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21 mars 2008

La CAPD du 20 mars

En préambule, les délégués du personnel du SNUipp ont tenu à faire une déclaration sur les différentes procédures en cours à venir. Vous la trouverez en fin d’article. A la fin de cette déclaration, nous sommes revenus sur la demande de l’IA de faire parvenir une liste de grévistes des écoles. L’Inspecteur d’Académie a reconnu que cette demande avait été formulée à tort par ses services, l’amalgame ayant été fait entre les collèges et les écoles (sic !).

  Un seul point à l’ordre du jour, les départs en stage CAPA-SH pour 2008-2009.

L’IA nous a présenté des modifications importantes concernant ces formations. Elles se feront sur la base d’une formation académique renforcée. En fonction du nombre de candidats que les contraintes budgétaires permettent à l’Académie d’envoyer en stage (et non pas des besoins !), chaque département s’est vu doté d’une enveloppe, qu’il répartit ensuite sur les différentes options.

Au regard des situations des départements de l’Académie, l’option D a été favorisée.

D’autre part, pour tenir compte des besoins de formation (34% sur le Loiret, 20% sur l’Eure-et-Loir et 14% sur l’Indre-et-Loire), il est envisagé de recentrer les lieux de formation.

Les formations D et E pourraient être délocalisées pour partie (2/3) à Orléans, en 4 regroupements de 2 semaines et pour partie en Eure-et-Loir (1/3), sous forme de visioconférence.

Les stages de juin seraient effectués dans le département d’origine.

Le dispositif n’a pas encore été validé, il doit être proposé par le recteur au Ministère.

Nous avons soulevé les difficultés que cela occasionnait pour les collègues qui postulaient dans un dispositif initial qui indiquait Tours comme lieu de formation.

L’IA a chargé les IEN de contacter les collègues retenus afin de leur donner toutes les informations et il comprendrait que les modifications envisagées amènent des collègues à renoncer à la formation.

Nous l’avons aussi interrogé sur les demandes de dérogations sur Paris. La porte n’est pas fermée pour ces collègues.

Dans ce contexte, les collègues suivants ont été retenus par la CAPD :

Option D :

Barbosa Céline, Baudemont Delaunay Cécile, Brosse Delphine, Chanroux Stéphanie, Guérin Soizic, Landais Stéphanie, Muller Céline, Prevost Maryline, Renou Valérie, Vermeil Cécile.

Liste supplémentaire : Hérault Lucille. Nous avons demandé à ce que cette demande soit classée en liste principale, l’IA nous a dit qu’il ne le faisait pas, mais qu’il ferait tout pour que ce départ soit effectif.

Option E :

Cerveau Martine, Dumon Florence, Gerault-masfrand Isabelle.

Liste supplémentaire : Conan Isabelle, David Françoise.

Option F :

Le Cocguen Xavier.

Nous avons dénoncé le fait qu’aucune option G n’était retenue, alors qu’il y a actuellement 5 supports vacants et qu’il y avait 2 demandes. L’IA a simplement indiqué que la priorité de cette année était l’option D et que les départs en G seraient à étudier dans un plan à terme ( ??).

  Questions diverses :

Mouvement 2008 :

La confirmation des vœux doit parvenir dans les boîtes I-prof des 761 collègues ayant participé au premier temps de la première phase dans les jours à venir. Cette fiche doit être imprimée et retournée à l’IA pour validation. Faites-en une copie, c’est aussi elle qui servira aux modifications et ajouts éventuels du 2e temps de la première phase.

Les postes libérés par les collègues ayant obtenu leur changement de département devraient être ajoutés à la liste des postes vacants qui paraîtra après les opérations de carte scolaire.

Les collègues entrant dans le département pourront participer à la première phase entre le 4 et le 25 avril, via le serveur SIAM qui sera ré ouvert exclusivement pour eux.

Temps partiels :

Absence totale d’informations de la part du Ministère sur cette question. L’IA est donc dans l’impossibilité de savoir comment s’organiseront les services à la rentrée prochaine.

Classement ZEP des écoles Gambetta et H. Boucher :

L’inspecteur d’Académie, suite à notre nouvelle intervention à ce sujet, nous à indiquer qu’un CTP académique se déroulerait cette après midi et que ce point serait à l’ordre du jour. Il nous a aussi indiqué que le classement de ces écoles pourrait se faire à moyens constants pour l’académie, c’est-à-dire 2 écoles entrantes pour 2 sortantes. Pour le SNUipp cela n’est pas concevable, l’entrée en ZEP ne doit pas se faire au détriment d’autres écoles dont les besoins sont avérés.

Vos délégués du personnel : Patrick Théraud, Céline Prier, Xavier Picoul, Vincent Chevrollier, Hugues Villemade, Jean-Christophe Rétho


  Déclaration préalable à la CAPD du 20 mars 2008

Monsieur l’Inspecteur d’Académie

La politique éducative actuelle tourne le dos au besoin des écoles. Elle soulève de l’inquiétude et de la colère dans les écoles. La succession d’annonces et la multiplication de mesures (la modification des horaires suite à la suppression de deux heures de classes pour tous les élèves, la réécriture des programmes qui pourtant datait de moins de quatre ans, les stages de remise à niveau pendant les congés scolaires, l’annonce de la publication des évaluations école par école, le projet des EPEP…) remettent en cause profondément le système éducatif.

Contrairement aux transformations que le SNUipp appelle de ses vœux, cette politique renonce à faire réussir tous les élèves. C’est pourquoi, le SNUipp ne signera pas le relevé de conclusions.

Hier, dans le cadre d’une action nationale, nous étions devant l’Inspection Académique pour traduire la volonté des professionnels de l’école de dénoncer les remises en cause de l’efficacité de l’école et de ses enseignants à travers le rapport du HCE, l’exploitation médiatiques des évaluations internationales, les déclarations péremptoires sur les résultats catastrophiques de l’école.

La suppression des cours le samedi matin et des deux heures d’enseignement pour tous les élèves va bouleverser le fonctionnement des écoles en diminuant le temps des apprentissages. Cette mesure ne permettra pas d’agir efficacement contre l’échec scolaire.

Sa mise en place, opérationnelle pour la rentrée prochaine, n’est pas sans poser de nombreuses interrogations et craintes.

Cette mesure ne répond pas aux demandes d’augmentation du temps de concertation, elle va accroître les inégalités entre les élèves.

Pour le SNUipp, la réussite de tous les élèves qui est une préoccupation constante des enseignants passe par la mise en place, en tout premier lieu, d’aides individualisées au sein de la classe, avec les RASED qui doivent être renforcés et dans un fonctionnement avec plus de maîtres que de classes. Elle s’appuie sur l’hétérogénéité du groupe classe qui permet d’apprendre ensemble.

En parallèle, le SNUipp demande, des actions de formation pour tous et une augmentation du temps de concertation en équipe.

Cela favoriserait la réussite de tous, et plus particulièrement des élèves les plus en difficultés, sur le temps de classe.

À contrario, le dispositif des stages de remise à niveau pendant les vacances scolaires n’est pas approprié. Prétendre diviser par trois l’échec scolaire lourd par ces mesures n’est pas crédible. Cela l’est d’autant moins que les possibilités de départs en formation spécialisée des options E et G sont faibles ou inexistantes. D’autre part renvoyer le traitement de sa difficulté hors du temps scolaire pointera l’élève en échec, au risque de le stigmatiser davantage, sans lui permettre de donner plus de sens à ses apprentissages, ni de développer son autonomie. Enfin l’enfant qui rencontre des difficultés scolaires importantes en Français et en Mathématiques doit aussi pouvoir bénéficier, comme les autre enfants, d’une alternance raisonnable du temps scolaire et du temps de vacances.

Demain, la grande majorité de nos collègues se réunira dans leur école, dans le cadre de la consultation du projet de programme.

Élaboré dans le secret par on ne sait qui, il a été écrit sans prendre en compte l’expérience des professionnels et tourne le dos aux travaux des chercheurs de ces dernières décennies.

Alors que le temps de travail des élèves est diminué de deux heures, l’horaire d’EPS est augmenté d’une heure, les programmes en Mathématiques et en Français sont alourdis. Avec l’introduction de l’instruction morale et civique et de l’histoire des arts, les autres domaines ne pourront trouver suffisamment de place dans le peu de temps restant.

Ce projet privilégie les disciplines et évacue la transdisciplinarité.

Contrairement à la volonté affichée de respecter la liberté pédagogique, les progressions proposées induisent un enseignement frontal allant du simple au complexe, multipliant l’entraînement et la répétition au détriment des situations de découverte et d’action.

L’école maternelle française, reconnue partout pour sa qualité subit une transformation dramatique de ses finalités.

Si la consultation des collègues répond à une revendication du SNUipp, les conditions dans lesquelles elle a été mise en place nous font douter de la prise en compte de la voix des enseignants.

Afin que la transparence soit de mise, au moins au plan départemental, nous souhaitons que les synthèses nous soient communiquées.

Enfin et pour terminer dans un tout autre registre, le texte de cette déclaration comporte peut-être des fautes de frappes, mais en aucun cas des fautes de sens.

Nous tenons à rappeler solennellement que nous n’accepterons jamais que des listes de grévistes soient établies par l’Administration.

Si l’erreur d’intitulé du courrier électronique envoyé à toutes les écoles était crédible une première fois, sa répétition quelques semaines plus tard devient une faute grave.

Nous vous demandons, ici, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, un engagement à ce que de tels faits ne se reproduisent plus à l’avenir.

 

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