www.snuipp.fr

SNUipp-FSU 28 | Eure-et-Loir

Vous êtes actuellement : ASH  / RASED 

fontsizeup fontsizedown Enregistrer au format PDF impression
14 octobre 2008

RASED | lettre aux parlementaires

La FSU va demander une audience auprès de chaque parlementaire Eurilien, dans le cadre du budget de l’Éducation Nationale. Au cours de cette audience il déposera les lettres éditées par les RASED, les conseils de maîtres, les conseils d’écoles…

Voici deux modèles de lettres (sénateurs, député(e)s) que nous vous proposons (téléchargeables en pièces jointes).
Merci de nous les retourner pour les audiences.


École…

RASED…

 

                                                                                                          …, le … octobre 2008

 

 

 

                                                                       A         Monsieur/Madame  le/la Député/e…

 

Assemblée nationale
126, rue de l'Université
75 355 Paris 07 SP

 

 

Monsieur/Madame  le/la Député/e,

 

C’est avec beaucoup d’inquiétude que nous avons pris connaissance du projet de loi de finances 2009 qui va vous être présenté avant la fin de l’année civile.

En effet, ce plan prévoit la suppression de 13500 postes d’enseignants dont 5500 dans le premier degré. Ces suppressions entraînent, entre autre, la réaffectation de 3000 enseignants spécialisés (maîtres E et G) sur des postes classe.

Ces mesures conduiront inévitablement au démantèlement des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté et, par voie de conséquence, à la dégradation du traitement de la difficulté scolaire à l’école.

 

Les aides spécialisées dans l’école existent depuis 1970 avec la mise en place des GAPP puis des  RASED en 1990. Ce dispositif permet à des élèves, qui rencontrent des difficultés qui n’ont pu être résolues en classe, de bénéficier d’aides spécialisées, adaptées et différenciées, dispensées par des enseignants spécialisés, formés à la remédiation de la difficulté scolaire. Il s’agit des Maîtres E (enseignants spécialisés chargés des aides pédagogiques), des Rééducateurs  « maitres G » (enseignants spécialisés chargé des aides rééducatives),  et Psychologues scolaires.

 

Certaines difficultés, très spécifiques, ne peuvent trouver de remédiations efficientes par les seules aides pédagogiques classiques prodiguées dans les classes ni dans le cadre des « aides individualisées » récemment mises en place, suite à la réorganisation de la semaine scolaire.

Le travail des RASED prend en compte la multiplicité des enjeux dans les mécanismes d’apprentissage (aspects cognitifs, comportementaux, psychologiques, sociologiques, familiaux…).

L’enfant qui arrive à l’école est aussi porteur de son histoire, de celle de ses parents, de sa famille et de sa culture. Alors que la société française est particulièrement malmenée par les bouleversements économiques et sociaux, il est plus que jamais nécessaire que les professionnels de l’aide spécialisée, formés  aux démarches de prévention, au travail partenarial, à l’analyse de la difficulté et à la remédiation individualisée, puissent, sur l’ensemble du territoire national, continuer d’accompagner ces enfants sur le chemin de l’école.

 

Dans les années soixante-dix, alors qu’auparavant on traitait la difficulté scolaire par la ségrégation (classes de Perfectionnement), le législateur, inspiré par les idées humanistes, a pensé qu’il était nécessaire de changer le regard porté  sur la difficulté et d’adapter l’école à l’enfant.

Au fil des lois et des circulaires, les législateurs successifs ont voulu donner une dimension particulière à ce dispositif unique en Europe, en faisant une sorte « d’exception éducative française » : on a alors décidé de prévenir et de traiter les inadaptations in situ, grâce à l’intervention d’enseignants spécialisés sur le temps de classe. Ce dispositif de l’Adaptation scolaire a fait ses preuves, il est apprécié des enseignants, des partenaires et des familles. (Cf. Le débat national sur l’École de 2003/04 repris dans le recueil « les français et leur école, le miroir du débat », Ed. Dunod.)

 

Nous considérons que le recours à du simple soutien, qui plus est hors temps scolaire, ainsi que le démantèlement des RASED au mépris des aides spécialisées constitue une grave régression sociétale particulièrement dommageable pour les élèves fragiles, leurs familles et pour l’Ecole elle-même.

Alors que nous devrions faire des choix de société et nous assurer de l’excellence de la formation de l’ensemble des futurs citoyens français, nous craignons que des options comptables commandent à la politique de civilisation.

 

Nous comptons sur vous, Monsieur le député/Sénateur, pour défendre la cause de l’Ecole de la République et des enfants en difficulté au moment des débats sur la Loi de finances. Nous vous remercions de nous tenir informés de votre point de vue sur cette question que nous relaierons auprès de nos partenaires.

Nous vous prions de recevoir nos sincères salutations.

                                                                                                                     

 

Signatures











École…

RASED…

 

                                                                                                          …, le … octobre 2008

 

 

 

                                                                       A         Monsieur le Sénateur

 

SENAT
15, rue de Vaugirard
75291 PARIS Cedex 06

 

 

Monsieur le Sénateur,

 

C’est avec beaucoup d’inquiétude que nous avons pris connaissance du projet de loi de finances 2009 qui va vous être présenté avant la fin de l’année civile.

En effet, ce plan prévoit la suppression de 13500 postes d’enseignants dont 5500 dans le premier degré. Ces suppressions entraînent, entre autre, la réaffectation de 3000 enseignants spécialisés (maîtres E et G) sur des postes classe.

Ces mesures conduiront inévitablement au démantèlement des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté et, par voie de conséquence, à la dégradation du traitement de la difficulté scolaire à l’école.

 

Les aides spécialisées dans l’école existent depuis 1970 avec la mise en place des GAPP puis des  RASED en 1990. Ce dispositif permet à des élèves, qui rencontrent des difficultés qui n’ont pu être résolues en classe, de bénéficier d’aides spécialisées, adaptées et différenciées, dispensées par des enseignants spécialisés, formés à la remédiation de la difficulté scolaire. Il s’agit des Maîtres E (enseignants spécialisés chargés des aides pédagogiques), des Rééducateurs  « maitres G » (enseignants spécialisés chargé des aides rééducatives),  et Psychologues scolaires.

 

Certaines difficultés, très spécifiques, ne peuvent trouver de remédiations efficientes par les seules aides pédagogiques classiques prodiguées dans les classes ni dans le cadre des « aides individualisées » récemment mises en place, suite à la réorganisation de la semaine scolaire.

Le travail des RASED prend en compte la multiplicité des enjeux dans les mécanismes d’apprentissage (aspects cognitifs, comportementaux, psychologiques, sociologiques, familiaux…).

L’enfant qui arrive à l’école est aussi porteur de son histoire, de celle de ses parents, de sa famille et de sa culture. Alors que la société française est particulièrement malmenée par les bouleversements économiques et sociaux, il est plus que jamais nécessaire que les professionnels de l’aide spécialisée, formés  aux démarches de prévention, au travail partenarial, à l’analyse de la difficulté et à la remédiation individualisée, puissent, sur l’ensemble du territoire national, continuer d’accompagner ces enfants sur le chemin de l’école.

 

Dans les années soixante-dix, alors qu’auparavant on traitait la difficulté scolaire par la ségrégation (classes de Perfectionnement), le législateur, inspiré par les idées humanistes, a pensé qu’il était nécessaire de changer le regard porté  sur la difficulté et d’adapter l’école à l’enfant.

Au fil des lois et des circulaires, les législateurs successifs ont voulu donner une dimension particulière à ce dispositif unique en Europe, en faisant une sorte « d’exception éducative française » : on a alors décidé de prévenir et de traiter les inadaptations in situ, grâce à l’intervention d’enseignants spécialisés sur le temps de classe. Ce dispositif de l’Adaptation scolaire a fait ses preuves, il est apprécié des enseignants, des partenaires et des familles. (Cf. Le débat national sur l’École de 2003/04 repris dans le recueil « les français et leur école, le miroir du débat », Ed. Dunod.)

 

Nous considérons que le recours à du simple soutien, qui plus est hors temps scolaire, ainsi que le démantèlement des RASED au mépris des aides spécialisées constitue une grave régression sociétale particulièrement dommageable pour les élèves fragiles, leurs familles et pour l’Ecole elle-même.

Alors que nous devrions faire des choix de société et nous assurer de l’excellence de la formation de l’ensemble des futurs citoyens français, nous craignons que des options comptables commandent à la politique de civilisation.

 

Nous comptons sur vous, Monsieur le député/Sénateur, pour défendre la cause de l’Ecole de la République et des enfants en difficulté au moment des débats sur la Loi de finances. Nous vous remercions de nous tenir informés de votre point de vue sur cette question que nous relaierons auprès de nos partenaires.

Nous vous prions de recevoir nos sincères salutations.

                                                                                                                     

 

Signatures



 

*Top
©Copyright 2006 - SNUipp-FSU 28 | Eure-et-Loir, tous droits réservés.