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11 mars 2008

Stages de remise à niveau, le point de vue du Secrétariat départemental du SNUipp.28

Répondant aux injonctions de Xavier DARCOS, des IA incitent déjà fortement des collègues à assurer des stages de remise à niveau pendant les prochaines vacances de Pâques. Celui d’Eure-et-Loir n’échappe pas à la règle et délègue cette mission à ses IEN qui s’y appliquent avec plus ou moins de zèle. Celui du Nord refuse d’organiser ces stages, en l’absence de tout texte réglementaire.

En Eure-et-Loir, lors de réunions de circonscriptions, les IEN demandent aux directeurs de relayer l’information auprès de leurs collègues pour qu’ils se déclarent volontaires, et de mettre en place le dispositif pour les congés de printemps.

Au-delà de l’effet d’annonce, du bricolage dans l’urgence, de l’absence de toute concertation avec les enseignants, les municipalités et les parents, c’est encore aux directeurs et aux équipes d’écoles d’avoir à gérer la mise en place d’un nouveau dispositif.

Cette mesure n’a aucun sens pour l’intérêt des élèves. Qui peut croire qu’en 15 heures les difficultés seront résolues même à 6 élèves maximum. (Tiens, on croyait que les effectifs n’étaient pas le problème !?). Et si les difficultés persistent, qui en portera la responsabilité ?
5 fois 3 heures de “classe” pendant les vacances de Printemps et début d’été, cela signifie que les enfants concernés vont enchaîner 20 semaines avec 1 seule semaine de repos (enchaînement de 13 ou 14 semaines de classes entre avril et juillet !!) …. Et les rythmes scolaires dans tout cela ? (Où en est la préconisation 7+2 ?)
Ce n’est pas de poudre aux yeux mais de postes dont nous avons besoin.

Au-delà, la mise en place de ces stages représente une mesure destinée à faire entrer la profession dans la spirale des heures supplémentaires, (non comptées pour la retraite !) au risque d’abandonner les légitimes revendications de hausse salariale et de diviser les équipes : Qu’irons-nous revendiquer comme augmentation pour tous si des collègues commencent à s’engouffrer dans chaque brèche que le gouvernement ouvre, à dessein ! D’un côté, les vertueux qui travailleront plus pour gagner plus et de l’autre, « les vilains fonctionnaires" qui font leurs heures, sans plus ? A quand la prime pour les méritants : et c’est déjà le projet, avec la rémunération au mérite ! Cela voudrait-il dire que les enseignants actuellement ne travaillent pas assez ?

Ce système existe déjà dans le second degré, et il ne profite qu’au gouvernement qui peut, ainsi, supprimer des postes, donc des classes, en les remplaçant par des heures supplémentaires.
Conséquences :
Un chantage aux revendications « ne venez pas réclamer des postes ou du salaire, vous avez des heures sup. »
Des conditions de travail toujours plus difficiles : des effectifs par classe forcément plus lourds
Une fatigue accumulée, un abandon de la qualité de l’enseignement pour les élèves.
Une division des équipes entre « ceux qui en font » et les autres. Y aura-t-il égalité de traitement si nous arrivons aux inspections/notations « au mérite » ?
Du travail supplémentaire pour tous les enseignants : bilans à faire avant le stage, comptes rendus et évaluations à faire après
Une vision de la pédagogie soumise aux raisons budgétaires : faire croire que 15 heures de soutien en dehors de la classe seront plus efficaces que de bonnes conditions de travail durant les 24 heures de classes hebdomadaires (système effectivement moins onéreux que de nous donner les moyens nécessaires)

Le SNUipp s’interroge fortement sur l’efficacité de ces « devoirs de vacances » qui ne peuvent en aucune façon résoudre les difficultés scolaires des élèves. Pour nous, la nécessité de faire réussir tous les élèves à l’école, passe par d’autres mesures (abaissement des effectifs, développement du travail en équipe, plus de maîtres que de classes…), qui nécessitent d’autres choix budgétaires.

OUI aux augmentations de salaires, NON au piège des heures supplémentaires !

Ceci est à mettre en lien avec la suppression des heures du samedi matin pour les élèves : le traitement de la difficulté se faisant en dehors du temps scolaire à moyens constants, voire réduits, le ministère aura beau jeu de balayer nos revendications (+ de maîtres que de classes, des Réseaux d’Aides au complet avec des personnels spécialisés formés, des effectifs plus légers, de la concertation, du travail en petits groupes…).
L’avenir des personnels de RASED n’en devient qu’encore plus fragile. Et là encore, que dire des rythmes imposés à nos élèves les plus fragiles, et de la stigmatisation créée par un traitement « à part » ?

Champhol, le 10 mars 2008
Le Secrétariat Départemental

 

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