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13 mars 2010

Grève du 23 mars
les modalités

Procédure : Dans le premier degré (écoles maternelles et élémentaires), les nouvelles dispositions mises en place, malgré la contestation de toutes les organisations syndicales et les oppositions des associations de maires, s’appliquent depuis la parution de la circulaire 2008-111 du 26 août 2008, au BOEN du 4 septembre 2008. L’objectif est clair : réduire le droit de grève et limiter de fait la participation des personnels des écoles à tout mouvement.

  Déclaration d’INTENTION
de faire grève :

Chaque collègue qui ENVISAGE de participer à un mouvement de grève doit le faire savoir 48 heures avant à son IEN.
Cette déclaration ne conduira à aucun retrait de salaire et ne fera pas l’objet d’un relevé nominatif.
De la même manière, elle n’oblige en rien à participer effectivement à la grève.
Seul le pointage individuel réalisé par l’IA après la grève, amènera l’administration à procéder à un retrait de salaire pour service non fait.
La seule fonction de cette déclaration préalable est d’activer, auprès des maires, par l’IEN , la procédure d’accueil par du personnel communal, si au moins ¼ des collègues de l’école envisage de cesser le travail.

Comment entendre les 48 heures ?

Ces 48 heures doivent comprendre au moins 1 jour ouvré.
Pour une grève le mardi, cette déclaration doit arriver au plus tard le vendredi soir.

Quelles conséquences ?

  • Pour les enseignant(e)s « simplement » une procédure administrative supplémentaire.
  • Pour les IEN, faire le décompte par école (et seulement le décompte) des enseignants potentiellement en grève et éventuellement demander au maire de la commune de mettre en place un système d’accueil.

Ce n’est pas au directeur de faire cette démarche.

Pour le reste, rien ne change. Nous prévenons les familles, comme nous l’avons toujours fait.

Et moi ?

  • J’envisage de faire grève le MARDI 23 MARS. J’envoie ma déclaration d’intention préalable pour qu’elle arrive au plus tard le VENDREDI 19 MARS au soir. Je suis en grève.

 Je ne réponds pas à l’enquête habituelle de l’IA qui suivra.


  • J’envisage de faire grève le MARDI 23 MARS . J’envoie ma déclaration d’intention préalable pour qu’elle arrive au plus tard le VENDREDI 19 MARS au soir. Je décide finalement de ne pas participer au mouvement de grève. Je réponds donc à l’enquête habituelle de l’IA que j’ai assuré mon service, je ne ferai donc pas l’objet d’un retrait de salaire.
  • Je n’envisage pas de faire grève… Rien à faire avant la grève, par contre, comme toujours, je réponds à l’enquête habituelle de l’IA que j’ai assuré mon service et ne ferai l’objet d’aucun retrait de salaire.

  Modèle de déclaration préalable

Déclaration d’intention

Nom……………………………
Prénom…………………………
Affectation……………………………………………………

Monsieur l’Inspecteur, Madame l’Inspectrice,

La politique gouvernementale en matière d’emploi, de salaires, de retraites, de fiscalité ne correspond aux attentes ni de la population ni des enseignants.

Le dogme de la réduction de la dépense publique et de la suppression d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, associée à la réforme de la formation des maîtres appauvrissent considérablement notre système éducatif.

Les 16.000 postes en moins annoncés pour le budget 2010 confirment notre analyse des réformes en cours. Quels que soient les sujets concernés, l’objectif est le même : réduction de la dépense de l’État et marchandisation des services publics.

Qu’il s’agisse de la suppression des RASED, de la scolarisation en maternelle, du recrutement, de la formation, de l’avenir des IUFM ou des salaires, les choix budgétaires se font au détriment du service public et conduisent à la privatisation du système et à une gestion managériale des personnels.

Nous demandons le développement des services publics et le maintien des postes de l’Éducation Nationale.

La loi n°2008-790 du 20/08/08 instituant un droit d’accueil pour les élèves des écoles maternelles et élémentaires pendant le temps scolaire apporte de nouvelles restrictions à une liberté fondamentale -le droit de faire grève- reconnu à tous les salariés dans la Constitution pour la défense des intérêts professionnels et collectifs.
Le SNUipp en demande d’ailleurs l’abrogation.

Cette loi impose « à toute personne exerçant des fonctions d’enseignement dans une école de déclarer au moins 48h avant la grève son intention d’y participer ». Tout en ayant connaissance de la décision prise par un certain nombre de maires de ce département de ne pas organiser le SMA, mais placé(e) dans l’obligation de le faire de par mon statut de fonctionnaire, je vous informe que j’ai l’intention d’être en grève le MARDI 23 MARS 2010.

Conformément à la loi, je vous rappelle que cette lettre « est couverte par le secret professionnel et ne peut être utilisée que pour l’organisation du service d’accueil » (article L133-5).

Le 19 MARS 2010

Signature :

  Grève du 23 MARS : informer les parents

Madame, Monsieur,

Nous sommes particulièrement préoccupés par les conditions dans lesquelles se prépare la rentrée 2010.

En effet, alors que 5 700 élèves supplémentaires sont attendus dans les écoles de France (250 en Eure-et-Loir), le ministère s’acharne à supprimer des postes d’enseignants.

Ce choix ne va pas donner plus de chances de réussir à tous les élèves.

Qui peut croire qu’avec moins d’enseignants, moins formés, moins d’heures de classe chaque semaine, des programmes plus lourds, la fragilisation des dispositifs d’aides spécialisées pour les élèves en difficulté, un recul de l’âge de scolarisation des tout-petits, les remplacements non assurés ou assurés par des étudiants ou des retraités… les élèves pourraient mieux réussir à l’école ?

Il est au contraire nécessaire aujourd’hui de cesser le non remplacement des départs en retraite, de développer la formation des enseignants pour faire face à la hausse des effectifs.

Nous sommes aussi préoccupés, comme tous les salariés du public et du privé par la dégradation prévisible et annoncée des droits à pension.

Est-il crédible de prétendre « sauver les retraites » en programmant une baisse des pensions ?

Est-il crédible d’allonger encore la durée de cotisation quand plus d’un salarié sur deux du secteur privé n’est déjà plus dans l’emploi au moment du départ en retraite ?

Est-il crédible de reculer l’âge de départ à la retraite quand un actif sur 10 est au chômage ?

Est-il crédible de pénaliser les salariés ayant connu précarité, chômage, temps partiel, en particulier les femmes ?

Est-il crédible de réduire les droits de ceux qui ont poursuivi des études avant leur premier emploi, alors même que la société a de plus en plus besoin de travailleurs qualifiés ?

Est-il crédible de fonder les revenus des retraités sur la capitalisation alors que le crise en démontre les risques ?

Pout toutes ces raison, nous serons en grève le mardi 23 pour la défense du service public d’éducation, et aussi pour l’emploi, les salaires et les retraites des salariés du public et du privé.

Votre enfant n’aura donc pas classe ce jour.

L’enseignant (e)

 

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