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9 novembre 2007

Suppression du samedi matin : Ouverture des discussions | GREVE le 20

Le SNUipp-FSU a dénoncé l’absence de concertation qui a prévalu à l’annonce de la suppression du samedi matin et exigé l’ouverture de discussions.

Le Ministre a finalement décidé de répondre à notre demande en ouvrant des discussions à partir d’un protocole d’ouverture de discussions.

Celles-ci débuteront fin novembre. Le SNUipp y participera. Il appelle les personnels à débattre et peser dans les discussions pour faire prendre en compte les questions liées à la réussite des élèves et à la charge de travail des enseignants.

Dans ce protocole, l’affichage du principe « plus de maîtres que de classes », « le rôle plus important de la maternelle », « le renforcement des moyens là où le besoin d’école est le plus fort », « le maintien des dispositifs actuels d’aide et de soutien aux élèves en difficulté » appellent une toute autre politique budgétaire.

Cette exigence sera au cœur des raisons pour lesquelles le SNUipp appelle à faire du 20 novembre une puissante journée de grève.


Paris, le 08 novembre 2007

Gilles MOINDROT

Secrétaire Général

À

Monsieur Xavier DARCOS

Ministre de l’Education Nationale

110 rue de Grenelle

75357 PARIS 07 SP

Monsieur le Ministre,

Vous avez décidé de supprimer les cours du samedi matin. Cette mesure aura des conséquences importantes pour l’organisation de l’école.

Nous avions demandé d’ouvrir rapidement des négociations sur cette mesure et ses conséquences.

A la suite de la réunion du jeudi 08 novembre, le SNUipp participera aux discussions engagées sur les principes du protocole de discussion annexé.

Il réaffirmera toutes ses propositions en faveur de la transformation de l’école et des conditions d’exercice du métier.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de nos sentiments respectueux.

Gilles MOINDROT


Protocole de discussion

entre le

Ministère de l’Education nationale

le

Syndicat National Unitaire des Instituteurs, Professeurs des Ecoles et PEGC

et la

Fédération des Syndicats Généraux de l’Education Nationale

et de la Recherche Publique-CFDT

L’École primaire est la clé du succès de la poursuite d’études jusqu’à l’insertion dans la vie active. C’est à juste titre que les français y sont attachés. Les données les plus récentes font apparaître que l’école ne parvient pas à faire réussir tous les élèves.

La lutte contre l’échec scolaire apparaît donc comme une priorité, qui doit rencontrer un large consensus de tous les acteurs.

Dans cette perspective, un groupe de travail placé auprès du DGESCO a déjà fait des propositions communes pour l’école maternelle. La décision de supprimer les cours le samedi matin a ouvert un nouveau champ de réflexion sur le temps scolaire qui doit s’inscrire dans la problématique générale de réussite de tous les élèves.

Le SNUIPP, le Sgen-CFDT et le ministre de l’Education nationale décident d’engager des discussions en s’appuyant sur les principes suivants :

• L’école maternelle joue un rôle important qui doit être conforté dans la socialisation, et la scolarisation des élèves comme dans la prévention des difficultés scolaires.

• Le traitement de la difficulté scolaire, notamment les 15% d’élèves en très grande difficulté, est une priorité de l’école élémentaire. Les moyens doivent être renforcés là où le besoin d’école est le plus fort.

• Dans les écoles où la difficulté scolaire est la plus récurrente, le principe « plus de maîtres que de classes »pourra être retenu et la relation aux familles renforcée.

• L’école est le lieu pertinent d’organisation des pratiques reposant notamment sur la liberté pédagogique, l’autonomie et la responsabilité des équipes et l’évaluation des élèves.

Sur le fondement de ces principes, les syndicats et le ministre de l’Education nationale conviennent d’un programme de travail portant sur le réinvestissement des heures libérées par la suppression des heures de cours du samedi matin. Avec la 27e heure déjà consacrée à la concertation et à la formation, ce sont 108 heures qui sont rendues disponibles dans l’année.

Le travail lancé en commun concernera :

• Le principe d’utilisation de ces heures et les modes possibles d’organisation de la semaine qui en découleront.

• Les modalités d’organisation et de répartition de ces heures, afin de renforcer le travail en équipe et la formation des enseignants et leur articulation avec les dispositifs actuels d’aide aux élèves en difficulté et de formation continue des enseignants.

Le dispositif sera mis en place à la rentrée 2008. Le calendrier de ces discussions s’établit de la façon suivante :

  • Novembre/ décembre : discussions et élaboration d’un document réalisé à partir de ces discussions.
  • Janvier : finalisation des mesures et élaboration des textes réglementaires et le cas échéant des directives pédagogiques nécessaires.

Paris, le jeudi 08 novembre 2007

 

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