www.snuipp.fr

SNUipp-FSU 28 | Eure-et-Loir

Vous êtes actuellement : Actualités 

fontsizeup fontsizedown Enregistrer au format PDF impression
15 février 2011

Primaire dans l’OCDE : la France lanterne rouge !

Le Centre d’analyse stratégique, dépendant du Premier ministre, vient de publier « Tableau de bord de l’emploi public » : La France est dans la moyenne des pays de l’OCDE pour le poids et le coût de l’emploi public, mais les moyens alloués au primaire font de notre pays le dernier de la classe !

Les 5,2 millions d’agents des 3 fonctions publiques (d’Etat, territoriale et hospitalière) représentent entre 22 et 25% de l’emploi total en France. On a bien compris qu’un des buts de la politique gouvernementale était de diminuer le nombre de fonctionnaires, en ne remplaçant pas un fonctionnaire sur 2 partant à la retraite. De 2003 à 2008, l’éducation nationale a représenté les 2/3 des départs à la retraite des fonctionnaires. Jusqu’en 2013, les prévisions annuelles de départ sont par exemple de 16 200 dans le primaire et de 17670 dans le secondaire d’où le chiffre de 16 000 suppressions.

« La France présente un profil identique à la plupart des pays de l’OCDE avec 31% de rémunérations publiques versées à l’éducation ; 18% à la santé ; 10% à la protection sociale ; 8% à la défense et 5% à l’ordre et la sécurité. » Par contre le nombre d’enseignants rapporté au nombre d’élèves et d’étudiants est particulièrement faible, particulièrement dans le primaire et le supérieur. La moyenne d’encadrement tous niveaux confondus est autour de 6 enseignants pour100 élèves ou étudiants. Mais ce taux tombe à 5 pour le primaire, niveau le plus bas des pays de l’OCDE.
L’étude rappelle les chiffres de l’OCDE qui montrent que le salaire des enseignants français est parmi les plus faibles de même que la dépense d’éducation par élève du primaire.

Comment alors justifier « l’acharnement » du ministère envers l’école primaire ? De la chute de la scolarisation des 2 ans aux postes de Rased, du manque de remplaçants à la quasi-disparition de la formation continue, des baisses de départs en formation spécialisée à l’absence de véritable formation initiale, toutes les décisions ministérielles ont pour objectif de faire des économies.

  Pour être vraiment les derniers des derniers ?


Tableau de bord de l’emploi public : situation de la France et comparaisons internationales


  Rapport du CAS : il est urgent d’investir dans l’école !

Le Centre d’analyse stratégique vient de remettre au premier ministre une note de synthèse sur l’emploi public en France. Cette note confirme que l’école primaire fait bien figure de parent pauvre de l’Etat.

Avec un taux d’encadrement de 5 enseignants pour 100 élèves, selon des chiffres de 2007, la France occupe le dernier rang des pays classés… loin derrière le Portugal, la Grèce ou l’Espagne mais aussi la Suède, la Belgique ou l’Autriche, pays dans le nombre d’enseignant pour 100 élèves oscille entre 6 et 10.

Ces chiffres viennent confirmer les constats établis en mai dernier par la Cour des comptes qui parlait d’une sous dotation de 15 % pour l’école primaire, de 5 % pour l’école maternelle par rapport aux pays comparables. Atteindre le niveau moyen des pays de l’OCDE reviendrait à la création de 37 000 postes d’enseignants dans les écoles.

Avec les 8 967 suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine, alors que 8 300 élèves supplémentaires sont attendus, c’est une véritable asphyxie de l’école qui se prépare.

L’école primaire est la première étape dans la réussite des élèves. La question de l’encadrement est décisive pour la mise en place de petits groupes de travail, plus de maître que de classe, pour la prévention des difficultés au cœur même des apprentissages, pour la prise en compte de tous les élèves et tout particulièrement des plus fragiles.

Le SNUipp demande instamment au ministre de suspendre son projet de suppressions de postes. Les opérations de carte scolaire qui prévoient de supprimer 8 967 postes d’enseignants en France, 13 postes et tous les surnombres dans notre département, doivent être révisées. L’avenir des élèves est en jeu. Ils ont droit à ce que l’Etat fasse enfin de leur éducation une priorité. Une exigence qui sera au cœur du groupe de travail et des délégations jeudi 17, et des manifestations du 19 mars qui se dérouleront partout en France (Le SNUipp avec la FSU 28 ont décidé d’appeler à la manifestation Unitaire Parisienne. Au vu de notre situation géographique et de nos pratiques militantes, nous avons considéré que la mobilisation serait plus forte en allant sur Paris le samedi 19 mars).

Champhol le 16 février 2011

Jean-Christophe Rétho

 

*Top
©Copyright 2006 - SNUipp-FSU 28 | Eure-et-Loir, tous droits réservés.