www.snuipp.fr

SNUipp-FSU 28 | Eure-et-Loir

Vous êtes actuellement : Actualités 

fontsizeup fontsizedown Enregistrer au format PDF impression
31 mars 2009

Stages de remise à niveau : Non, Non et Non

La réussite de tous les élèves est une préoccupation constante des enseignants. Cette réussite passe par la mise en place, en tout premier lieu, d’aides individualisées au sein de la classe, si nécessaire avec les RASED. Elle s’appuie sur l’hétérogénéité du groupe classe qui permet d’apprendre ensemble. Le SNUipp demande, pour permettre le travail en petits groupes « plus de maîtres que de classes », des équipes de RASED renforcées, des remplaçants en nombre suffisant, un allègement des effectifs par classe, des actions de formation, trois heures de concertation pour le travail en équipe. Cela favorise la réussite de tous, et plus particulièrement des élèves les plus en difficulté, sur le temps de classe.

A contrario, le dispositif des stages de remise à niveau pendant les vacances scolaires n’est pas approprié. Prétendre diviser par trois l’échec scolaire lourd par ces mesures n’est pas crédible. Cela l’est d’autant moins que les départs en formation spécialisée et des postes E et G sont supprimés dans certains départements. D’autre part renvoyer le traitement de sa difficulté hors du temps scolaire pointera l’élève en échec, au risque de le stigmatiser davantage, sans lui permettre de donner plus de sens à ses apprentissages, ni de développer son autonomie. Enfin l’enfant qui rencontre des difficultés scolaires doit aussi bénéficier de moments privilégiés sur le plan culturel et familial. Il a autant besoin de vacances que les autres enfants.

Investir 23,5 millions d’euros pour payer des heures supplémentaires, alors que l’école a besoin de créations importantes de postes, n’est pas acceptable. L’augmentation du pouvoir d’achat des enseignants ne doit pas passer par des mesures individuelles du type « travailler plus pour gagner

plus ».

Le SNUipp dénonce la surcharge de travail pour les directeurs d’école et les collègues de CM.

Le SNUipp appelle les enseignants à ne pas rentrer dans le dispositif.

 

__________________________________

Stages de remise à niveau : proposition d’argumentaire à l’intention des membres des conseils d’école et des parents d’élèves

 

 

Le Ministère de l’Education Nationale a annoncé sans aucune discussion ou concertation la mise en place des stages de remise à niveau pendant certaines périodes des congés scolaires pour les élèves de CM1 et CM 2 présentant des difficultés en français ou en mathématiques.

3 périodes de stage sont prévues dans l’année, d’une durée de 5 jours à raison de 3 heures par jour, durant les vacances de printemps, la première semaine de juillet et ou la dernière semaine des vacances d’été.

Le ministre estime que ces stages constituent un dispositif pertinent dans le traitement de la difficulté scolaire. Nous ne le pensons pas.

 

La réussite de tous les élèves est une préoccupation constante des enseignants.

L’aide aux élèves en difficulté doit se faire sur le temps scolaire, grâce à des dispositifs variés et l’intervention de personnels spécialisés. Cela renvoie au travail des enseignants et des équipes. Ce travail long et difficile doit être assuré dans le temps, sur toute la scolarité.

Renvoyer le traitement de la difficulté scolaire hors du temps de l’école pointera l’élève en échec, le stigmatisera davantage, sans donner plus de sens à ses apprentissages, ni développer son autonomie.

 

La réussite scolaire passe aussi par le respect des rythmes de vie chez l’enfant. L’alternance de 7 semaines de classes et de 2 semaines de congé est depuis longtemps préconisé par les chercheurs. Il Un élève en difficulté a autant besoin de vacances que les autres enfants. Il doit pouvoir bénéficier de moments privilégiés avec sa famille et d’ouvertures sur les activités culturelles et de loisir.

Le faire travailler plus ne signifie pas qu’il apprendra mieux.

 

Comme enseignants, nous avons des propositions concrètes. Répondre aux difficultés des élèves passe par :

- la réduction des effectifs par classe afin de mieux répondre aux besoins de chaque élève,

- l’organisation de séquences de travail en petits groupes et l’intervention de maîtres supplémentaires,

- des maîtres spécialisés intervenant dans les réseaux d’aide, des maîtres recrutés et formés et en nombre suffisant,

- le développement du travail en équipe pour les enseignants, le renforcement de la formation initiale et continue.

- Le remplacement des maîtres absents afin d’assurer la continuité des enseignements.

Nous souhaitons que les 23 millions d’euros dépensés pour ces stages soient utilisés pour répondre à toutes ces priorités.

Ces 23 M€ permettraient de créer près de 700 postes.

 

Pour toutes ces raisons, nous déplorons ce bricolage totalement improvisé.

Nous faisons le choix de ne pas entrer dans ce dispositif.

 

*Top
©Copyright 2006 - SNUipp-FSU 28 | Eure-et-Loir, tous droits réservés.