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13 octobre 2008

Le Recteur a (été ?) démissionné

Cassant, irritable, agressif, autoritaire, hautain supportant (très) mal la contradiction et usant d’un humour déplacé aux forts relents misogynes, voilà comment s’est comporté depuis son arrivée (1 an) le Recteur de l’Académie Orléans-Tours.

Mais dorénavant M. Ali Bencheneb est l’ex-recteur de cette Académie.

Il a en effet démissionné de ses fonctions mardi 7 en fin de matinée. Il sort par la petite porte et c’est amplement mérité !

Peu nous importe que la sortie lui ait été indiquée par le Ministère ou qu’il ait compris par lui-même qu’il ne pouvait rester en poste. Il est parti et ils seront certainement peu nombreux à le regretter.

Il est même permis de penser que les services du Rectorat vont un peu mieux respirer.

De cette lamentable histoire nous tirons une première conclusion. Dans une période où tout semble permis en matière d’autoritarisme grossier, où les bornes sont souvent franchies, il arrive que les personnels et leurs représentants imposent le respect.

Et qu’un Recteur, dont rappelons-le, le supérieur hiérarchique direct n’est autre que le Ministre, qu’un Recteur qui est nommé rappelons-le aussi, par le Conseil des Ministres, puisse sauter ! Qu’on se le dise.

Nous émettons aussi un souhait. Que le prochain Recteur soit une personne de dialogue avec qui il soit possible de débattre et d’argumenter, qui fasse preuve de respect pour les personnels.

Est-ce trop demander ?

Nous faisons paraître ci-dessous le Communiqué de Presse du SNICS-FSU (Syndicat National des Infirmières et Conseillères de Santé).

Suite à une demande d’audience des organisations syndicales de l’Académie, représentant les infirmier(e)s scolaires, Monsieur le Recteur a reçu le SNICS et le NIES UNSA le 1er octobre.
Nous avons rappelé : Le manque de concertation des infirmier(e)s de terrain et des représentantes syndicales sur la politique académique de santé avec le Rectorat,
  • nos missions infirmières à l’Éducation Nationale inscrites au BO de janvier 2001,
  • notre refus de pallier le manque de médecins en effectuant un bilan de santé infirmier alors que la loi stipule que chaque enfant entre 5 et 6 ans doit avoir une visite médicale,
  • notre refus d’effectuer des bilans de langage en grande section, ce travail relevant d’autres professionnels de l’Éducation Nationale notamment les réseaux d’aide, lesquels sont actuellement menacés de suppression.

Après un échange difficile du fait de l’incompréhension de l’administration quant à notre souci de maintenir une qualité de service de santé à l’école, mais néanmoins courtois, Monsieur le Recteur d’Académie d’Orléans-Tours, Chancelier des Universités, a fini par proférer une menace verbale et des insultes à l’égard d’une représentante syndicale du SNICS-FSU qui exprimait le désaccord des infirmier(e)s sur le fond.
L’ensemble de la délégation, devant cette attitude agressive et inacceptable, a quitté la salle. Nous déplorons un tel comportement de la part d’un haut responsable de l’Éducation Nationale.
Nous continuerons à défendre une politique de santé de qualité en faveur des élèves, c’est-à-dire l’application de la loi non modifiée à ce jour par le gouvernement.
SNICS-FSU Orléans

 

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