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29 septembre 2008

Budget 2009 : une immense régression

Le projet de budget 2009 de l’Éducation nationale représente une rupture suite à la confirmation par le ministère de la suppression 6 000 dans le premier degré. En effet le projet de loi de finances 2009 prévoit 13.500 suppressions nettes de postes dans l’enseignement, dont 6.000 suppressions de postes d’enseignants dans le primaire et 7.500 dans le secondaire, selon la répartition détaillée vendredi par le ministère.

Cette annonce constitue une immense régression qui confirme le renoncement à une école publique au service de la réussite de tous, Le SNUipp demande solennellement au gouvernement de renoncer à ces suppressions de postes.

Car pour les enseignants, la suppression des postes serait comblée par différents points, détaillés lors d’un point de presse par le directeur de cabinet du ministre de l’Education Xavier Darcos.

  • Création de 500 postes en primaire pour l’ouverture de 500 classes, compte tendu de la hausse prévisionnelle de 16.000 écoliers à la rentrée 2009.
  • Réaffectation au sein du primaire de 3.000 maîtres spécialisés dans la difficulté scolaire ( maîtres “E” et “G”). Alors qu’ils faisaient de l’aide individuelle ou en petits groupes, ils se verront affecter une classe. C’est donc la suppression des RASED
  • Enseignants “mis à disposition” : 1.500 vont être remis devant élèves (500 en primaire, 1.000 en secondaire).
  • Suppression de 4.450 postes d’enseignants stagiaires, dont 3.000 en primaire, 1.000 dans le secondaire public et 450 dans le privé.

Derrière l’affichage mensonger de la création de 500 postes pour tenir compte de l’évolution démographique, ce sont bien des milliers d’enseignants qui vont manquer à la rentrée 2009 dans les écoles.

Des enseignants qui travaillent avec des petits groupes d’élèves en difficulté dans les RASED, des enseignants qui assurent les remplacements de congés maladie ou de maternité, en passant par les stagiaires qui apprennent leur futur métier, seront beaucoup moins nombreux.

Concernant les postes administratifs, 500 vont être supprimés dans l’administration centrale de l’Education nationale mais 500 créations sont prévues pour le personnel des futurs établissements publics de l’enseignement primaire (EPEP) qui regrouperont et géreront chacun plusieurs écoles primaires. EPEP qui font l’objet d’une proposition de loi, déposée jeudi par trois députés UMP, qui pourrait être examinée à partir de janvier au Parlement.
Ce nouveau projet est une nouvelle véritable provocation, le précédent avait été rejeté par l’ensemble des organisations syndicales, associatives et d’usagers du service public d’éducation.
Ce projet, si il voyait le jour, aurait des conséquences lourdes et modifierait complètement le fonctionnement actuel de l’école (voir le dossier EPEP
).

Après le « débrouillez-vous » sur les 60 H, la remise en cause de la maternelle, cette annonce constitue une immense régression qui confirme le renoncement à une école publique au service de la réussite de tous.

Ce projet budget représente une rupture. Elle permet sans contexte, d’attribuer la médaille d’or du mauvais ministre de l’éducation nationale à Xavier DARCOS.

Le SNUipp 28 demande solennellement au gouvernement de renoncer à ces suppressions de postes et à son projet d’EPEP. Il appelle les enseignants des écoles à participer massivement à la grève du 07 octobre et à la manifestation nationale du 19 octobre.

 

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