SNUipp-FSU 28 | Eure-et-Loir
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[rouge]Conseil de formation du 9 décembre 2016[/rouge]
[vert fonce] Formation des PES[/vert fonce]
[rouge]Décharge PEMF[/rouge]
[bleu]Formation Continue
Animations Pédagogiques[/bleu]
vendredi, 9 décembre 2016
/ SNUipp-FSU.28

  En introduction, nous sommes revenus sur l’enquête PISA qui souligne un système français incapable de réduire les inégalités.

Cette réalité, que nous observons depuis les années 2000, dit l’urgence de transformer le système éducatif pour la réussite de tous les élèves. Il faut dépasser les commentaires de campagne électorale à la petite semaine, et investir de manière forte et durable dans l’éducation. Les pays comparables au nôtre et qui arrivent à réduire les inégalités consacrent à l’éducation des budgets presque 30% supérieurs au nôtre.

Pour le SNUipp-FSU, il est indispensable d’assurer aux enseignants de bonnes conditions pour bien faire leur métier. Cela suppose une formation et un accompagnement de qualité : une formation initiale de deux ans, une formation continue ambitieuse et réelle. À Singapour par exemple, les enseignants disposent de 100 heures de formation professionnelle par an. Cela suppose aussi de transformer l’école en augmentant le nombre de « Plus de maîtres que de classes », avec du temps pour travailler en équipe sans amputer sur le temps élèves (au Japon chaque semaine, un enseignant est hors de sa classe pour travailler avec ses collègues), avec des RASED complets car pour certains élèves, l’école ne va pas de soi, et les personnels spécialisés qui composent les réseaux leur apportent des solutions adaptées. Cela suppose enfin des effectifs par classe réduits, car dans ce domaine l’école de notre pays a un nombre d’élèves par classe particulièrement élevé.

  Les enseignants qui maintiennent, par leur investissement et leurs compétences le système à bout de bras, ont besoin d’être aidés. Cela passe par de la constance et un investissement sur le long terme au service d’une meilleure réussite des élèves et de la lutte contre les inégalités.

La complexité du monde, l’évolution culturelle, technologique de notre société, l’évolution des besoins de la population, des métiers et du travail, l’exigence de démocratie, l’émergence de nouveaux métiers…. nécessitent de faire de l’éducation une priorité. Qu’elle soit initiale (et celle-ci est essentielle car difficile d’ancrer des formations ensuite) ou continue, toute formation doit être de qualité et qualifiante. C’est le rôle du service public d’éducation.

Comme nous l’a dit Jean Paul Delahaye, lors du colloque FSU des 6 et 7 décembre « la question n’est pas technique mais politique : il faut donc une volonté politique pour permettre la réussite de tous. »
L’heure n’est donc ni au bricolage ni au renoncement. Elle est à l’engagement total pour l’éducation et la formation. Pour la réussite de tous les jeunes ! C’est le défi que, pour notre part, nous sommes prêts à relever !

 

En réponse l’IA a rappelé que nous avons besoin de travailler dans un collectif, de responsabilisation, d’accompagnement des collègues et des équipes.

Pour l’IA, il est nécessaire d’utiliser des outils (évaluation CE2) pour accompagner les équipes et les écoles.

 

 

[rouge]Bilan d’étape du PDF 2016-2017[/rouge]

 

En introduction, le DASEN a précisé que le PDF était de plus en plus centré académiquement.

L’administration a précisé que depuis le début de l’année, les formations à public désigné sont mises en place de manière conforme à ce qui avait été prévu sur le calendrier fixé en juillet dernier.

1. CAFIPEMF

 

La certification de maîtres formateurs se fait désormais sur deux années :

Compte tenu de ce changement, il n’y a pas de jury ni de formation des admissibles cette année scolaire. 2 demi-journées de formation sont prévues pour la préparation à l’admissibilité.

 

L’an dernier 17 admissibles, 13 en formation pour les épreuves d’admission

Cette année 7 candidats à l’admissibilité (25 l’an dernier).

 

2. Formations à candidature individuelle organisées pour 2016-2017

 

Si l’impossibilité de cumuler 2 stages la même année s’entendait quand ils duraient plusieurs semaines, l’argument ne vaut plus avec des stages de 2 ou 3 jours. Pour les stages qui n’étaient pas remplis à leur maximum de places offertes, nous avons validé (en CAPD le 25/11) que les collègues ayant fait plusieurs demandes puissent obtenir deux stages. Selon l’ordre de leurs vœux et les possibilités. Ceci nous paraît la moindre des choses pour des stages de 1 à 3 jours, alors qu’ils étaient de 4 ou 3 semaines il y a encore quelques années.

De plus faute de candidatures suffisantes sur certains stages, un appel à candidature a été lancé à l’issue de la CAPD. Le modus operandi concernant les résultats de cet appel à candidature a fait l’objet d’une question lors de la CAPD du 9 décembre après-midi. Nous avons dénoncé une nouvelle fois le principe du « 1er arrivé / 1er servi » !

Nous avons fermement condamné cette formation continue réduite à peau de chagrin cette année encore. Alors qu’il y a encore quelques années les stages se faisaient sur 3 semaines, on parle aujourd’hui en jours.

[rouge]Bilan d’étape de la prise de fonction des PES 2016-2017[/rouge]

Les PES ont des profils différents, 43% sans M2, 18% avec un autre master (sans validation), 20% avec master MEEF, 7% dispensé de diplôme, 6% avec des UE encore à valider, 6% en renouvellement…

 

Le SNUipp-FSU est une nouvelle fois intervenu pour que les PES puissent être nommés au plus tôt et avant la fin de l’année scolaire.

 

L’aménagement pour cette année reste compliqué même si nous avons obtenu depuis deux ans que la maquette soit allégée et que les calendriers scolaire et « universitaire » soient en cohérence.

Nous proposons la mise en place d’un stage filé un jour par semaine et de stages massés. Cette modalité aurait l’avantage de limiter plus encore la gymnastique de l’emploi du temps (entre école et Espé) et de pratiquer sur les différents cycles. De plus, cela éviterait que les PES soient toujours nommés sur les mêmes supports, même si le cadre a évolué suite à nos interventions.

 

 

[rouge]PEMF[/rouge]

Concernant les PEMF, ils regrettent que la visite commune PEMF /ESPE soit supprimée à cause des difficultés budgétaires de l’université (frais de déplacements). C’est plus que dommageable quand on connait l’importance du regard croisé de deux formateurs en termes d’aide et de conseils auprès des PES.

L’IA a aussi indiqué que le temps de décharges de PEMF serait d’1/3 temps dès la rentrée 2017, avec maintien du nombre de PEMF.

[vert]Vos représentants au conseil de formation

Anaïs Gaudillat et Jean-Christophe Rétho[/vert]

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