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16 juin 2010

Retraites : Un projet brutal et injuste

{{Communiqué FSU du 16 Juin 2010}}
Diaporama de présentation des mesures et de leurs conséquences en bas de page.

Une forte mobilisation s’impose par la grève et la manifestation

Les annonces gouvernementales sur la réforme des retraites constituent un projet de régressions sans précédent, à la fois brutal et injuste. Le discours officiel qui prétend les justifier par de supposées difficultés démographiques en masque la finalité essentielle : faire payer la crise aux salariés et retraités.

Avec le décalage de deux ans à un rythme rapide de l’ensemble des bornes d’âge (âge d’ouverture des droits et à partir de 2016 âge de départ sans décote), tous les salariés vont devoir travailler plus longtemps pour des retraites plus basses. Les fonctionnaires vont en outre avec l’alignement du taux de cotisation voir leurs salaires nets baisser de façon sensible, de l’ordre d’un jour de salaire par mois à terme.

Aucune mesure n’est de nature à améliorer l’emploi, notamment celui des « seniors », alors que chacun sait qu’il s’agit d’une variable fondamentale pour l’équilibre des régimes de retraite.

Au total ce sont les salariés qui vont subir l’essentiel de l’effort dans des conditions qui vont accroître les inégalités : les femmes et les jeunes vont être particulièrement pénalisés comme tous ceux qui ont connu des périodes de précarité.

L’effort demandé aux hauts revenus et aux entreprises ne couvrira au mieux que 10% des besoins de financement, bien moins que ce qui est exigé des fonctionnaires. Même si devant les mobilisations le gouvernement ne remet pas en cause dans ses actuelles propositions la règle des six derniers mois, les fonctionnaires, outre les mesures d’âge communes à tous les salariés, vont se voir imposer des régressions qui correspondent à terme à 5 milliards d’euros alors que les prélèvements sur le capital et les hauts revenus se monteraient à seulement 4,6 milliards.

En outre seront particulièrement touchées d’une part les plus basses pensions de la Fonction Publique -avec la restriction de l’accès au minimum garanti actuellement versé à des milliers d’agents – et d’autre part les mères de famille, avec la mise en extinction des départs avant 60 ans des parents de trois enfants au (16000 départs par an).

Dans le même temps rien n’est envisagé pour améliorer les conditions de travail, et bien loin de prendre en compte la pénibilité dans une dimension collective, ce projet comporte de nouvelles régressions en réduisant à une infime minorité les cas susceptibles d’être pris en compte.

De plus, aucune mesure n’est proposée pour la prise en compte des années d’études.

Derrière ces annonces de nouvelles régressions sont mises en perspective puisqu’elles prévoient des dispositifs visant à ajuster les mesures en cas de déficit accru, par exemple le gel de pensions.

Le gouvernement a fait le choix d’une réforme bien plus brutale que ce qui s’est fait dans la plupart des autres pays et d’une rigueur qui va creuser les inégalités, risque de compromettre la reprise économique et de surcroît ouvre la porte à une spirale de régressions.

Seule une mobilisation massive et résolue peut permettre d’obtenir le retrait de ce projet.


  La FSU appelle à participer massivement par la grève et les manifestations à la journée unitaire de mobilisation interprofessionnelle du 24 juin et à préparer des suites offensives dès la rentrée.


  En Eure-et-Loir, la manifestation départementale unitaire :

10 H 30 place des Halles à Chartres.


Sur ce lien les documents fournis par le ministère du travail le 16 juin
http://actu.fsu.fr/spip.php?article2351
Présentation des annonces du 16 juin

  Motion du congrès national du SNUipp de Brive-la-Gaillarde

Après avoir longuement cherché à préparer en vain l’opinion publique à de nouvelles régressions sur les retraites, par une campagne d’opinion systématique sur le poids de la dette, la réduction des dépenses publiques, la nécessité de travailler plus longtemps, le gouvernement vient de confirmer le report de l’âge légal de départ à la retraite pour tous, ainsi que l’allongement de la durée de cotisation.

Ces choix vont se traduire par une nouvelle baisse des pensions pour tous. Les efforts demandés aux hauts revenus ne sont que symboliques alors que l’augmentation des efforts demandés aux fonctionnaires va se traduire par une baisse salariale importante, de l’ordre d’une journée par mois.

Les droits de départs anticipés pour les mères de trois enfants sont supprimés à partir de 2013.

Ces mesures sont inacceptables.

Le SNUipp/FSU, réuni en Congrès National, réaffirme que d’autres choix sont possibles et nécessaires pour garantir un départ à 60 ans à taux plein et une véritable politique en faveur de l’emploi public. Cela passe par une répartition des richesses plus juste et plus solidaire.

Le SNUipp/FSU réuni en Congrès National, exige que le gouvernement retire son projet et ouvre de véritables négociations. Il considère que seule une mobilisation massive des salariés du public et du privé peut enrayer de nouvelles régressions sur les retraites et l’emploi.

  Il appelle les personnels des écoles à participer massivement à la grève et aux manifestations du 24 juin qui seront déterminantes pour l’avenir et pour les suites de l’action à la rentrée.

 

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