www.snuipp.fr

SNUipp-FSU 28 | Eure-et-Loir

Vous êtes actuellement : Le SNUipp.28  / Actions et Consignes Syndicales 

fontsizeup fontsizedown Enregistrer au format PDF impression
29 novembre 2016

APC, LSU et inspections
le SNUipp-FSU.28 reçu en audience par l’IA

Le SNUipp-FSU a été reçu lundi 28 novembre par l’Inspecteur d’académie sur trois points

  • La campagne du SNUipp-FSU appelant à l’arrêt des APC
  • La mise en œuvre du LSU dans les écoles
  • les modalités d’inspections 2016-2017

 APC

Nous avons rappelé que lancée à la rentrée, la campagne pour « Gagner ensemble la fin des APC » comptabilise aujourd’hui près de 38 000 engagements (dont plusieurs centaines en Eure-et-Loir).

Fort de cette volonté exprimée par la profession, le SNUipp-FSU.28 s’était adressé à l’IA pour l’informer de l’appel national à ne plus mettre en œuvre les APC dès le 30 septembre.

Nous avons rappelé que dans les écoles, l’organisation des APC varie : faites plus ou moins régulièrement, réappropriées, imputées au travail invisible… mais nous avons aussi mis en avant la réalité des collègues des écoles, c’est à dire la course contre le temps et la multiplication des tâches qui explose le cadre des 108 heures.

Si l’IA reconnaît que la réalité du temps de travail des enseignants des écoles est très élevée, il rappelle que la décision n’est pas de son ressort.

Pas de « chasse aux collègues »

De façon très explicite, au moment où des discussions s’ouvrent avec le ministère, nous avons demandé à l’Inspecteur d’Académie s’il avait reçu des consignes concernant des sanctions financières à l’égard des collègues qui appliquaient la consigne syndicale.

La réponse négative du DASEN fut tout aussi clair, mettant en avant qu’il n’avait pas édité de circulaire à ce sujet, rappelant juste qu’il devait « informer » du cadre légal sur une consigne de ce type (service non fait).

De même, il nous a répondu qu’il n’avait pas fait de demande de remontés systématiques aux IEN, juste d’avoir une information et une prise d’information auprès des écoles (et collègues) qui ont indiqué suivre la consigne (CR de conseil d’école, lettre, affichage…).

Nous avons insisté sur le fait que ce procédé ne devait pas se transformer en « pression » avec des rappels fréquents comme c’est le cas sur une circonscription du département. Il en a convenu.

Enfonçons le clou, c’est le moment !

Le ministère a ouvert les discussions sur les APC ! Pour peser sur les discussions, nous avons besoin de savoir combien ont réellement arrêté les APC et combien soutiennent notre action. 

Pour vous tenir informé des évolutions de ce dossier et vous fournir tous les outils nécessaires au suivi de notre consigne d’arrêt des APC, accédez à notre site dédié APC. 

Je consulte le site dédié APC

 LSU

La mise en œuvre des nouveaux programmes s’accompagne donc d’un « Livret Scolaire Unique Numérique du CP à la 3e ».
Chacun-e aura noté la disparition du « N » dans les communications récentes de l’administration. Un peu comme si l’adjectif « numérique » était … un gros mot ? Ou pour le moins un mot qui fait peur ?

Si les qualités techniques de cet « outil » sont plutôt bonnes pour une application made in Éducation Nationale, il n’en demeure pas moins que le point d’achoppement premier qu’y trouveront les collègues est la non possibilité d’évaluer les « éléments de programme » puisque seuls les « domaines d’enseignement » sont cochables…

C’est une simplification extrême, voulue et assumée par le ministère au nom d’une facilité de lecture pour les familles.
Quand une recherche de facilité en arrive à un tel point, cela laisse penser que le LSUN relèvera en fait d’une caricature de livret d’évaluation… et cela ne semble déranger personne … à part les collègues qui ne pourront se satisfaire de cette seule « communication » aux familles et devront la compléter avec leurs outils habituels.

Ce LSUN est donc vécu comme une tâche supplémentaire, chronophage et peu efficace en terme de liaison avec les familles.

Par ailleurs, tout comme pour BE1D (base élèves) il y a quelques années, la question est déjà posée quant aux risques liés à la gestion d’un nouveau fichier numérique comportant des données personnelles : droits d’accès ? Conservation des données ?

Moratoire pour le LSUN

Engagé à marche forcée, sans retour d’expérimentations, sans accompagnement, sans garantie sur la confidentialité, le LSUN qui interroge l’évaluation en lien avec les programmes n’apparaît pas en adéquation avec la réalité des écoles.
En aucun cas le LSUN ne doit être un outil qui permettrait de surveiller, ficher, comparer élèves, enseignant-es mais aussi écoles, ni représenter une surcharge de travail pour les enseignant-es et les directrices et directeurs.
Le SNUipp-FSU continue de porter sa demande de moratoire.

Critiques, interrogations et Questions non résolues.

Lors de l’audience nous avons donc fait remonter à l’Inspecteur d’Académie les principales remarques que nous avions et aussi celles dont les collègues nous ont fait part.

Formation des enseignants.

Chacun a pu le constater, même département, même métier, mais pas même formation. Selon les circonscriptions les modalités « d’informations » n’ont pas été les mêmes, et créent de fait une inégalités de traitement entre les collègues.

Élèves d’Ulis ?

Les classes de l’école ainsi que leurs élèves étant intégrés directement depuis BE1D (base élèves), aucun élève d’Ulis n’apparaît dans le LSUN. En effet, pour BE1D, ces élèves sont identifiés par leur « cycle » et non par leur niveau de classe.
De fait :

  • La classe d’Ulis n’apparaît pas du tout dans le LSUN.
  • Les élèves d’Ulis inclus dans une classe ordinaire n’y sont pas non plus.
    C’est curieux, en ces temps « d’école inclusive » qu’une application informatique comme le LSUN s’autorise à exclure les élèves d’Ulis…
Périodicité et changement d’école ?

Imaginons un élève qui commence son année scolaire dans une classe qui a réglé la périodicité du livret sur les « périodes » de vacances.
Mi-octobre, le livret de « sa » première période lui est remis.
Suite à un déménagement, la nouvelle classe où il se trouve avait réglé la périodicité des livrets sur le trimestre…

Comment va se comporter LSUN : écrasement du livret précédent ?

Problème des 4 niveaux d’évaluation.

Deux terminologies différentes entre le LSU et le socle ont été introduites au risque de générer de la confusion, en particulier chez les parents d’élèves.

La mise en place de « compétence dépassée », induit aussi de nombreux questionnement quant à son utilisation…

Problème de la récupération des Items les années suivantes…

La non plus rien ne précise et ne garantie la possibilité de conserver les items utilisés pour un niveau et de le reporter pour les années suivantes. Bien au contraire…

C’est donc une charge de travail supplémentaire pour un outil qui à la base devait en donner moins.

Plusieurs collègues sur la même classe ?

100002010000019000000066E82D0BC1807C5DCBPNG - 15.9 ko

LSUN affiche bien les deux enseignant-es affecté-es sur la même classe.

Mais, au moment d’éditer un livret, seul le nom de l’enseignant-e connecté-e est affiché.
Et un seul nom d’enseignant s’affiche sur le livret imprimé …

1000020100000171000000CDA58E3A39D44990F5PNG - 51.8 ko

Absence du titulaire de la classe ?

Rien n’est prévu pour qu’un-e remplaçant-e puisse remplir le LSUN…

Attention :

Aujourd’hui n’importe quel-le enseignant-e d’une école peut éditer le livret de n’importe quelle classe de son école…

L’IA reconnaît la charge de travail supplémentaire et les incertitudes que nous avons pointées, nous indiquant qu’il avait les mêmes.Il précise que l’outil n’est certes pas abouti, mais que les correctifs avancent.

L’administration espère que la version mise à jour corrigera les « bugs » et le rendra plus efficient en espérant que pour ceux qui auront débuté l’utilisation les données ne soient pas écrasées…

Comme nous l’avait écrit le directeur de cabinet du ministre, l’IA précise que seul le « déversement » des bilans de fins de cycle dans le LSUN, et notamment en fin de cycle 2, est incontournable.

 modalités d’inspections 2016-2017

L’IA nous a indiqué avoir reçu ce 28 novembre la note ministérielle concernant les modalités d’inspections pour la période transitoire.

  • Les collègues actuellement au 6è échelon seront inspectés si leur ancienneté dans l’échelon est inférieure à 1 an au 01/09/2016 et si leur note est ancienne (> 3ans).
  • Les collègues au 8è échelon seront inspectés si leur ancienneté dans l’échelon est comprise entre 6 mois et 18 mois au 01/09/2016 et si leur note est ancienne (> 3ans).

Pour les T2, le ministère est au abonné absent

Cela fait maintenant plus de deux semaines que le Ministère, en toute cohérence avec la réforme de l’évaluation des enseignants, a annoncé oralement que la 1re inspection en année de néo-titulaire 2e année était caduque. Donc tout le monde le sait mais…

… Sans avis officiel, on continue !

De toute évidence, tous les canaux de l’information entre le Ministère et les Rectorats et Inspections Académique sont obstrués. Il n’y a priori (plus) personne au Ministère pour rédiger une note d’information officielle pourtant indispensable pour mettre nos jeunes collègues mais aussi les Inspecteurs de l’Education Nationale, à l’aise.

Résultats des courses :

Il est plus que probable que tant que le décret ne sera pas passé au Comité Technique Ministériel (7/12) le flou continuera. Un certain nombre de nos collègues T2 auront donc vécu, officiellement en tout cas, une « inspection à l’ancienne » avec, si l’on va au bout de la « discipline », une proposition de note que M. l’Inspecteur d’Académie n’arrêtera sans doute jamais, puisqu’à partir du 1er janvier la réforme s’appliquera, et qu’il considère logique de ne pas le faire, mais est dans l’attente d’une position académique à minima !

Pour le SNUipp-FSU

Jean-Christophe Rétho et Clémentine Ingold

 

*Top
©Copyright 2006 - SNUipp-FSU 28 | Eure-et-Loir, tous droits réservés.