominatif intitulé ’Convocation de stagiaire valant ordre de mission’ dans lequel il est précisé qu’il n’y aura pas de remboursement, ou l’absence de mention sur le remboursement des frais, ne peut donc pas être considéré comme un ordre de mission mais comme une invitation. Pour le SNUipp-FSU il n’est pas question de remettre en cause ces réunions et ces temps de formations, mais bien de faire valoir les droits des collègues sur ces questions.

Face aux réponses de l’Inspecteur d’Académie sur le coût que représente de telles mesures, nous avons mis en avant que certe tout cela nécessite des moyens. Mais, nous n’avons pas à rougir de cette ambition qui consiste à investir fortement dans l’avenir.

Ce sont des choix politiques qui doivent s’opérer :
1 Milliard € = 20 000 postes et l’ISAE au niveau de l’ISOE 
Cadeaux fiscaux aux entreprises = 41 Milliards €.

Pour le SNUipp-FSU, il est grand temps de reconnaître enfin le travail et le professionnalisme des personnels de l’Éducation Nationale et de rendre ses métiers attractifs. Il s’agit là d’une exigence autant matérielle que morale pour un métier à haute qualification. C’est cette urgence de revalorisation salariale qui sera au cœur des revendications portées dans la grève du 26 janvier.

Pour le SNUipp-FSU.28

Jean-Christophe Rétho et Céline Prier

 

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