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22 février 2007

Après le rassemblement académique du mercredi 14 février

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Continuer pour obtenir le retrait du « retrait d’1/30e » Poursuivre pour (ré)impliquer toute la profession

snoopy animéA l’appel du SNUipp, une petite centaine de collègues (directeurs sanctionnés, directeurs non sanctionnés et adjoints se sont rassemblés, mercredi 14 février 2007, devant le Rectorat pour une manifestation chantante et colorée malgré la grisaille ambiante.

Voici des extraits de la déclaration lue lors de ce rassemblement et le compte-rendu de l’audience obtenue auprès du Directeur de cabinet et de la Secrétaire Générale Adjointe (DRH) du Recteur.


« Chers Collègues,

… Notre rassemblement est placé sous le signe de la Solidarité, du soutien pour nos 250 collègues directeurs et directrices d’écoles scandaleusement sanctionnés par la volonté du Ministre, avec la complicité active et déterminée de Madame le Recteur.

C’est donc des remerciements chaleureux que nous vous adressons au nom de tous les punis, mais plus généralement aussi au nom de toute la profession parce qu’il en va, sur ce dossier de la direction d’école, de l’intérêt général, du fonctionnement harmonieux de toutes nos écoles préservées de toute pesanteur hiérarchique en leur sein.

En appelant aujourd’hui à ce rassemblement académique devant le Rectorat, le SNUipp/FSU assume ses responsabilités de premier syndicat des écoles qui considère ce dossier comme essentiel mais aussi très révélateur des méthodes d’une violence inouïe employées par le Ministre et ses acolytes.

Un Ministre qui a imposé un protocole d’accord dont presque personne ne voulait, un Ministre qui va au bout de sa logique en essayant d’imposer la création d’EPEP …

Un Ministre aujourd’hui tout seul, dont l’unique allié au sein du Conseil Supérieur de l’Éducation est le représentant du MEDEF … Mais un Ministre qui continue quand même, bien décidé jusqu’au bout à porter le plus de mauvais coups possibles …

Il lui faut, dans cette entreprise de casse généralisée, soumettre ceux qui résistent, sanctionner pour l’exemple, pour faire peur. Et donc trouver des prétextes. L’enquête 19, la magnifique formule « absence de service fait » font partie de la panoplie.

La punition qui consiste à prélever 1/30e du salaire est injuste, injustifiable, elle heurte et choque profondément ceux qui la subissent mais plus largement aussi la profession.

Certains Inspecteurs d’Académie et Recteurs ailleurs en France, et sûrement un peu moins partisans, n’ont pas voulu y recourir …

Mais le Recteur d’Orléans-Tours a choisi elle de coller à la ligne ministérielle. La délégation qui va être reçue lui dira qu’il est encore temps de renoncer, lui dira aussi que nous continuerons à agir pour revenir sur ces sanctions.

La délégation lui dira aussi que les directeurs veulent être respectés et reconnus. Qu’ils veulent du temps et une revalorisation indiciaire de leur fonction. Que les emplois de vie scolaire dont le contrat s’achèvera le 30 juin ne sont pas la bonne réponse à la demande de postes de secrétariat et que l’équipe enseignante a besoin aussi de temps pour améliorer la cohérence pédagogique de l’école.

Nous dirons donc à nos interlocuteurs que le dossier de la Direction d’École non seulement n’est pas clos mais qu’il doit être de toute urgence traité dans des conditions de dialogue digne de ce nom.

Un dialogue qui ne peut évidemment pas s’engager quand des milliers de collègues sont sanctionnés.

Si la raison ne l’emporte pas très vite, nous le savons tous ici, les risques sont importants de voir de nombreux collègues rendre leur tablier, totalement dégoûtés et écœurés.

Mais d’ores et déjà nous pouvons, nous devons, prendre quelques engagements pour la suite.

Le SNUipp propose que, dans chaque département et dans les toutes prochaines semaines, se tiennent des conférences de presse rassemblant les collègues sanctionnés et cela pour servir de relais à notre rassemblement d’aujourd’hui.

Nous pensons aussi qu’il est temps de s’interroger sur les formes d’une amplification de l’action dite de « grève administrative », de continuer aussi à solliciter les élus pour qu’ils fassent pression sur l’irresponsable du Ministère.

En résumé, tout faire pour que les sanctions soient levées et que le dossier de la direction d’école soit discuté avec la profession. Le SNUipp s’y engage et y appelle tous ses collègues.

Pour finir et pour sourire un peu. La délégation va remettre à ses interlocuteurs, en ce jour de St-Valentin et parce que nous ne sommes pas des brutes, un joli petit cœur en baudruche. Ne vous inquiétez pas. Ce ne sera pas une déclaration d’amour à Madame le Recteur mais bien à l’École…

 L’AUDIENCE

 La délégation était composée de : Virginie Grospart (41),Jean-Christophe Rétho (28), Laurent Rabier (45), Raphaël Tripon (36), Sylvie Lenoble (37), Stéphane Ricordeau (41)

Elle a été reçue par M. Courseau (directeur de cabinet) et Mme Coster (secrétaire générale adjointe, DRH).

A la question posée d’emblée par la délégation, à savoir « Avez-vous quelques consignes ou éléments donnés par Madame le Recteur pour nous répondre ? », la réponse a été « Non, simplement de vous recevoir, de vous écouter et de transmettre ».

Une audience donc lancée sur d’excellentes bases et qui a ressemblé, durant sa majeure partie, à un dialogue de sourds.

N’ayant aucune envie, mais étant bien incapable aussi, de nous répondre sur le terrain du respect, de la prise en compte du travail effectué, des responsabilités, de l’engagement professionnel et du fonctionnement de l’école, nos hôtes ont tout fait pour rester sur le strict terrain de la Loi, de la définition de « l’absence de service fait » et sur ses conséquences.

Nous leur avons pourtant démontré qu’avec ce Ministre (et son relais rectoral) nous n’avions que des devoirs et lui tous les droits ; y compris le droit pour le Ministre de s’asseoir dessus.

Comme par exemple ne pas respecter, sur bien des points, le « protocole d’accord » sur la direction d’école, comme par exemple ne pas respecter le droit en matière d’ISSR, de formation continue… comme par exemple passer outre l’avis unanime du CSE pour la constitution d’EPEP.

Des centaines de pétitions de soutien ont été remises ainsi que quelques documents rédigés par des collègues directeurs montrant leurs emplois du temps qui mériteraient plusieurs 30e supplémentaires !

Nous avons aussi essayé de leur faire mesurer l’état d’esprit de la profession très meurtrie par l’autoritarisme et la brutalité du Ministre, de leur dire que le risque était grand de dégoûter à jamais de nombreux directeurs et de fragiliser l’école.

Nous avons également souligné auprès d’eux qu’il n’était pas trop tard pour retrouver la raison, pour un peu apaiser les tensions en abandonnant les sanctions.

Nos interlocuteurs se sont engagés à transmettre à Mme le Recteur en lui rapportant fidèlement le ton et le contenu de nos propos.

 

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