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27 mars 2018

Santé des élèves
il y a urgence !

Dans un rapport remis en mars, le Conseil économique social et environnemental (CESE) pointe le décalage entre les bonnes intentions affichées par l’Éducation nationale et la qualité médiocre du suivi des élèves en matière de santé. Il effectue un certain nombre de préconisations pour améliorer la prévention et la détection précoce des problèmes de santé des enfants au sein du système éducatif.

’L’Éducation nationale, qui scolarise plus de 12 millions d’élèves pour une durée de plus de 18 ans en moyenne, est une actrice incontournable d’une prévention durable en matière de santé. Or, dans notre pays dont la pratique sanitaire est encore trop largement centrée sur le curatif, cette réalité n’est pas suffisamment intégrée…’ Pour le CESE, il y a une distorsion importante entre les objectifs ambitieux visés par les prescriptions de l’éducation nationale comme la mise en œuvre en 2016 du Parcours éducatif de santé et la réalité du terrain qui voit la santé à l’école délaissée.

Une prévention insuffisante

Pour les rapporteurs, trop souvent, les visites médicales obligatoires ne sont pas assurées, les problèmes de santé ou les troubles de l’apprentissage ne sont pas suffisamment détectés. Des pathologies ne sont pas repérées ou le sont trop tardivement. Les risques liés aux expositions à un environnement dégradé ne sont pas évalués. Des dysfonctionnements qui pèsent surtout sur les élèves défavorisés socialement, renforçant les inégalités et qui représentent un coût important pour la société.

Les préconisations du CESE

Le CESE estime qu’il y a urgence à se saisir de ce problème de santé publique. à travers l’avis qu’il publie, Il entend impulser un changement, avec la conviction que la réponse passe, pour tous les acteurs impliqués, par de nouvelles méthodes de travail qu’il détaille au travers d’une dizaine de préconisations :

  • renforcer la formation dans le domaine de la santé et de la prévention associant professionnels de santé et acteurs éducatifs
  • garantir la qualité de l’environnement de l’école
  • mieux informer et impliquer parents et élèves
  • réunir l’équipe éducative autour des problèmes de santé des élèves
  • agir à l’école pour plus d’égalité en santé (notamment grâce à la médecine scolaire)
  • rendre effective la visite médicale d’entrée en sixième
  • rendre attractives les professions de la santé à l’école
  • mettre en place une veille épidémiologique et inscrire la médecine scolaire dans les réseaux de recherche 
  • suivre, évaluer et contrôler, à travers une liste d’indicateurs, la mise en œuvre effective par les établissements scolaires des actions de promotion de la santé.

Reste maintenant à traduire ces louables intentions en mesures concrètes. Le SNUipp-FSU continue d’agir sur ce dossier tant la pénurie de médecins scolaires compromet gravement le suivi régulier des élèves à l’école primaire. S’attaquer aux inégalités de santé, c’est aussi lutter contre les inégalités scolaires en donnant à tous les élèves de bonnes conditions environnementales et sanitaires pour réussir à l’école.

 

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