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14 janvier 2009

Non à la mise en concurrence des écoles - Non à la mise en échec de nos élèves - « On ne fait pas passer le bac en janvier »

Le Conseil Syndical d’Eure-et-Loir réuni le 12 janvier considère que :

Ø la passation d’évaluations ayant pour objectif de dresser un bilan sommatif mesurant les acquis des élèves de CM2 sur les nouveaux programmes en français et en mathématiques, au mois de janvier, est une incohérence pédagogique, alors même que beaucoup des situations proposées correspondant à des compétences devant être acquises en fin de cycle 3, n’auront donc pas encore été abordées ;

Ø le codage binaire imposé ne correspond en rien aux pratiques usuelles dans les classes et ne prend pas en compte les réussites partielles, et risque de mettre en situation d’échec un nombre important d’élèves alors même qu’ils sortent, dans une large majorité, d’une évaluation de fin de période prenant en compte leurs réussites ; (voir les livrets : http://28.snuipp.fr/spip.php?article677)

Ø ces évaluations présentées comme un « instrument de pilotage du système éducatif » et au cours desquelles seront identifiés les élèves « en difficulté » (moins de 33% de réussite aux items) n’ont pour objectif que de conforter le bien-fondé des dispositifs d’aide individualisée (stage de remise à niveau, aide personnalisée), dont aucun bilan n’a été effectué ;

Ø évaluer les élèves sur le programme annuel au mois de janvier et recevoir, peut être, une prime à cet effet, alors même que l’évaluation des apprentissages fait partie de nos missions, constituent des atteintes au professionnalisme, à la liberté pédagogique et à la déontologie des enseignants ;

Ø la diffusion des résultats des évaluations fait peser une menace lourde sur le système éducatif, en instaurant un outil de mesure des résultats qui va permettre une concurrence entre les écoles ;

Ø le « pilotage du système par les résultats » ne laisse rien envisager de positif sur les conditions futures d’exercice du métier d’enseignant ;

C’est pour l’ensemble de ces raisons que la section départementale du SNUipp-FSU 28 appelle, aujourd’hui, les collègues au boycott de ces évaluations nationales CM2.

Champhol, le 13 janvier 2009

Nous avons pris contact avec les autres organisations syndicales départementales du 1er degré pour obtenir un cadre le plus unitaire possible.

Nous avons demandé une audience auprès de l’IA sur ce sujet.

  Agir collectivement

Le Conseil des Maîtres de

L’École ………………………….

Adresse
à

M. l’Inspecteur d’Académie,
Directeur des Services Départementaux de l’Éducation Nationale d’Eure-et-Loir,
s/c M. (Mme) l’Inspecteur(trice) de l’Éducation Nationale Circonscription de ………………………………
Adresse …………………………….,

le ….. janvier 2009

Objet : Évaluation CM2 – janvier 2009

M. l’Inspecteur d’Académie,

Le conseil des maîtres de l’École ……………………….., tient à vous informer de son soutien aux collègues de CM2 et au directeur (à la directrice) de l’école, au sujet de leur position concernant la passation des évaluations CM2 dont nous venons de prendre connaissance.

Pour nous, en l’état :

  • la passation d’évaluations ayant pour objectif de dresser un bilan sommatif mesurant les acquis des élèves de CM2 sur les nouveaux programmes en français et en mathématiques, au mois de janvier, est une incohérence pédagogique, alors même que beaucoup des situations proposées correspondant à des compétences devant être acquises en fin de cycle 3, n’auront donc pas encore été abordées ;
  • le codage binaire imposé ne correspond en rien aux pratiques usuelles dans les classes et ne prend pas en compte les réussites partielles, et risque de mettre en situation d’échec un nombre important d’élèves alors même qu’ils sortent, dans une large majorité, d’une évaluation de fin de période prenant en compte leurs réussites ;
  • Ces évaluations présentées comme un « instrument de pilotage du système éducatif » et au cours desquelles seront identifiés les élèves « en difficulté » (moins de 33% de réussite aux items) n’ont pour objectif que de conforter le bien-fondé des dispositifs d’aide individualisée (stage de remise à niveau, aide personnalisée), dont aucun bilan n’a été effectué ;
  • Évaluer les élèves sur le programme annuel au mois de janvier et recevoir, peut être, une prime à cet effet, alors même que l’évaluation des apprentissages fait partie de nos missions, constituent des atteintes au professionnalisme, à la liberté pédagogique et à la déontologie des enseignants ;
  • La diffusion des résultats des évaluations fait peser une menace lourde sur le système éducatif, en instaurant un outil de mesure des résultats qui va permettre une concurrence entre les écoles ;
  • Le « pilotage du système par les résultats » ne laisse rien envisager de positif sur les conditions futures d’exercice du métier d’enseignant.

C’est pour l’ensemble de ces raisons que le conseil des maîtres de l’école a décidé que les élèves de CM2 de notre école ne passeront pas ces évaluations nationales CM2.

Pour autant, nous sommes favorable aux évaluations. Depuis 1990, nous avons toujours participé aux dispositifs sur lesquels nous pouvions nous appuyer pour mettre en place une pédagogie adaptée aux besoins de nos élèves.

……………….., le …. janvier 2009

  Informer les parents

Le Conseil des Maîtres de
Adresse

aux
Parents des élèves de CM2 de l’école …………………………….,
le ….. janvier 2009

Objet : Évaluation CM2 – janvier 2009

Madame, Monsieur,

Comme vous le savez peut-être, le Ministère de l’Éducation Nationale vient de faire parvenir une série d’évaluations en mathématiques et en français, à faire passer dans la semaine du 19 au 23 janvier aux élèves de CM2.

Ces évaluations et leur contenu appellent un certain nombre de remarques de notre part :

  • la passation d’évaluations ayant pour objectif de dresser un bilan mesurant les acquis des élèves de CM2 sur les nouveaux programmes, en œuvre uniquement depuis septembre 2008, au mois de janvier, est une incohérence pédagogique.

Beaucoup des situations proposées correspondent à des compétences devant être acquises en fin de CM2, et n’auront donc pas encore été abordées ;

  • La correction imposée ne correspond en rien aux pratiques usuelles dans les classes et ne prend pas en compte les réussites partielles.

Ces évaluations risquent de mettre en situation d’échec un nombre important d’élèves alors même qu’ils sortent, dans une large majorité, d’une évaluation de fin de période prenant d’abord en compte leurs réussites ;

  • Ces évaluations présentées comme un « instrument de pilotage du système éducatif » et au cours desquelles doivent être identifiés les élèves « en difficulté » risquent de montrer un nombre d’élèves en situation d’échec bien supérieur à la réalité.
  • Évaluer les élèves sur le programme annuel au mois de janvier, alors même que l’évaluation des apprentissages fait partie de nos missions, constituent des atteintes au professionnalisme, à la liberté pédagogique et à la déontologie des enseignants ;
  • La diffusion publique des résultats des évaluations fait peser une menace lourde sur le système éducatif, en instaurant un outil de mesure injuste des résultats et risque de créer une concurrence malsaine entre les écoles.
  • Le « pilotage du système par les résultats » ne laisse rien envisager de positif sur les conditions d’exercice du métier d’enseignant et sur ses missions de formateur, soucieux de la réussite de tous ses élèves.

C’est pour l’ensemble de ces raisons que le conseil des maîtres a décidé que les élèves de CM2 de notre école ne passeront pas ces évaluations nationales CM2.

Pour autant, nous sommes favorable aux évaluations. Depuis 1990, nous avons toujours participé aux dispositifs sur lesquels nous pouvions nous appuyer pour mettre en place une pédagogie adaptée aux besoins de nos élèves.

……………….., le …. janvier 2009

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