www.snuipp.fr

SNUipp-FSU 28 | Eure-et-Loir

Vous êtes actuellement : Actualités 

fontsizeup fontsizedown Enregistrer au format PDF impression
16 février 2008

Devoir de mémoire : en rester aux programmes

Confier à chaque enfant de CM2 la mémoire d’un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah, telle est le nouvelle injonction du Président de la République. Cette annonce a été prise sans consulter les professionnels de l’éducation, de la santé ou de l’histoire. Elle est peu adaptée au travail de mémoire en cycle 3 et pourrait avoir un effet contraire à l’objectif affiché.

Pour le SNUipp, en cherchant à individualiser « car rien n’est plus intime que le nom et le prénom d’une personne », le Président méconnaît gravement les risques psychologiques qu’une telle démarche pourrait entraîner : identification, rejet de cette identification, sentiment de culpabilité ou de responsabilité vis-à-vis du destin d’un enfant mort dans des conditions dramatiques.

La charge émotionnelle d’un enfant mort est très lourde à porter pour un enfant de 10 ou 11 ans, elle peut fragiliser des enfants en plein développement.

Le SNUipp déplore cette annonce. Il rappelle que « l’extermination des juifs et des tziganes par les nazis, crime contre l’humanité », fait partie des programmes du cycle 3. Pour le SNUipp, le travail de mémoire sur la Shoah est indispensable. C’est une question professionnelle qui doit être menée par chaque enseignant dans sa classe, avec précaution.
De manière générale, les programmes de l’école élémentaire et les activités pédagogiques ne doivent pas faire l’objet d’intrusions politiques ou d’annonces médiatiques effectuées dans la précipitation.

Le 15 février 2008

 

*Top
©Copyright 2006 - SNUipp-FSU 28 | Eure-et-Loir, tous droits réservés.