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29 mai 2008

Compte Rendu de l’audience du 27 mai avec l’Inspecteur d’Académie

Une délégation du SNUipp composée de Jean-Christophe Rétho et Jean Klein co-secrétaire départementaux du SNUipp accompagné de Hugues Villemade secrétaire départemental de la FSU, a été reçue par M. l’Inspecteur d’Académie et Mme Hueber-Mousset IENA mardi 27 mai.

 

Cette audience donnait suite à la déclaration effectuée lors de la CAPD du 19 mai, ainsi qu’aux questions diverses liées aux mesures que le ministère souhaite nous imposer pour la rentrée de septembre 2008.

 

 
Consultation concernant le projet de programmes

 


 Alors même que ce projet, rédigé dans le plus grand secret sans prendre en compte l’expérience des professionnels et tournant le dos aux travaux des chercheurs de ces dernières décennies, fait l’objet d’une seconde présentation et recueil un avis très défavorable de la part du CSE (conseil supérieur de l’éducation : instance consultative) ; nous n’avons reçu dans nos écoles aucun retour des synthèses des circonscriptions de notre département.

L’IA s’est donc engagé à nous transmettre une synthèse départementale de cette consultation.

 

 

 
Stages de remise à niveau

 


 Au moment ou la seconde phase pour cette année scolaire est lancée, nous demandons un bilan chiffré mais surtout qualitatif de cette mesure mise en œuvre de façon unilatérale par le ministère.

L’IA défend son bilan en nous indiquant que le nombre de stages et de « stagiaires » est conforme à l’objectif visé . 130 collègues (moins de 5 %…) ont participé à ces stages et 700 élèves y ont été inscrits.

Nous avons rappelé que ce dispositif ne répondait en rien aux besoins réels des élèves potentiellement concernés.

D’autre part, nous avons souligné que notre position était confortée par le rejet massif des collègues de ces stages.

 

 

 
Organisation de la semaine scolaire en 2008-2009

 


Toujours pas de consigne « officielle » du Ministère sur cette question. Seul un projet a amené l’IA à proposer un cadre départemental aux IEN, chargés de le répercuter aux écoles lors de réunions de directeurs(trices) qui ont lieu en ce moment.

Pour l’IA, l’organisation de la semaine doit être harmonisée sur le département afin d’éviter les rythmes différents d’une commune à l’autre voire d’une école à l’autre. Pour ce faire l’IA rencontrera les maires du département début juin.

Les élèves auront donc 24 heures d’enseignement par semaine. Il souhaite que ces 24 heures soient réparties sur 4 jours (lundi—mardi—jeudi—vendredi). Le samedi étant maintenant un jour sans classe pour toutes les écoles d’Eure-et-Loir.

 

Restent les 108 heures.

En effet, il est important de souligner que l’horaire de service des enseignants du 1er degré est toujours de 27 heures.

Ces 108 heures se décomposent comme suit :

18 h pour les animations pédagogiques (dont 6 h laissées aux écoles pour les évaluations CE1 et CM2)

6 h pour les conseils d’école

24 h pour les réunions de concertations de l’école (conseils de maîtres et conseils de cycles)

60 h pour le soutien aux élèves en difficultés (du cycle 1 au cycle 3)

 

 
Organisation de ces 60 heures.

Une partie de ces heures est réservée à l’organisation de ce soutien, l’autre correspondant à ce que l’IA appelle donc l’ « aide directe ».

L’aide directe devant pour lui être la partie la plus importante de ces 60 h.

Elles ne pourront pas avoir lieu le samedi matin, chaque école en fonction des spécificités locales choisira son organisation.

L’économie générale du dispositif devra être validé par l’IEN.

L’IA a tenu à préciser qu’il souhaite laisser la maîtrise de l’organisation au conseil des maîtres sous la responsabilité du directeur de l’école.

 

Le public scolaire concerné sera composé d’élèves signalés par les maîtres, pour lesquels ils auront rédigé un document « type PPRE » (difficultés ciblées, processus de remédiation détaillé, et calendrier des séquences précisé), PPRE qui devra être signé par les parents qui s’engageront à ce que leur enfant participe effectivement à ces séances de soutien.

 

Les collègues travaillant à temps partiel devront participer à toutes les réunions concernant la vie interne de l’école (les 48 heures de Conseils d’école, de maîtres, de cycle, ainsi qu’aux animations pédagogiques). Leur quotité de travail s’appliquant aux 108 heures, ceux qui sont à 50% n’auraient plus que 6 heures à assurer sur les 60 h réservées au soutien des élèves en difficulté, ceux à 75 %, 33 et ceux à 80 %, un peu plus de 21 h.

 

Les directeurs verraient de la même manière appliqué le taux de décharge à ces 108 h, ce temps ainsi dégagé leur permettant d’organiser le dispositif. Les directeurs des écoles de moins de 4 classes devraient cependant avoir également du temps sur ces heures pour qu’ils les organisent.

L’administration a prévu des documents d’aides à la mise en œuvre de ce dispositif, à l’attention des directeurs d’écoles.

 

La question des PEMF a été soulevée par le SNUipp.

En l’état, il semble que leur 33% de décharge (actuellement) se traduisent par une journée en dehors de leur classe (donc 1/2 journée de moins que jusqu’à maintenant).

Pour qu’ils puissent bénéficier de temps pour préparer leurs interventions auprès des stagiaires, ils seraient dispensés de la partie « soutien aux élèves en difficulté ».

 

Pour lesTRdeux cas de figures semblent se dessiner en fonction du type de remplacements effectués (courte ou longue durée) ;

- Remplacement de longue durée : le TR est intégré au dispositif de l’école où il effectue le remplacement.

- Remplacement de courte durée : dans son école de rattachement.

 

Le point des transports scolaires, sans être méconnu de l’IA, semble ne pas avoir été géré par l’administration. Pourtant, pour le SNUipp, concernant la partie « pratique » de cette organisation il est déterminant. Cela risque bien de rendre particulièrement difficile la mise en œuvre de ce dispositif dans une majorité d’écoles et de RPI de notre département.

 

Enfin, en guise de conclusion, qui pourtant est, selon le SNUipp 28, la clé de toute cette opération, nous n’avons pu que dénoncer l’instauration de ce système extrêmement compliqué pour répondre à des difficultés que les élèves vont rencontrer, en nombre encore plus important avec la mise en place des « nouveaux » programmes décidés par le Ministre.

Ce nouveaux programmes, exigeant beaucoup plus des enfants, dans un cadre horaire d’enseignement réduitde 2 heures par semaine.

 

Mais « ce n’était pas le débat… »

 

Hugues Villemade—Jean-Christophe Rétho—Jean Klein

 


 

 

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