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SNUipp-FSU 28 | Eure-et-Loir

15 mars 2007

LES INFOS DE LA SEMAINE 11

  1) La réunion de la semaine

C.A.P.D.

La CAPD qui s’est réunie jeudi après-midi a traité de la liste d’aptitude aux fonctions de directeur 2 classes et plus, des départs en stage CAPA-SH, des promotions à la hors classe des PE (en l’absence de connaissance des contingents, seule une liste classante a été établie).

Elle a en outre adopté la circulaire du mouvement.
Tous les résultats et les commentaires en pièce jointe.

  2) La date à retenir de la semaine

PERMUTATIONS INFORMATISÉES

Les résultats devraient être connus le 23 mars. Nous informerons en priorité les collègues qui obtiendront une mutation.

  3) Le gros mensonge de la semaine

Le Pythagore de la rue de grenelle encore pris en flagrant délit !!

Contrairement à ce que laisse croire le Ministre, les enseignants ne bénéficieront pas d’un traitement de faveur en matière salariale. La déception sera forte : les 280 000 enseignants des écoles maternelles et élémentaires ne bénéficient d’aucune amélioration salariale ou d’aucune possibilité supplémentaire de promotion.

La seule mesure, une augmentation de 15 € par mois, concerne l’indemnité de direction. Le Ministre cherche sans doute à répondre aux directeurs et directrices d’école qui poursuivent la grève administrative. Il reconnaît ainsi le bien fondé de leurs revendications et de leur action. Les sanctions financières dont ils sont victimes sont d’autant plus injustes. Le SNUipp demande leur abandon immédiat.

Pour autant, il ne répond toujours pas à la demande de temps supplémentaire pour assurer les multiples tâches liées à la direction et au fonctionnement de l’école. Il laisse sans réponse la nécessité de l’aide administrative : les 30 000 EVS recrutés en cours d’année verront leurs contrats s’achever en juin 2007 et aucune décision n’est prévue pour la rentrée 2007.

Les mesures annoncées que le ministère lie aux 5 000 suppressions de postes ne permettent pas de rétablir le pouvoir d’achat des enseignants qui a baissé de 5% depuis 2000 et de débloquer les carrières. Une fois de plus, le Ministre cherche à tromper l’opinion et les enseignants sur ce qu’il fait pour l’école et les enseignants.

Le SNUipp appelle les enseignants des écoles à participer aux initiatives qui se déroulent dans le cadre de la semaine d’action du 19 au 25 mars.

  4) La déception de la semaine(pour certains)

RECRUTEMENT ETRANGER (A.E.F.E )

Les résultats des recrutements sur les postes dans les établissements français de l’étranger gérés par l’Agence de l’Enseignement Français à l’Étranger (A.E.F.E) sont désormais connus : dans notre département aucun collègue n’est retenu.

  5) L’info de la semaine

Présidentielle : le syndicat des inspecteurs d’académie interpelle les candidats

Le SIA (syndicat des inspecteurs d’académie) vient d’adresser une lettre aux candidats à la présidentielle, assorti d’un questionnaire. Dans ce courrier, les auteurs constatent que l’école, “dont la réussite était un exemple au niveau international et qui avait permis de faire fonctionner dans d’excellentes conditions la promotion sociale au mérite (…), stagne aujourd’hui, et [que] les valeurs qu’elle défend ne sont plus reconnues par un certain nombre de jeunes”.
Le syndicat soumet ainsi un questionnaire aux candidats pour leur demander quelle politique ils comptent mettre en œuvre pour réformer le système éducatif. Il porte sur six points : les valeurs et les principes de la République, l’organisation du système éducatif, les savoirs, savoir-faire et savoir être, l’élève de la maternelle à l’université, les choix et enjeux de société, l’évolution de la fonction publique.

TAUX D’ENCADREMENT

Le SIA demande notamment aux candidats s’ils comptent prendre des mesures pour assurer l’égalité entre les élèves, comment ils vont gérer le dossier des élèves sans papiers ou encore s’ils envisagent de faire évoluer la durée de l’obligation scolaire de 6 à 16 ans. S’agissant de l’organisation du système éducatif, le syndicat veut connaître la position des candidats sur la répartition des compétences entre l’État et les collectivités locales en matière d’orientation ou de gestion des enseignants du second degré.

Le syndicat demande aux candidats si le taux d’encadrement leur paraît suffisant : l’administration de l’Éducation nationale compterait moins de 4 000 personnes pour près d’un million d’agents et plus de 13 millions d’élèves et d’étudiants. Il les interroge également sur la création d’établissements publics locaux pour gérer les écoles d’une circonscription du premier degré ou d’un canton, et sur la possibilité d’être employeurs pour les collèges et les lycées.

ENSEIGNANTS
Le syndicat questionne également les candidats sur les finalités de l’école maternelle : doit-elle scolariser les enfants de 2 ans, doit-elle commencer à enseigner la lecture ? À propos de l’école primaire, le SIA leur demande quelles mesures ils comptent prendre pour les élèves en retard et si le futur ministre de l’Éducation doit s’engager dans le débat sur les méthodes de lecture. Au collège, le syndicat cherche à savoir s’il faut remettre en cause la carte scolaire, favoriser ou limiter le redoublement, ou développer la formation professionnelle.

Les inspecteurs s’intéressent aussi à la formation des enseignants et posent la question suivante : “Pensez-vous qu’il faut maintenir les IUFM intégrés à l’université ou créer des ENS (écoles normales supérieures) régionales sur le modèle des établissements d’excellence que sont nos deux ENS ?”. Ils soulèvent également la question de la bivalence et de l’articulation entre pédagogie et connaissances théoriques.

Enfin, ils demandent aux candidats s’ils envisagent de regrouper les enseignants, les personnels de direction, les personnels d’inspection et les personnels d’administration de l’Éducation nationale dans une “4e fonction publique”. La reconnaissance et la carrière des inspecteurs d’académie font également l’objet d’une question.

  6) Le scoop de la semaine

LE MINISTRE REINVENTE L’EAU CHAUDE !

Après la lecture, la grammaire, le calcul, le Ministre découvre le « vocabulaire » ! Toujours avec la même vision réductrice du métier d’enseignant et la même conception simpliste des apprentissages. Comme M. Jourdain découvrait qu’il faisait de la prose, Monsieur de Robien découvre que le vocabulaire nécessite un travail « spécifique », que son apprentissage doit être « méthodique » et « progressif » !

Le Ministre ignore-t-il que les programmes de 2002 comportent un chapitre intitulé : structurer et augmenter le vocabulaire disponible ?

C’est d’abord de formation et de temps pour mieux organiser les ateliers de travail en groupe, que l’école a besoin pour que les élèves progressent. Ce ne sont pas avec des leçons de mots que l’on permettra à l’école de réduire les inégalités des élèves.

Le Ministre envisage de modifier les programmes de l’école élémentaire et maternelle. Les dernières modifications de programme ont toujours fait l’objet de large consultation avec les formateurs et les professionnels qui les mettent en œuvre.

Le SNUipp demande au Ministre de suspendre les modifications envisagées.

Comment peut-on, à la veille d’échéance électorale, modifier des textes aussi importants pour l’exercice du métier d’enseignant ?

Face à ces mesures dérisoires, c’est d’une autre politique dont l’école a besoin en matière de moyens et de formation.

Ce qui semble manquer à M. de Robien, ce sont bien quelques mots de vocabulaire et quelques règles élémentaires de calcul.

Il ne connaît ni le mot « respect », ni le mot « dignité ».

De plus, est-il encore nécessaire de rappeler qu’en matière de calcul, « indemnité+indemnité » n’ont jamais fait « points d’indices » ?

Alors, définitivement, NON ! Ce n’est pas en multipliant ses déclarations par deux, que le Ministre de l’Éducation Nationale retrouvera la confiance des enseignants.

 

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