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10 décembre 2007

CDEN 6 décembre

  Déclaration FSU

Monsieur le Préfet, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, Monsieur le Président du Conseil Général, Mesdames et Messieurs les membres du CDEN.

Cette rentrée scolaire est marquée par les difficultés et les carences malheureusement devenues habituelles. Cette assemblée les a souvent dénoncées et a émis des vœux pour que le département bénéficie de moyens en postes et en personnels statutaires permettant de répondre aux besoins que nous avions identifiés ensemble. Mais hélas, des choix politiques de rigueur budgétaire entraînant des réductions de moyens pour l’Education Nationale ont contraint l’Inspecteur d’Académie et ses services à gérer la pénurie.

Le fait marquant de cette rentrée, est que notre département est victime de la double peine. Dans le contexte de pénurie que je viens d’évoquer, les dotations que nous avions reçues sur la base des prévisions étaient déjà insuffisantes et nous pénalisaient une première fois. Au vu des constats (465 élèves de plus prévus dans les écoles pour un constat de 548 : différentiel + 83 et dans les collèges une prévision de moins 274 élèves pour un constat de moins 144 : différentiel + 130), nous sommes donc pénalisés une deuxième fois. La logique qui conduit à une telle situation n’est pas acceptable.

A l’avenir notre département doit être mieux considéré. Ceci d’autant plus que nous pouvons observer une hausse des effectifs dans 2/3 des écoles à cette rentrée, ce qui prouve que nous sommes devant un phénomène d’ensemble.

Dans le premier degré, nous devons tirer les leçons de l’histoire. Sur la période 99-2002 nous avons perdu 1695 élèves et 45 postes (1 poste pour 37 élèves de moins) et sur les 5 rentrées suivantes nous avons gagné 1646 élèves et 22 postes (1 pour 75 élèves de plus). Moralité : les postes perdus par la baisse démographique ne sont pas récupérés par la hausse des effectifs, ce qui explique nos difficultés persistantes au fil des ans.

L’école maternelle, l’école rurale, l’éducation prioritaire, le remplacement, la direction et le fonctionnement de l’école, l’enseignement spécialisé, l’accueil et la scolarisation des enfants handicapés sont autant de sujets de préoccupations et nous sommes toujours confrontés au manque de moyens malgré une politique départementale volontariste dans certains de ces domaines. L’année prochaine, avec 700 élèves en plus dans ses écoles, L’Eure-et-Loir doit recevoir une dotation qui correspond aux vrais besoins afin d’avancer dans la réalisation de notre objectif. Nous voulons la réussite de tous nos élèves, l’acquisition par tous d’une culture commune de haut niveau qui ne saurait se confondre avec « un socle commun rabougri » synonyme de « SMIC culturel ».

A ces préoccupations, s’ajoute notre opposition face à la volonté de mettre en place dans les écoles la base de données externe « Base élèves ». La logique de ce dispositif ainsi que les dysfonctionnements constatés nous ont conduits à nous opposer à sa généralisation. Il est à noter qu’un dispositif similaire devait être mis en place par exemple en Grande Bretagne. Or ce pays vient d’en décider l’abandon.

Dans les collèges, l’évolution générale des effectifs est à la hausse. Moins de la moitié des établissements perdent des effectifs et au vu de la progression dans le primaire, ce nombre va encore diminuer. Ceci nous amène à penser que l’année prochaine nous ne perdrons plus d’élèves dans ce département. Après une décennie de baisse d’effectifs et un lourd retrait de plus d’une centaine de postes, nombre injustifié au vu de nos spécificités, nous devons absolument revenir à une dotation positive pour la rentrée prochaine. Les restrictions budgétaires imposées ces dernières années ont transformé les « soi-disant choix pédagogiques » en de véritables sacrifices pédagogiques pour l’organisation des collèges. Comme si tout avait été fait pour saborder l’idée du collège unique qui pourtant est porteur d’une véritable ambition éducative.

Dans le document, la diminution du nombre d’élèves dans les lycées professionnels est évoquée. Cette tendance est le résultat de fermetures injustifiées de sections qui étaient pourtant des voies de réussite pour les élèves. Nous souhaitons d’ailleurs attirer l’attention sur la situation et l’avenir de l’enseignement professionnel. Les récentes « contre réformes » annoncées par notre ministre sans aucune concertation préalable sur l’enseignement professionnel sont inacceptables : le raccourcissement du Bac pro à 3 ans et la disparition de fait des BEP est une régression pour nos élèves et en particulier les élèves les plus en difficulté. Ceux-ci ne pourront s’engager dans un bac pro rendu plus difficile et seront livrés à l’apprentissage que le gouvernement cherche à promouvoir. Nous nous opposons à cette réforme.

A cette occasion nous alertons vivement sur la méthode du ministre qui consiste à mettre en avant ces décisions sans dialogue social en méprisant le travail des personnels et le rôle des usagers. (Modification de la semaine scolaire et réduction des horaires dans les écoles annoncées par voie de presse)

Aujourd’hui, nous considérons que le projet de budget 2008 avec la suppression programmée de 11200 postes dans l’Education Nationale est de nature à changer profondément les objectifs de l’école de demain. Nous ne pouvons nous y résoudre. Notre département ne peut pas continuer à subir tous ces mauvais coups. Avec les personnels et ses différents partenaires, la FSU continuera à mobiliser et à agir dans les semaines à venir comme elle l’a fait le 20 novembre dernier pour promouvoir d’autres choix et obtenir les moyens nécessaires à leur réalisation. D’ailleurs l’action permet des avancées puisque nous avons été entendus sur la perte de notre pouvoir d’achat, avec l’ouverture de négociation. Cette première étape nous conforte dans nos revendications globales et dans notre démarche.

Au-delà de l’ordre du jour, nous souhaiterions aborder dans les questions diverses deux sujets qui concernent les questions d’éducation dans le département : la sectorisation des collèges de l’agglomération chartraine et le rôle et la place du conseil général dans l’organisation des collèges.


  VŒU PRÉSENTÉ PAR LA FSU 28

Le CDEN réuni le 6 décembre 2007 à Chartres constate une nouvelle fois que de nombreux besoins ne sont pas couverts dans le Service Public d’Éducation. Les retards accumulés dans le département s’aggravent.

Le projet catastrophique de budget 2008 annonce de nouveaux retraits de moyens pour la rentrée prochaine. Et pourtant notre département connaît une hausse des effectifs sans précédent (stabilité dans les collèges et 700 élèves supplémentaires dans les écoles). Par conséquent, notre département doit bénéficier d’une dotation positive importante répondant à cette situation.

De ce fait, le CDEN s’adresse au gouvernement pour que son projet de budget insuffisant soit profondément modifié. Ainsi notre département pourra préparer la rentrée prochaine avec un peu plus de sérénité.

 

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