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27 janvier 2009

CAPD du 27 janvier

Un seul point à l’ordre du jour de cette CAPD, les permutations informatisées, mais des questions diverses abordées par les délégués du personnel du SNUipp dont les réponses inspirent les plus vives inquiétudes.

1) Permutations informatisées :

Les chiffres :

  • 205 demandes simples (-7 par rapport à 2008)
  • 29 demandes liées (+2 par rapport à 2008)
  • 3 demandes de majoration de 500 points (2 de ces demandes regroupaient tous les critères et ont été retenues).

Nous sommes intervenus sur un certain nombre de dossiers pour que les barèmes soient revus, au vu des différences entre les fiches de contrôle et les données portées par l’Administration, notamment sur l’ancienneté dans le département et sur les points de renouvellement du premier vœu.

Les Services se sont engagés à réexaminer toutes les situations et à nous fournir les corrections éventuelles, avant transmission au Ministère.

D’autre part, l’IA a demandé au Ministère que le solde des permutations pour l’Eure-et-Loir soit positif, contrairement aux années précédentes. Concrètement, s’il était suivi dans cette demande, cela signifierait moins de départs, puisqu’il y a plus de collègues qui demandent à quitter le département que de collègues qui demandent à y entrer !!!

2) Questions diverses :

Temps partiels : Restriction des autorisations !

Comme il l’avait fait pour les 80%, l’IA entend maintenant restreindre les possibilités de travail à temps partiel à 50%. Alors que jusque là, ces derniers étaient accordés automatiquement à tous, pour l’année prochaine, les demandes sur autorisation feront l’objet d’un entretien préalable avec l’IEN qui jugera du bien fondé ou non de la demande. L’accord sera alors assujetti aux nécessités de service. Quand on sait qu’à partir de 2010, du fait de la réforme de la formation initiale des enseignants, il n’y aura plus de possibilités de recours aux listes complémentaires, il est fort à craindre que l’on fasse peser sur les collègues le déficit en recrutement. Nous avons évidemment dénoncé cette mesure qui restreint les droits des personnels et qui paraît pour le moins ubuesque au moment où, dans d’autres corps, des employés sont obligés de subir un temps partiel imposé !

Psychologues scolaires :

Nous avons demandé à ce qu’une circulaire parvienne aux écoles pour préciser les possibilités de départ en stage de psychologue pour la rentrée prochaine (pour mémoire, le BO fixait la date limite de dépôt des candidatures au 31 décembre 2008 !). Dans un premier temps, l’IA n’envisageait aucun départ pour la rentrée 2009, mais face aux arguments que nous avons développés (niveau de recrutement qui peut être modifié, congés formation qui risquent d’être perdus), il a demandé à ses services d’étudier la situation des secteurs de psychologie scolaire à la rentrée 2010 en intégrant les 3 retours de cette année. Nous suivrons de près ce dossier.

Situation des écoles H. Boucher et Gambetta de Dreux :

Nous avons rappelé que ces deux écoles, situées en RAR n’étaient pas classées en ZEP et que cela entraînait des difficultés évidentes de fonctionnement. A situation exceptionnelle, nous avons demandé que des mesures exceptionnelles soient prises pour le classement de ces deux écoles. L’IA s’est engagé à relancer le rectorat sur cette question et à reconduire le dispositif indemnitaire mis en place l’an dernier pour les collègues de ces écoles.

T.R. :

Nous sommes intervenus pour signifier le mécontentement des collègues TR ZIL suite au courrier qu’ils ont reçu leur notifiant que les indemnités des mois d’octobre et novembre ne seraient versés que sur le salaire de janvier. Nous avons rappelé à cette occasion la demande légitime de l’envoi à tous les TR d’un récapitulatif mensuel de leurs indemnités. L’IA a déclaré ne pas vouloir surcharger ses services avec du travail supplémentaire, mais à mis à l’étude la faisabilité d’une telle mesure.

Évaluations CM2

Alors que la semaine de passation des évaluations est terminée, nous avons interpellé l’IA dans les termes suivants :

  • Ces évaluations sommatives au mois de janvier, sur la totalité du programme mettent les élèves en échec et sont contraires au principe de liberté pédagogique affirmé dans les programmes de 2008
  • Les exercices (mêmes ceux portant sur des notions travaillées) sont difficiles et donnent aux élèves une mauvaise image de leurs compétences réelles.
  • Le système binaire de correction renforce le côté élitiste et injuste de ces évaluations.
  • Les résultats préoccupants qu’elles risquent d’engendrer vont inquiéter les parents et peuvent aboutir à des comparaisons entre écoles dans un contexte d’assouplissement de la carte scolaire.

En conséquence, une grande partie de nos collègues ont choisi, sous des formes diverses, de ne pas entrer dans le dispositif tel qu’il était proposé. Ils ne seront donc pas en mesure de faire remonter les données aux circonscriptions.

Ces mêmes collègues ont, jusqu’à maintenant, et ce, depuis 1990, montré leur attachement aux différents dispositifs d’évaluation mis en place par le Ministère parce qu’ils les savaient utiles à l’exercice de leur métier et parce qu’ils constituaient une aide véritable pour leurs élèves.

En conséquence, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, nous vous demandons de reconnaître ce travail et de vous engager à ce qu’aucun collègue ne soit l’objet de mesures particulières par rapport à ces évaluations.

L’IA a tenu à faire savoir que son objectif n’était pas de sanctionner les collègues et qu’il reconnaissait la perfectibilité de certains aspects de ces évaluations.

Évacuant la discussion sur la situation actuelle, il a tenté de nous convaincre du bien fondé des évaluations en règle générale …. Autant dire qu’il prêchait des convaincus !

Vos délégués du personnel à la CAPD : Patrick Théraud, Céline Prier, Hugues Villemade, Vincent Chevrollier, Xavier Picoul, Jean-Christophe Rétho


Déclaration préalable à la CAPD du 27 janvier

Monsieur l’Inspecteur d’académie.

Depuis la fin de l’année scolaire dernière et particulièrement depuis la rentrée, notamment le 19 octobre et le 20 novembre, les enseignants des écoles et les parents, sont fortement mobilisés. Ils seront encore très nombreux en grève jeudi 29 janvier pour exiger un autre budget qui permette de faire face à la hausse des effectifs et à la transformation de l’école qui favorise la réussite de tous les élèves ; pour le maintien et l’organisation des postes des RASED et des dispositifs spécialisés d’aides aux élèves en difficulté, le développement de la maternelle, la formation initiale et continue des enseignants des écoles et le rôle des PEMF, la revalorisation du métier d’enseignant , mais aussi pour la mise en place d’un véritable dialogue social et le respect des droits syndicaux.

Ces mobilisations prennent une justification supplémentaire dans un contexte de crise économique et sociale et de plan dit de relance. Le plan de suppression de 13 500 emplois dans l’éducation nationale doit être gelé notamment pour donner à l’école les moyens favorisant la réussite de tous les élèves. Les 3 000 postes RASED supprimés au budget 2009 doivent au contraire être maintenus. En Eure-et-Loir cela se traduit par 4 suppressions de postes pour 419 élèves supplémentaires.

La réforme du recrutement est précipitée. Nous demandons son report et le maintien du nombre de places au concours. Le rôle des PEMF doit rester un élément essentiel de la formation des enseignants. La formation continue des enseignants doit être développée.

L’ensemble des réformes engagées a été marqué par l’absence de dialogue social (programmes, aide personnalisée, évaluations, mouvement des personnels…). Elles se mettent en œuvre contre l’avis des personnels qui l’exprime via leurs organisations représentatives. À l’issue de cette CAPD, un groupe de travail est prévu afin d’ « échanger » sur les règles du mouvement départemental et la préparation de la circulaire qui les régissent. Nous avons émis de nombreuses réserves et remarques, de façon unitaire. Malgré cela, le projet qui nous est soumis, reste très éloigné du relevé de conclusion commun des délégués du personnel donc de ce que souhaitent nos collègues. La transparence des opérations, l’équité entre les collègues et le paritarisme sont remis en cause. En bout de course ce sont les écoles et donc les élèves qui travailleront dans de moins bonnes conditions.

Enfin, la baisse du pouvoir d’achat affecte particulièrement les enseignants du premier degré qui, dans leur grande majorité, ne sont pas concernés par les mesures salariales du gouvernement et sont victimes comme tous les fonctionnaires de la faiblesse de la progression de la valeur du point d’indice. Notre métier doit être revalorisé. Cela passe par des mesures générales et non par des primes données en aumône à quelques-uns.

C’est sur l’ensemble de ces questions que nous demandons que de réelles négociations soient ouvertes à tous les échelons ; un certain nombre de points ne relèvent pas de la compétence de cette instance paritaire, dont nous craignons fort qu’elle ne devienne qu’une chambre d’enregistrement des décisions administratives. Aller dans ce sens, c’est remettre en cause le paritarisme et nier les résultats des dernières élections professionnelles qui ont pourtant montré l’attachement des personnels à leur représentation et la confiance qu’ils avaient dans les délégués du personnel.

 

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