www.snuipp.fr

SNUipp-FSU 28 | Eure-et-Loir

Vous êtes actuellement : CAPD  / Résultats 07-08 

fontsizeup fontsizedown Enregistrer au format PDF impression
19 novembre 2007

CAPD du 19 novembre - Compte rendu

Cette CAPD s’est tenu dans un contexte particulier : A la veille d’une grève importante et massive dans l’Éducation Nationale et la fonction publique, certaines des revendications peuvent trouver leur illustration dans les points à l’ordre du jour. Dans le cadre de l’ouverture des discussions sur un nouvel horizon pour l’école primaire.

En préalable, nous avons lu une déclaration qui n’a suscité aucun commentaire de la part de l’Inspecteur d’Académie !!!

  FORMATION CONTINUE

Retour en arrière : cette année, nous revenons à des pratiques qui avaient disparurent dans notre département : du fait des contingences en terme de cycle nécessaire à la formation initiale, certains collègues (enseignants en cycle 3) n’ont pu être retenus alors que leur barème été suffisant et il est très probable qu’il faudra avoir recours à des maîtres surnuméraires en cycle 1.

Nous avons souligné l’intérêt de la profession pour la formation continue, intérêt marqué par le nombre important de collègues ayant postulé pour un stage (380 candidats et 662 vœux).

Nous avons dénoncé la diminution de l’offre de formation, les contraintes liées à la formation initiale et le fait que les collègues de l’ASH ne puissent pas postuler sur un stage.

L’IA nous a répondu qu’il serait vigilant lors du conseil de formation pour que l’offre montre un équilibre entre les différents cycles. Concernant les collègues de l’ASH, il envisage la mise en place de sessions particulières remplacées par des TR ! Nous réclamons cette formation depuis 3 ans, et depuis 3 ans la réponse est identique : « trop cher et pas assez de TR ! »

  PROMOTIONS :

À l’occasion de cette CAPD, les délégués du personnel du SNUipp ont rappelé la position du syndicat sur l’avancement, c’est à dire la vitesse la plus rapide pour tous, qui mettrait fin aux inégalités de traitement dans le déroulement des carrières.

Nous avons en outre vivement contesté le principe de l’administration qui écarte des promotions au grand choix et au choix des collègues qui se trouvent actuellement en congé (CLD, CLM) et postes adaptés.

Par ailleurs, nous avons souligné la difficulté qui survient pour les jeunes collègues issus du CRPE et qui aujourd’hui sont promouvables aux 7e, 8e et 9e échelon du corps et qui se trouvent en « concurrence » avec les instits intégrés dans le corps des PE.

Pour eux, la promotion à la vitesse la plus rapide est quasi inenvisageable. Au-delà de cette conséquence immédiate, ce sont les promotions de tous les PE issus du CRPE qui risquent dans les 10 ans à venir d’être ralenties.

La meilleure réponse pour résoudre ce problème reste bien la promotion de tous à la vitesse la plus rapide.

C’est la 3e année que cet effet « entonnoir » se fait sentir et il ne fera qu’amplifier dans les années à venir si rien n’est fait.

Au moment de la création du corps des PE, seul le SNUipp avait dénoncé cette injustice et avait refusé de signer le protocole. Malheureusement ce que nous avions dénoncé se produit bien.

  AUTRES INTERVENTIONS :

Psychologues scolaires :

Suite à l’appel à candidature 1 poste a été pourvu, celui de Voves. Les deux autres postes implantés sur Dreux restent donc vacants.

Nous avons donc demandé à l’IA quelles mesures il comptait prendre pour couvrir ces secteurs.

Il nous a répondu qu’il en appelait à la solidarité entre collègues et au partage des tâches, laissant entrevoir un redécoupage des secteurs dans les mesures de carte à venir.

Il n’en demeure pas moins que la somme de dossiers sur les secteurs couverts ne permet pas aux collègues de prendre en charge ceux des secteurs vacants.

Nous demandons à ce que l’offre de départ en stage soit plus importante. La question du coût ne peut être un argument pour l’aide à la scolarisation des élèves handicapés et en difficultés.

L’IA nous a indiqué que la formation de Psychologue coûtait deux fois plus que celle d’un stage CAPA-SH et qu’il ferait des choix (d’ores et déjà aucun départ prévu en stage de directeur d’établissement spécialisé).

Demandes d’autorisation d’absence :

Nous sommes intervenus sur le traitement différent de ces demandes d’une circonscription à l’autre, d’un moment de l’année à l’autre et des disparités que cela entraîne.

L’IA nous a répondu que deux types d’autorisations d’absences existaient, qu’une harmonisation départementale est souhaitable mais pas une uniformisation.

On peut donc souhaiter que certaines situations trouvent une issue individualisée, en cas de problème, n’hésitez pas à nous contacter.

Viaduc du 9 mai :

L’IA nous a informé qu’il arrêterait lui même les dates de récupération pour les écoles qui en feront la demande. Il précise que ces dates devront être alignées avec le collège du secteur. Un avis des collectivités territoriales étant un préalable à une réponse de l’IA.

Livret de compétences :

Il sera expérimenté sur le secteur de Châteaudun, l’IA n’était pas à même de nous donner les modalités pratique de cette mise en œuvre, il paraissait découvrir le document en même temps que nous mettant en avant leurs jolies couvertures couleur …


  Déclaration SNUipp-FSU

à la CAPD du 19 novembre 2007

Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

Cette CAPD se tient dans un contexte particulier :

Ø à la veille d’une grève importante et massive dans l’Éducation Nationale et la fonction publique, dont certaines des revendications peuvent trouver leur illustration dans les points à l’ordre du jour,

Ø Dans le cadre de l’ouverture des discussions sur un nouvel horizon pour l’école primaire,

1) Promotions, salaires et pouvoir d’achat

Depuis deux ans déjà, et nous le vérifierons encore aujourd’hui, l’avancement des PE sortis des IUFM est freiné, voire bloqué à l’ancienneté à partir des 7e et 8e échelons, échelons d’intégration des instituteurs,

Infiniment peu de nos collègues enseignants partent en retraite en ayant atteint l’indice 783, indice terminal de la hors classe, qui demeure limité à un très petit nombre d’élus.

Pour le SNUipp, le système d’avancement actuel est injuste et inégalitaire. Il entraîne des différences de traitement considérables entre un collègue qui franchirait tous les échelons au grand choix et un autre qui n’avancerait qu’à l’ancienneté (55000 € d’écart sur l’ensemble de la carrière).

Il risque de s’accentuer avec la volonté de modifier l’évaluation des enseignants (qui demeure nécessaire) en y intégrant les résultats des élèves aux évaluations. Car quoi de plus subjectif et de plus inégalitaire : chaque élève est différent, chaque classe est différente, chaque école est différente.

Ce n’est pas un avancement de carrière au profil dont nous avons besoin.

Nous revendiquons la disparition de la hors classe et la création d’une classe unique à l’indice terminal 783 avec une progression de carrière identique pour tous au rythme le plus rapide.

Nous exigeons une augmentation générale des salaires pour tous, une augmentation du point d’indice (fonction publique), l’ouverture de négociations salariales et le rattrapage de la perte du pouvoir d’achat.

2) Formation des enseignants et évaluation

Si aujourd’hui, dans notre département, l’accès à la formation continue par candidature individuelle demeure possible, les propositions ministérielles peuvent nous inquiéter. Compte tenu des restrictions budgétaires dont la formation continue est l’objet, la priorité donnée par le ministère la formation professionnelle adaptée risque fort de se traduire par la disparition de l’offre de stage à candidature individuelle, cette dernière ayant fortement diminué suite aux modifications successives de la formation initiale.

Le départ en stage de formation dépend aussi du nombre de TR disponible. Au cours de l’année scolaire précédente deux stages n’ont pu avoir lieu suite au manque de moyens de remplacement. Espérons que cela ne se reproduise pas cette année.

Le budget 2008 en l’état a aggravé cette situation : 11 200 postes vont être supprimés dans l’Education Nationale. Comment faire plus et mieux avec moins ?

3) Définir un nouvel horizon pour l’école primaire

15% d’élèves en situation de grande difficulté à l’école élémentaire : ce chiffre est insupportable. Les enseignants des écoles travaillent à faire reculer l’échec scolaire. Le SNUipp considère qu’il est urgent d’engager une transformation de l’école qui vise à la réussite de tous les élèves. Il formule de multiples propositions en ce sens.

L’ensemble des propositions ministérielles, en l’état, apparaissent comme peu crédibles par rapport à l’objectif affiché de diviser par 3 le nombre d’élèves en grande difficulté à l’issue de l’école élémentaire.

L’annonce de la mise en place du principe « plus de maîtres que de classes », de la volonté de « donner à l’école maternelle un programme qui respecte mieux sa spécificité pédagogique » ou de « la refonte du dispositif d’évaluation des élèves » qui est actuellement marqué par la confusion correspond à certaines de nos revendications.

En revanche la notion de priorité absolue à l’apprentissage de la langue française ne risque-t-elle pas de se traduire par la diminution de l’enseignement des mathématiques, des sciences, de l’éducation artistique, de l’EPS, de l’histoire – géographie ? La définition de temps d’accompagnement éducatif ne risque-t-elle pas d’exclure du temps scolaire certaines matières et la prise en compte des difficultés scolaires ? L’absence de référence aux RASED, à la formation continue et aux dispositifs de classe passerelle et de scolarisation de moins de trois ans est inquiétante.

4) NON à Base Elèves

Le ministère de l’Education Nationale a décidé la généralisation de la mise en place du fichier Base Elèves.

Les réactions des enseignants et des citoyens ont amené le ministre à retirer les champs concernant la nationalité, la date d’entrée sur le territoire et la langue parlée à la maison.

Le syndicat de la magistrature lui-même s’est exprimé contre cette application.

Mais d’autres champs posent problème notamment sur la confidentialité. La CNIL en 2005 a clairement affirmé que l’identité des enfants aidés par le RASED ne devait être connue que du directeur d’école, des enseignants de l’école, des parents de l’enfant et des personnels RASED. Le SNUipp-FSU s’oppose à l’idée de « traçabilité » du sujet. Celui-ci ne doit pas être surdéterminé par son parcours scolaire, dont on sait bien que la linéarité n’est pas obligatoirement un gage de réussite sociale et personnelle. La restriction des libertés privées est contraire aux principes républicains et le fichage des enfants ou des familles rencontre notre plus vive opposition.

Le temps nécessaire à la saisie des données est immense et les heures dégagées ne correspondent pas aux besoins.

Enfin et c’est une question centrale pour nous, l’externalisation des données pose évidemment des problèmes de sécurité et ce ne sont pas les mesures annoncées qui nous garantissent l’inviolabilité du système. De plus, il fait porter sur les seuls directeurs une responsabilité énorme.

En Eure-et-Loir et partout en France des enseignants, des conseils d’école, des parents, des élus, des municipalités, des citoyens prennent position contre Base Elèves.

Le SNUipp-FSU 28 est favorable à la modernisation des outils de gestion de l’école et demande que chacune soit dotée d’une base de données interne, identique et compatible, dont elle aura la responsabilité des extractions.

 

430 visiteurs en ce moment

*Top

SNUipp-FSU.28- 3 rue Louis Blériot - 28300 CHAMPHOL

tel : 02.37.21.15.32 / Fax : 09.72.47.25.65 Email : snu28@snuipp.fr

Mentions légales


©Copyright 2006 - SNUipp-FSU 28 | Eure-et-Loir, tous droits réservés.

Afficher SNUipp-FSU 28 sur une carte plus grande