www.snuipp.fr

SNUipp-FSU 28 | Eure-et-Loir

Vous êtes actuellement : Dossiers  / Programmes 2008 

fontsizeup fontsizedown {id_article} impression
18 mars 2008

Programmes CE2-CM1-CM2





LES NOUVEAUX PROGRAMMES DE L’ÉCOLE PRIMAIRE










PROJET
DE PROGRAMME : CE2 – CM1 – CM2 (B.O. N°0 20
FÉVR. 2008 HORS-SÉRIE)



DOCUMENT
SNUipp : le texte intégral et les ajouts,

retraits
et commentaires

















































































































Projet
de programmes CE2 – CM1 – CM2


Ajouts,
retraits et commentaires


Dans
la continuité des premières années de l’école
primaire, la maîtrise de la langue française ainsi
que celle des principaux éléments de mathématiques
sont les objectifs prioritaires du CE2 et du CM. La compréhension
et l’expression en langue vivante font également
l’objet d’une attention particulière. La
culture humaniste des élèves dans ses dimensions
historiques, géographiques, artistiques et civiques se
nourrit aussi des premiers éléments d’une
initiation à l’histoire des arts. L’autonomie
et l’initiative personnelle, conditions de la réussite
scolaire, sont progressivement mises en œuvre dans tous les
domaines d’activités et permettent à chaque
élève de gagner en assurance et en efficacité.
Le recours aux TICE devient habituel dans le cadre du brevet
informatique et internet. Les élèves se préparent
à suivre au collège, avec profit, les enseignements
des différentes disciplines. Les enseignements de français
et de mathématiques font l’objet de progressions par
année scolaire, jointes au présent programme.


Des
progressions annuelles en français et en maths sont
imposées par le ministère : les cycles sont ainsi
remis en cause.

Un
statut particulier est donné aux maths et au français.

L’accent
est mis sur le côté disciplinaire des apprentissages
sans gommer complètement la transversalité.

Une
initiation à l’histoire des arts est introduite.





FRANÇAIS





C’est
par des activités spécifiques en français,
mais aussi dans toutes les activités scolaires, que
s’acquiert l’autonomie en lecture et en écriture
.
La progression dans la maîtrise de la langue française
se fait selon un programme de lecture et d’écriture,
de vocabulaire, de grammaire, et d’orthographe. Un programme
de littérature vient soutenir l’autonomie en lecture
et en écriture des élèves. L’étude
de la langue française (vocabulaire, grammaire,
orthographe) donne lieu à des séances et activités
spécifiques. Elle est conduite avec le souci de mettre en
évidence ses liens avec l’expression, la
compréhension et la correction rédactionnelle.
L’appui sur un manuel de qualité pour chacun des
volets de l’enseignement du français est un gage de
succès. L’ensemble des connaissances acquises en
français contribue à la constitution d’une
culture commune des élèves.


Contrairement
aux programmes de 2007, la littérature n’est plus le point
de départ de l’étude de la langue. Les « 
ateliers
d’étude de la langue »

ont disparu, ainsi que la notion de transversalité de
l’apprentissage de la langue . Le « 
dire,
lire, écrire
 »
s’étudie désormais au travers d’activités
systématiques de grammaire, conjugaison, orthographe,
vocabulaire.

Transversalité
et littérature constituaient les fondements des précédents
programmes.

Les
enseignants ne faisaient-ils plus de grammaire et d’orthographe ?

La
recommandation d’un manuel constitue une remise en cause de la
liberté pédagogique et à l’inverse dévalorise
le travail sur les projets d’écriture.



1 - Langage oral


L’élève
est capable d’écouter le maître, de poser des
questions,


d’exprimer son
point de vue, ses sentiments. Il s’entraîne à
prendre


la parole devant
d’autres élèves pour reformuler, résumer,
raconter,


décrire,
expliciter un raisonnement, présenter des arguments.


Dans des situations
d’échanges variées, il apprend à tenir
compte des


points de vue des
autres, à utiliser un vocabulaire précis appartenant


au niveau de la langue
courante, à adapter ses propos en fonction de


ses interlocuteurs et
de ses objectifs.


La qualité du
langage oral fait l’objet de l’attention du maître
dans

toutes
les activités scolaires.


La
première chose que doit savoir faire l’élève,
c’est écouter le maître : c’est une conception
curieuse de l’oral.



2 - Lecture,
écriture


La lecture et
l’écriture sont systématiquement liées
 : elles font l’objet d’exercices quotidiens, non
seulement en français, mais aussi dans le cadre de tous les
enseignements. L’étude des textes, et en particulier
des textes littéraires, vise à développer les
capacités de compréhension, et à soutenir
l’apprentissage de la rédaction autonome.





Lecture


La lecture continue à
faire l’objet d’un apprentissage systématique :


-automatisation de la
reconnaissance des mots, lecture aisée de mots irréguliers
et rares, augmentation de la rapidité de la lecture
silencieuse ;


-compréhension
des phrases ;


-compréhension
de textes scolaires (énoncés de problèmes,
consignes, leçons et exercices des manuels) ;


-compréhension
de textes informatifs et documentaires ;


-compréhension
de textes littéraires (récits, descriptions,
dialogues, poèmes).





Écriture


L’écriture
manuscrite est quotidiennement pratiquée, pour devenir de
plus en plus régulière, rapide et soignée.
Les élèves développent, dans le travail
scolaire, le souci constant de présenter leur travail avec
ordre, clarté et propreté, en ayant éventuellement
recours au traitement de texte.





Étude de
texte


L’élève
apprend à comprendre le sens d’un texte (informatif,
documentaire, littéraire) en en reformulant l’essentiel
et en répondant à des questions le concernant. Cette
compréhension s’appuie sur le repérage
intuitif des principaux éléments du texte (par
exemple, le sujet d’un texte documentaire, les personnages
et les événements d’un récit), mais
aussi de son analyse précise. Celle-ci consiste
principalement en l’observation des traits distinctifs qui
donnent au texte sa cohérence : titre, organisation en
phrases et en paragraphes, rôle de la ponctuation et des
mots de liaison, l’usage des pronoms, temps verbaux, champs
lexicaux.





Littérature


Le programme de
littérature vise à donner à chaque élève
un répertoire de références appropriées
à son âge, puisées dans le patrimoine et dans
la littérature de jeunesse d’hier et d’aujourd’hui
 ; il participe ainsi à la constitution d’une culture
littéraire commune. Chaque année, les élèves
lisent intégralement des ouvrages appartenant aux
classiques de l’enfance et à la bibliographie de
littérature de jeunesse que le ministère de
l’Education nationale publie régulièrement.
Les élèves rendent compte de leur lecture, expriment
leurs réactions ou leurs points de vue, mettent en relation
des textes entre eux (auteurs, thèmes, sentiments exprimés,
personnages, événements, situation spatiale ou
temporelle, tonalité comique ou tragique...).





Rédaction


La rédaction de
textes fait l’objet d’un apprentissage régulier
et progressif. Les élèves apprennent à narrer
des faits réels, à décrire, à
expliquer une démarche, à justifier une réponse,
à inventer des histoires, à résumer des
récits, à écrire un poème, en
respectant des consignes de composition et de rédaction.





Récitation


Un travail régulier
de mémorisation et de diction est conduit sur de courts
textes en prose et des poèmes choisis par le maître.




Pourquoi
différencier « 
écriture »
de « 
 rédaction »
 ?

La
littérature est reléguée à la fin des
instructions sur le français alors qu’elle en constituait,
précédemment, le point fort.




Nulle part n’est
indiquée la puissance de la lecture-plaisir (du maître
ou de l’élève), ou de la lecture pour rêver,
pour découvrir de belles histoires, ou pour faire
fonctionner son imaginaire.














Depuis
quand les élèves n’écrivent-ils plus en
classe ? L’écriture n’est envisagée ici que sous son
aspect technique, voire la calligraphie ; sans lien avec la
production d’écrit dont il est question.





Pourquoi
en faire un thème à part entière différent
de littérature notamment ?


















Cette
annonce ne se retrouve pas intégralement dans les
progressions (seulement au CM1) : est-ce un oubli dû à
la précipitation ?















Pourquoi
revenir à un intitulé qui fleure bon le passé
et l’ennui ? et qui ne s’appuie pas sur la richesse des activités
mises en place par les enseignants : correspondance scolaire,
résumés, articles de journaux de classes, reportage
 ? 5 lignes pour traiter de la production d’écrit alors que
120 décrivent grammaire, conjugaison, orthographe !





Seules
les activités de mémorisation et de diction sont
mise en avant. Où sont l’invention, le sens, l’émotion
 ? Un élève ne peut-il pas choisir un poème ?



3 - Étude de
la langue française


Vocabulaire


L’acquisition du
vocabulaire accroît la capacité de l’élève
à se repérer dans le monde qui l’entoure, à
mettre des mots sur ses expériences, ses opinions et ses
sentiments, à comprendre ce qu’il écoute et ce
qu’il lit, et à s’exprimer de façon
précise et correcte à l’oral comme à
l’écrit. Au CP et au CE1, l’attention a été
surtout portée sur le vocabulaire concret de la vie
quotidienne (repères temporels, perceptions, activités
quotidiennes, vie scolaire et familiale, lexique des parties du
corps, de la santé et de la maladie). Tout en poursuivant
cette acquisition, l’enseignement du vocabulaire à
partir du CE2 diversifie systématiquement les champs de
signification (mots se référant à des
environnements différents du cadre de vie quotidien, mots
abstraits). La structuration et l’extension du vocabulaire
des élèves font l’objet de séances et
d’activités spécifiques ; la découverte,
la mémorisation et l’utilisation de mots nouveaux
s’accompagnent de l’étude des relations de sens
entre les mots. Cette étude repose, d’une part, sur
les relations de sens (synonymie, antonymie, polysémie,
champs lexicaux, regroupement de mots sous des termes génériques,
identification des niveaux de langue), d’autre part, sur des
relations qui concernent à la fois la forme et le sens
(famille de mots). Elle s’appuie également sur
l’identification grammaticale des classes de mots. L’usage
du dictionnaire, sous une forme papier ou numérique, est
régulière. Tous les domaines d’enseignement
contribuent au développement et à la précision
du vocabulaire des élèves. L’emploi du
vocabulaire fait l’objet de l’attention du maître
dans toutes les activités scolaires.





Grammaire


L’enseignement
de la grammaire a pour finalité de favoriser la
compréhension des textes lus et entendus, d’améliorer
l’expression en vue d’en garantir la justesse, la
correction syntaxique et orthographique. Il porte presque
exclusivement sur la phrase simple : la phrase complexe n’est
abordée qu’en CM2. Des activités spécifiques
visent à la description et à la mémorisation
des mécanismes de la langue française. L’élève
apprend à identifier les types et formes de phrase, les
principales classes et fonctions des mots, à maîtriser
l’utilisation des temps verbaux, à mémoriser
et à appliquer les règles qui prévalent dans
la langue française écrite. Il acquiert
progressivement le vocabulaire grammatical qui se rapporte aux
notions étudiées. Il mobilise ses connaissances dans
les activités d’écriture.


La phrase


-Connaissance et
emploi pertinent des phrases déclarative, interrogative,
injonctive et exclamative, des formes affirmative et négative,
active et passive.


-Utilisation adéquate
des signes de ponctuation usuels (point, point d’interrogation,
point d’exclamation, virgule, point-virgule, deux-points
introduisant une énumération ou des paroles
rapportées, guillemets encadrant des paroles rapportées).


Les classes de mots


-Identification, selon
leur nature, des mots suivants : les verbes, les noms, les
déterminants (articles - définis et indéfinis
-, déterminants possessifs, démonstratifs,
indéfinis, interrogatifs, exclamatifs), les adjectifs
qualificatifs, les pronoms (personnels, possessifs, démonstratifs,
indéfinis, interrogatifs, relatifs), les adverbes, les
prépositions, les conjonctions de coordination, les
conjonctions de subordination.


-Utilisation adéquate
de la substitution pronominale, ainsi que des conjonctions de
coordination et autres mots de liaison (adverbes).


-Compréhension
et expression correcte des degrés de l’adjectif et de
l’adverbe (comparatif, superlatif).


Les fonctions des mots


-Identification du
verbe, de son sujet (nom propre, groupe nominal ou pronom), et des
compléments du verbe : complément d’objet
direct et indirect, complément d’attribution,
compléments circonstanciels (de lieu, de temps, de manière
et de cause), complément d’agent.


-Compréhension
de la notion de circonstance : distinction entre les compléments
d’objet et d’attribution d’une part, les
compléments circonstanciels d’autre part.


-Identification de
l’attribut du sujet.


-Identification des
éléments du groupe nominal et de leurs fonctions :
déterminant, adjectif qualificatif épithète
ou apposé, complément du nom, proposition relative
complément du nom.








Le verbe


-Connaissance et
utilisation du vocabulaire relatif à la morphologie des
temps verbaux (radical, terminaison ; personne, nombre ; temps,
mode, voix ; auxiliaire).


-Compréhension
de la valeur temporelle des temps verbaux : temps verbaux du
passé, du présent, du futur ; antériorité
d’une action par rapport à une autre.


-Conjugaison des
verbes des premier et deuxième groupes, d’être
et avoir, d’aller, boire, dire, faire, partir, pouvoir,
prendre, rendre, savoir, venir, voir, vouloir aux modes et temps
suivants de la voix active : indicatif (présent, futur
simple, imparfait, passé simple, passé composé,
futur antérieur, plus-que-parfait, passé antérieur),
conditionnel présent, subjonctif présent, impératif
présent, infinitif présent, participe présent
et passé.


-Conjugaison des
verbes des premier et deuxième groupes à l’indicatif
présent et futur de la voix passive.


-Utilisation à
bon escient des temps et modes étudiés.


Les accords


Connaissance et
utilisation


-des règles et
des marques de l’accord dans le groupe nominal : accord en
genre et en nombre entre le déterminant, le nom et
l’adjectif qualificatif ;


-des règles de
l’accord en nombre et en personne entre le sujet et le verbe
 ;


-des règles de
l’accord du participe passé construit avec être
et avec avoir (cas d’un complément d’objet
direct postposé) ;


-des règles de
l’accord de l’adjectif qualificatif, qu’il soit
épithète, apposé ou attribut du sujet.





Les propositions


-Connaissance de la
distinction entre phrase simple et phrase complexe ; entre
proposition indépendante (coordonnée, juxtaposée),
proposition principale et proposition subordonnée.
Utilisation de la phrase complexe en percevant ses articulations.


-Connaissance et
emploi pertinent de la proposition relative (dans le groupe
nominal), de la proposition conjonctive par que (complément
d’objet direct).








Orthographe


Une attention
permanente est portée à l’orthographe. La
pratique régulière de la copie, de la dictée
et de la rédaction ainsi que des exercices diversifiés
assurent la fixation des connaissances acquises : leur application
dans des situations nombreuses et variées conduit
progressivement à l’automatisation des graphies
correctes. La relecture et la correction des textes sont
systématiques. Les élèves sont habitués
à utiliser les outils appropriés.


Orthographe
grammaticale


-Les élèves
sont entraînés à orthographier correctement
les formes conjuguées des verbes étudiés, à
appliquer les règles d’accord apprises en grammaire
(voir plus haut), à distinguer les principaux homophones
grammaticaux (à-a, où-ou…).


-Les particularités
des marques du pluriel de certains noms (en -al, -eau, - eu, - ou
 ; en -s, - x, - z) et de certains adjectifs (en -al, - eau,


-s, - x) sont
mémorisées.





Orthographe
lexicale


-L’orthographe
relative aux correspondances grapho-phoniques, y compris la valeur
des lettres en fonction des voyelles placées à
proximité (s/ss, c/ç, c/qu, g/gu/ge) ou de la
consonne suivante (n devenant m devant b, m p) ainsi que l’usage
du h aspiré initial sont maîtrisés.


-L’orthographe
des mots les plus fréquents, notamment les mots
invariables, ainsi que des mots fréquents avec accents, est
mémorisée.


-L’apprentissage
orthographique repose aussi sur l’application des “règles
d’orthographe” ou régularités dans
l’écriture des mots (redoublement de consonnes,
lettres muettes, finales de mots de grande fréquence).





À la fin du CM2
l’élève est capable de :


-écouter
autrui,


-prendre la parole en
respectant le registre de langue adapté,


-lire avec aisance (à
haute voix, silencieusement) et comprendre un texte,


-rédiger un
texte (récit, description, poème, compte rendu...)
en utilisant ses connaissances en vocabulaire et en grammaire, -
orthographier correctement un texte simple de dix lignes-lors de
sa rédaction ou de sa dictée-en se référant
aux règles connues d’orthographe et de grammaire
ainsi qu’à la connaissance du vocabulaire,


-dire de mémoire
de manière expressive des poèmes et des textes en
prose.










































Aucune
référence à la grammaire de texte :
l’enseignement ne se fait que sur la phrase simple, puis complexe.

L’essentiel
semble être la nomenclature, nature et fonction.


L’expression
« 
classes
de mots
 »
revient dans les programmes, et la partie « 
grammaire
de texte
 »,
qui s’appelait « 
quelques
phénomènes grammaticaux portant sur le texte
 »
a disparu. La ponctuation est intégrée dans la
phrase.


Le
« 
déterminant »
subsiste.































































La
conjugaison s’apprend de manière autonome comme si elle
était indépendante de la concordance des temps et de
leur valeur.


Retour
du plus que parfait, du passé antérieur et du futur
antérieur.


Est-ce nécessaire
et utile à l’école primaire ?


Sont explicitement
mentionnés le subjonctif présent, le conditionnel
présent, l’indicatif présent et futur de la voix
passive.



































Rien
de nouveau sur l’orthographe.















































Rédiger
un texte de 10 lignes n’est pas un objectif très ambitieux,
surtout si ce n’est que la correction de la grammaire et de
l’orthographe qui est visée à défaut de la
construction du texte et de son sens.

Un
programme plus lourd, que restera-t-il à apprendre au
collège ? Dans les programmes actuels nombre de
connaissances sont décrites comme en cours d’acquisition.
Cette notion a disparu.



MATHÉMATIQUES






La pratique des
mathématiques développe le goût de la
recherche, la pensée logique, l’imagination et les
capacités d’abstraction ; la maîtrise des
principaux éléments de mathématiques fournit
des outils pour agir dans la vie quotidienne. Les connaissances et
les compétences acquises, ainsi que les habitudes de
travail développées progressivement du CE2 au CM2
doivent préparer l’élève à tirer
profit de l’enseignement qui se continuera au collège.














Le programme affiche
le développement de la recherche, de la pensée, de
l’imagination... mais dans les faits l’alourdissement des
connaissances, l’abord prématuré de certaines
notions, l’insistance sur les techniques opératoires, la
résolution de problèmes passée au second plan
marque une profonde rupture avec les programmes actuels.


D’autre
part, il n’y a pas de lien entre les différentes parties,
on n’a pas l’ambition de construire une culture mathématique
au service de la vie courante, on juxtapose des « 
 savoirs
de base 
 ».





« Le
préambule du projet de programmes en mathématiques
insiste sur la liberté pédagogique qui serait
laissée aux professeurs des écoles mais, dans le
même temps, ces programmes sont détaillés par
niveaux de classes alors qu’ils l’étaient
auparavant par cycles. Si ce projet était entériné,
cela aurait évidemment des répercussions importantes
sur les pratiques pédagogiques. 



1
- Nombres et calcul



L’étude
organisée des nombres est poursuivie jusqu’au
milliard, mais des nombres plus grands peuvent être
rencontrés.


Les nombres entiers
naturels


-principes de la
numération décimale de position : valeur des
chiffres en fonction de leur position dans l’écriture
des nombres ;


-désignation
orale et l’écriture en chiffres et en lettres ;


-comparaison et
rangement de nombres, repérage sur une droite graduée,
utilisation des signes > et < ;


-relations
arithmétiques entre les nombres d’usage courant :
double, moitié, quadruple, quart, triple, tiers..., la
notion de multiple.


Les nombres décimaux
et les fractions


-fractions simples et
décimales : écriture, encadrement entre deux nombres
entiers consécutifs, écriture comme somme d’un
entier et d’une fraction inférieure à 1, somme
de deux fractions décimales ou de deux fractions de même
dénominateur ;


-nombres décimaux
 : désignations orales et écritures chiffrées,
valeur des chiffres en fonction de leur position, passage de
l’écriture à virgule à une écriture
fractionnaire et inversement, comparaison et rangement, repérage
sur une droite graduée ; la valeur approchée d’un
décimal à l’unité près, au
dixième près, au centième près.


Le calcul


-mental : tables
d’addition et de multiplication. L’entraînement
quotidien au calcul mental portant sur les quatre opérations
permet une appropriation des nombres et de leurs propriétés


-posé : la
maîtrise d’une technique opératoire pour
chacune des quatre opérations est indispensable.


-à la
calculatrice : la calculatrice fait l’objet d’une
utilisation raisonnée en fonction de la complexité
des calculs auxquels sont confrontés les élèves.


La résolution
de problèmes


liés à
la vie courante permet d’approfondir la connaissance des
nombres étudiés, de renforcer la maîtrise du
sens et de la pratique des opérations, de développer
la rigueur et le goût du raisonnement.






Le
programme est alourdi : multiplication de nombres décimaux,
division décimale.

La
résolution des problèmes ne vient qu’« 
approfondir  »
les connaissances.


C’est la fin des
situations- problèmes qui offraient la possibilité
aux élèves de construire leurs apprentissages grâce
à l’étayage.



La
résolution de problèmes et l’exploitation des
données numériques (qui devient « exploitation
et gestion de données ») passent à la fin
des programmes au lieu d’en être le cœur.






2
- Géométrie



L’objectif
principal de l’enseignement de la géométrie du
CE2 au CM2 est de permettre aux élèves de passer
progressivement d’une reconnaissance des objets et de leurs
propriétés essentiellement fondée sur la
perception à une étude davantage fondée sur
le recours à des instruments de tracé et de mesure
ainsi que sur l’énoncé de quelques propriétés.


Les relations et
propriétés géométriques : alignement,
perpendicularité, parallélisme, égalité
de longueurs, symétrie axiale, milieu


d’un segment.


L’utilisation
d’instruments et de techniques : règle, équerre,


compas, calque, papier
quadrillé, papier pointé, pliage.


Les figures planes :
le carré, le rectangle, le losange, le parallélogramme,
le triangle et ses cas particuliers, le cercle, ainsi que l’étude
de figures composées :


-description,
reproduction, construction ;


-vocabulaire
spécifique relatif à ces figures : côté,
sommet, angle,


diagonale, axe de
symétrie, centre, rayon, diamètre ;


-agrandissement et la
réduction de figures planes, en lien avec la


proportionnalité.


Les solides usuels :
cube, pavé droit, cylindre, prismes droits, cône,


pyramide.


-reconnaissance de ces
solides et étude de quelques patrons ;


-vocabulaire
spécifique relatif à ces solides : sommet, arête,
face.

Les
problèmes de reproduction ou de construction de
configurations géométriques diverses mobilisent la
connaissance des figures usuelles. Ils sont l’occasion
d’utiliser à bon escient le vocabulaire spécifique
et les démarches de mesurage et de tracé.





Le programme est
alourdi : étude du cylindre et du prisme.








3
- Grandeurs et mesures



Les longueurs, les
masses, les volumes : mesure, estimation, unités légales
du système métrique, calcul sur ces mesures
exprimées, conversions, périmètre d’un
polygone, formule du périmètre du carré et du
rectangle, de la longueur du cercle, du volume du pavé
droit.


Les aires :
comparaison de surfaces selon leurs aires, unités usuelles,


conversions ; formule
de l’aire d’un rectangle et d’un triangle.


Les angles :
comparaison, utilisation d’un gabarit et de l’équerre
 ; angle droit, aigu, obtus.


Le repérage du
temps : lecture de l’heure et du calendrier.


Les durées :
unités de mesure des durées, calcul de la durée
écoulée


entre deux instants
donnés.





La monnaie

La
résolution de problèmes concrets contribue à
consolider les connaissances et capacités et à
donner du sens aux grandeurs et à leur mesure. A cette
occasion des estimations de mesure peuvent être fournies
puis validées.




Le
programme est également alourdi et des connaissances du
collège passent au cycle 3 : longueur du cercle, aire du
triangle, volume du pavé droit





4
- Organisation et gestion de données



Les capacités
d’organisation et de gestion des données se
développent par la résolution de problèmes de
la vie courante ou tirés d’autres enseignements. Il
s’agit d’apprendre progressivement à trier des
données, à les classer, à lire ou à
produire des tableaux, des graphiques et à les analyser. La
proportionnalité est abordée à partir des
situations faisant intervenir les notions de pourcentages,
d’échelle, de conversion, d’agrandissement ou
de réduction de figures... Pour cela, plusieurs procédures
(et notamment celle dite de la “règle de trois”)
sont utilisées.








À
la fin du CM2 les élèves doivent être capables
de :



-écrire,
nommer, comparer et utiliser les nombres entiers, les nombres
décimaux et quelques fractions simples ;


-restituer les tables
usuelles d’addition et de multiplication ;


-utiliser les
techniques opératoires des quatre opérations sur les
nombres entiers et décimaux ;


-calculer mentalement
en utilisant les quatre opérations ;


-reconnaître,
décrire et nommer les figures et solides usuels et
connaître quelques unes de leurs propriétés ;


- utiliser la règle,
l’équerre et le compas pour tracer avec soin et
précision les figures planes usuelles aux dimensions
données ;


-utiliser les unités
de mesure usuelles, utiliser des instruments de mesure ; effectuer
des conversions ;


- résoudre des
problèmes relevant des quatre opérations, de la
proportionnalité, et faisant intervenir différents
objets mathématiques : nombres, mesures, “règle
de trois”, figures géométriques, schémas
 ;


-savoir organiser des
informations numériques ou géométriques,
justifier et apprécier la vraisemblance d’un résultat
 ;

-lire,
interpréter et construire quelques représentations :
diagrammes, tableaux, graphiques.





ÉDUCATION
PHYSIQUE ET SPORTIVE









L’éducation
physique et sportive vise le développement des capacités
motrices et la pratique d’activités physiques,
sportives et artistiques. Elle contribue à l’éducation
à la santé en permettant aux élèves de
mieux connaître leur corps, et à l’éducation
à la sécurité, par des prises de risques
contrôlées. Elle éduque à la
responsabilité et à l’autonomie, en faisant
accéder les élèves à des valeurs
morales et sociales (respect de règles, respect de soi-même
et d’autrui). La pratique des activités est organisée
sur les deux années du cycle en exploitant les ressources
locales.





Réaliser une
performance mesurée (en distance, en temps)


-Activités
athlétiques : courir vite, courir longtemps, courir en
franchissant des obstacles, courir en relais, sauter loin, sauter
haut, lancer loin.


-Natation : se
déplacer sur une trentaine de mètres.


Adapter ses
déplacements à différents types
d’environnement


-Activités
d’escalade : grimper et redescendre sur un trajet annoncé
(mur équipé).


-Activités
aquatiques et natation : plonger, s’immerger, se déplacer
sous l’eau, se laisser flotter.


-Activités de
roule et glisse : réaliser un parcours d’actions
diverses en roller, en vélo, en ski.


-Activités
d’orientation : Retrouver plusieurs balises dans un espace
semi-naturel en s’aidant d’une carte.








S’opposer
individuellement et collectivement



-Jeux de lutte :
amener son adversaire au sol pour l’immobiliser.


-Jeux de raquettes :
marquer des points dans un match à deux.


-Jeux sportifs
collectifs (type handball, basket-ball, football, rugby,
volley-ball...) : coopérer avec ses partenaires pour
affronter collectivement des adversaires, en respectant des
règles, en assurant des rôles différents
(attaquant, défenseur, arbitre).








Concevoir
et réaliser des actions à visée expressive,
artistique, esthétique



-Danse
 : construire à plusieurs une phrase dansée
(chorégraphie de 5 éléments au moins) pour
exprimer corporellement des personnages, des images, des
sentiments et pour communiquer des émotions, sur des
supports sonores divers.


-Activités
gymniques

 : construire et réaliser un enchaînement de 4 ou 5
éléments “acrobatiques” sur divers
engins (barres, moutons, poutres, tapis).





À la fin du CM2
les élèves sont capables de :


-réaliser une
performance mesurée dans les activités athlétiques
et en natation


-se déplacer en
s’adaptant à l’environnement ;


-respecter les autres
et les règles dans un affrontement sportif individuel ou
collectif ; coopérer ;


-inventer et réaliser
des chorégraphies, des enchaînements, à visée
artistique, esthétique ou expressive.






Même
structure qu’en 2007



Ne
peut-il apprendre à gérer ses efforts ?

D’accord
sur le repect, mais où sont passés l’apprentissage
de l’autonomie et des stratégies individuelles et
collectives ?






























PRATIQUE
D’UNE LANGUE VIVANTE






En fin de CM2, les
élèves doivent avoir acquis les compétences
nécessaires à la communication élémentaire
définie par le niveau A1 du Cadre européen commun de
référence pour les langues qui constitue par
ailleurs la référence fondamentale pour
l’enseignement, les apprentissages et l’évaluation
des acquis en langues vivantes. À partir du CE2, les
activités orales de compréhension et d’expression
sont une priorité. Le vocabulaire s’enrichit et les
composantes sonores de la langue restent une préoccupation
constante : accentuation, mélodies, rythmes propres à
la langue apprise. En grammaire, l’objectif visé est
celui de l’utilisation de formes élémentaires
 : phrase simple et conjonctions de coordination. L’orthographe
des mots utilisés est apprise. Les connaissances sur les
modes de vie du pays viennent favoriser la compréhension
d’autres façons d’être et d’agir.





À la fin du CM2
les élèves doivent être capables de :


-communiquer : se
présenter, répondre à des questions et en
poser ;


-comprendre des
consignes, des mots familiers et des expressions très
courantes


-connaître
quelques éléments culturels d’un autre pays.




Pour
la progression, se reporter aux programmes spécifiques à
chaque langue vivante étrangère ou régionale.



Pas de changement,
référence aux programmes existants et au CERL.



On
ne cite plus la mise en situation par le jeux favorisant les
situations d’écoute et d’échanges
réciproques entre les enfants et augmentant les prises de
parole spontanées.


CULTURE
SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE






Les sciences
expérimentales et les technologies ont pour objectif de
comprendre et de décrire le monde réel, celui de la
nature et celui construit par l’Homme, d’agir sur lui,
et de maîtriser les changements induits par l’activité
humaine. Leur étude contribue à faire saisir aux
élèves la distinction entre faits et hypothèses
vérifiables d’une part, opinions et croyances d’autre
part. Observation, questionnement, expérimentation et
argumentation sont essentiels pour atteindre ces buts ; c’est
pourquoi les connaissances et les compétences sont acquises
dans le cadre d’une démarche d’investigation
qui développe la curiosité, la créativité,
l’esprit critique et l’intérêt pour le
progrès scientifique et technique. Les élèves
apprennent à être responsables face à
l’environnement, au monde vivant, à la santé.
Ils comprennent que le développement durable correspond aux
besoins des générations actuelles et futures.


En relation avec les
enseignements de culture humaniste et d’éducation
civique, ils apprennent à agir dans cette perspective.





Le
ciel et la Terre



Le mouvement de la
Terre (et des planètes) autour du Soleil, la rotation de la
Terre sur elle-même ; la durée du jour et son
changement


au cours des saisons.


Le mouvement de la
Lune autour de la Terre.


Lumières et
ombres.


Volcans et séismes,
les risques pour les sociétés humaines.





La matière


L’eau : une
ressource


-états et
changements d’état ; mélanges et solutions


-le trajet de l’eau
dans la nature


-le maintien de sa
qualité pour ses utilisations.


L’air et les
pollutions de l’air.


Les déchets :
réduire, réutiliser, recycler.





L’énergie


Exemples simples de
sources d’énergies (fossiles ou renouvelables).
Besoins en énergie, consommation et économie
d’énergie.


La
diversité du vivant



Approche de la
classification du vivant. Notion de biodiversité.


Le fonctionnement du
vivant


Mode de nutrition des
végétaux verts.


Les modes de
reproduction des êtres vivants.


Le développement
d’un végétal.


Les stades du
développement des animaux (en particulier des insectes).





Le fonctionnement du
corps humain et la santé


Les mouvements
corporels (les muscles, les os du squelette, les


articulations).


Première
approche des notions de digestion, respiration et circulation
sanguine.





Reproduction de
l’Homme et éducation à la sexualité.


Hygiène et
santé : actions bénéfiques ou nocives de nos
comportements, notamment dans le domaine du sport, de
l’alimentation, du


sommeil.





Les êtres
vivants dans leur environnement


L’adaptation des
êtres vivants aux conditions du milieu.


Places et rôles
des êtres vivants ; notions de chaînes et de réseaux


alimentaires.


L’évolution
d’un environnement géré par l’Homme : la
forêt ;


importance de la
biodiversité.





Les
objets techniques



Circuits électriques
alimentés par des piles.


Leviers et balances,
équilibres.


Objets mécaniques,
transmission de mouvements.


Les sources d’énergie
des moyens de transport.


Règles de
sécurité, dangers de l’électricité.





Àla fin du CM2
les élèves doivent être capables de :


-pratiquer une
démarche d’investigation : savoir observer,
questionner ; -manipuler et expérimenter, formuler une
hypothèse et la tester, argumenter ;


- exprimer et
exploiter les résultats d’une mesure ou d’une
recherche en utilisant un vocabulaire scientifique à
l’écrit et à l’oral ;


-maîtriser des
connaissances dans divers domaines scientifiques ;

-mobiliser
leurs connaissances dans des contextes scientifiques différents
et dans des activités de la vie courante



L’expression
EEDD a disparu ; on parle d’éducation au développement
durable. Certains de ces thèmes sont présents dans
la nouvelle partie « 
les
êtres vivants dans leur environnement
 ».








Nouveau programme
essentiellement notionnel et qui devra être couvert en très
peu de temps ce qui ne laissera pas de place aux
expérimentations, cahiers d’expériences
scientifiques, etc.




Nous
sommes très loin de la « 
 main
à la pâte 
 ».


CULTURE
HUMANISTE






La culture humaniste
ouvre l’esprit des élèves à la
diversité et à l’évolution des
civilisations, des parties du monde, des sociétés,
des religions et des arts ; elle leur permet d’acquérir
des repères temporels, spatiaux, culturels et civiques.
Avec la fréquentation des œuvres littéraires,
elle contribue donc à la formation de la personne et du
citoyen. L’histoire et la géographie donnent des
repères communs, temporels et spatiaux, pour commencer à
comprendre l’unité et la complexité du monde.
Elles développent chez les élèves curiosité,
sens de l’observation et esprit critique. Les pratiques
artistiques individuelles ou collectives développent le
sens esthétique, elles favorisent l’expression, la
création réfléchie, la maîtrise du
geste et l’acquisition de méthodes de travail et de
techniques. Elles sont éclairées, dans le cadre de
l’histoire des arts, par une rencontre sensible et raisonnée
avec des œuvres considérées dans un cadre
chronologique.






Le
temps imparti à ces matières sera extrêmement
réduit alors que toutes les notions sont maintenues : ce
qui risque de conduire de fait à un enseignement au galop
et superficiel.

Ce
dernier est centré sur l’histoire de France divisée
en six grandes périodes devant faire l’objet d’un
apprentissage chronologique systématique des évènements
et personnages, décidé par le ministère.
Selon quels critères ?







Histoire
et géographie



Les objectifs de
l’enseignement de l’histoire et de la géographie
au cycle 3 s’inscrivent dans l’ensemble des
connaissances et des compétences que les élèves
acquièrent progressivement au cours de la scolarité
obligatoire.





Histoire


L’étude
des questions suivantes permet aux élèves
d’identifier et de caractériser simplement les
grandes périodes qui seront étudiées au
collège. Elle s’effectue dans l’ordre
chronologique. Les événements et les personnages
indiqués ci-dessous en italique constituent une liste de
repères indispensables que le maître pourra compléter
en fonction de ses choix pédagogiques. Jalons de l’histoire
nationale, ils forment la base d’une culture commune. Ces
repères s’articuleront avec ceux de l’histoire
des arts.


La Préhistoire


Les premières
traces de vie humaine, la maîtrise du fer et les débuts
de l’agriculture, l’apparition de l’art.


L’homme de
Tautavel il y a près de 500 000 ans.


L’Antiquité


Les Gaulois, la
romanisation de la Gaule et la christianisation du monde
gallo-romain.


Jules César et
Vercingétorix ; 52 avant notre ère : Alésia.


Le Moyen Âge
(476-1492)


Après les
invasions, la naissance et le développement du royaume


de France.


La société
féodale, le rôle de l’Église.


La guerre de Cent Ans.


Conflits et échanges
en Méditerranée : les Croisades, la découverte


d’une autre
civilisation, l’Islam.





496 : baptême de
Clovis ; 800 : couronnement de Charlemagne ; 987 : Hugues Capet,
roi de France ; Saint Louis ; Jeanne d’Arc.


Les Temps modernes
(1492-1789)


Le temps des
Découvertes et des premiers empires coloniaux, la


traite des Noirs et
l’esclavage.


La Renaissance : les
arts, les débuts de la science moderne,


catholiques et
protestants.


La monarchie absolue
en France.


Les Lumières.





1492 : Christophe
Colomb en Amérique ; François Ier ; Henri IV et
l’édit de Nantes ; Gutenberg ; Galilée ;
Richelieu ; Louis XIV, Voltaire, Rousseau.


La Révolution
française et le Dix-neuvième siècle
(1789-1914)


La Révolution
française et le Premier empire : l’aspiration à
la liberté et à l’égalité, la
Terreur, la France en guerre contre l’Europe (1792-1815),
les grandes réformes de Napoléon Bonaparte. La
France dans une Europe en expansion industrielle et urbaine : le
temps du travail en usine, des progrès techniques, des
colonies et de l’émigration. L’installation de
la démocratie et de la République


Louis XVI ; 14 juillet
1789 : prise de la Bastille ; 22 septembre 1792 : proclamation de
la République ; 1804 : Napoléon I, empereur des
Français ; 1848 : suffrage universel masculin et abolition
de l’esclavage ; 1882 : Jules Ferry et l’école
gratuite, laïque et obligatoire ; Pasteur ; Marie Curie ;
1905 : loi de séparation des Églises et de l’État.


Le Vingtième
siècle et notre époque


La violence du XXe
siècle :


-les deux conflits
mondiaux ;


-l’extermination
des Juifs et des Tziganes par les nazis : un crime contre
l’humanité.





La révolution
scientifique et technologique, la société de
consommation.


La Ve
République.


La construction
européenne.





1916 : bataille de
Verdun ; Clemenceau ; 11 novembre 1918 : armistice de la Grande
Guerre ; 18 juin 1940 : appel du général de Gaulle ;
Jean Moulin ; 8 mai 1945 : fin de la Seconde Guerre mondiale en
Europe ; 1945 : droit de vote des femmes en France ; 1957 : traité
de Rome ; 1958 : Charles de Gaulle et la fondation de la Ve
République ; 1989 : chute du mur de Berlin.





Une modification de
découpage de 2 périodes.


Avant : 1492 –
1815 et 1815 – 1914


Maintenant 1492 –
1789 et 1789 – 1914





Les faits de société
sont minorés. Les dates et des grands personnages qui se
trouvaient dans les documents d’accompagnement sont introduits.




Les
repères historiques doivent s’articuler sur
l’histoire des arts (à hauteur de 20h/an)














Les Celtes sont
remplacés par les Gaulois







































Grossière
erreur dans la chronologie concernant Gutenberg : il est mort le 3
février 1468, donc bien avant que Christophe Colomb ne
découvre l’Amérique et avant la naissance d’Henri IV
 !































1989
 : chute du mur de Berlin. Plusieurs chercheurs pointent la
difficulté d’étudier ce fait : cela paraît
impossible à étudier sans aborder l’histoire
européenne et mondiale.





La chronologie est
nécessaire mais l’histoire ne peut se réduire à
une longue énumération de dates et de personnages.





Géographie


Le programme de
géographie a pour objectifs de décrire et de
comprendre comment les hommes vivent et aménagent leurs
territoires. Les sujets étudiés se situent en
premier lieu à l’échelle locale et nationale ;
ils visent à identifier et connaître les principales
caractéristiques de la géographie de la France dans
un cadre européen et mondial. Le programme de géographie
contribue, avec celui de sciences, à l’éducation
au développement durable. Les repères indispensables
sont mentionnés en italique, ils intègrent et
construisent progressivement le cadre européen et mondial
du programme. Ils peuvent être complétés en
fonction des choix du professeur.


Des réalités
géographiques locales à la région où
vivent les élèves


-les paysages de
village, de ville ou de quartier, la circulation des hommes et des
biens, les principales activités économiques ;


-un sujet d’étude
au choix permettant une première approche du développement
durable : l’eau dans la commune (besoins et traitement) ou
les déchets (réduction et recyclage) ;


-la région :
ses limites ; la métropole régionale et son rôle.


Étude de la
carte régionale.


Le territoire français
dans le cadre européen


-les grands types de
paysages et la diversité des régions françaises
 ;


-les principales
caractéristiques et les grands contrastes du territoire
français ;


-les pays de l’Union
européenne.








Principaux caractères
du relief, de l’hydrographie et du climat en France et en
Europe : étude de cartes.


Premières
approches du découpage administratif (départements,


régions) :
étude de cartes.


Les pays de l’Union
européenne : étude de carte.





Les Français
dans le contexte européen


-la répartition
de la population sur le territoire national et en Europe ;


-les principales
villes en France et en Europe.


Répartition de
la population et localisation des principales villes : étude
de carte.


Se déplacer en
France et en Europe


-un aéroport ;


-le réseau
autoroutier et le réseau TGV.


Le réseau ferré
à grande vitesse en Europe : étude de carte.


Produire en France


-quatre types
d’espaces d’activités : une zone
industrialo-portuaire, un centre tertiaire, un espace agricole, et
une zone de tourisme.


Dans le cadre de
l’approche du développement durable ces quatre études
mettront en valeur les notions de ressources, de pollution, de
risques et de prévention.


La France dans le
monde


-les territoires
français dans le monde ;


-la langue française
dans le monde (en relation avec le programme d’éducation
civique).


Ces deux questions
s’appuieront sur une étude du globe et de
planisphères : les océans et continents, les grands
traits du relief de la planète, les principales zones
climatiques, les zones denses et vides de population, les espaces
riches et pauvres à l’échelle de la planète.


L’Union
européenne (en relation avec le programme d’éducation
civique)


-les principaux
caractères géographiques d’un ou deux États
de l’Union européenne (en fonction de la langue
vivante étudiée en classe, par exemple). Au cours de
ces trois années, le programme peut être étudié
dans l’ordre de sa présentation. Le CE2 peut être
consacré aux “réalités géographiques
locales et à la région” ; au CM1, les élèves
étudieront “le territoire français dans le
cadre européen”, “les Français dans le
contexte européen” et “se déplacer en
France et en Europe” ; le CM2 sera consacré aux
parties “produire en France”, “la France dans le
monde”, et “l’Union européenne” .


À la fin du
CM2, les élèves doivent être capables de :





- identifier les
principales périodes de l’histoire, de mémoriser
quelques repères chronologiques pour les situer les uns par
rapport aux autres en connaissant une ou deux de leurs
caractéristiques majeures ;





-identifier et
connaître par la fréquentation régulière
du globe, de cartes et de paysages quelques caractères
principaux des grands ensembles physiques et humains de l’échelle
locale à celle du monde pour décrire et comprendre
la diversité de la vie des hommes sur la terre ;








-lire et utiliser
différents langages : cartes, croquis, graphiques,
chronologie, documents iconographiques.





Le programme propose
un découpage par année, partant du local en CE2 à
l’Union Européenne en CM2.


Le monde n’est abordé
qu’à partir de la France dans le monde.








Recentrage
sur l’espace régional et national même s’il
doit être traité dans le contexte européen.
L’échelle mondiale n’est plus présente.

Il
s’agit d’une géographie essentiellement descriptive.








PRATIQUES
ARTISTIQUES ET HISTOIRE DES ARTS


Pratiques artistiques


Les pratiques
artistiques développent la maîtrise et l’exactitude
du geste, le sens esthétique, l’aptitude à
l’expression, le goût de la création. Elles
permettent de mieux équilibrer les formes diverses
d’intelligence, d’habileté et de sensibilité.





1
- Arts visuels



Par une pratique
régulière et diversifiée, l’enseignement
des arts visuels favorise l’expression et la création.
Il conduit à l’acquisition de savoirs et de
techniques spécifiques.




2 - Éducation
musicale


L’éducation
musicale s’appuie sur des pratiques concernant la voix et le
chant : jeux vocaux, chants divers, en canon et à deux
voix, en petits groupes ou en formation chorale. Des pratiques
instrumentales sont mises en œuvre en accompagnement du
chant, des jeux rythmiques utilisent un ou plusieurs instruments.
Le codage de la musique et la partition font l’objet d’une
première approche. Grâce à des activités
d’écoute, les élèves s’exercent à
comparer des œuvres musicales, découvrent la variété
des genres et des styles selon les époques et les cultures.
La reconnaissance de quelques instruments intervenant dans une
œuvre prolonge le travail engagé au CP et au CE1.


Histoire des arts


L’histoire des
arts porte à la connaissance des élèves des
œuvres de référence qui appartiennent au
patrimoine ou à l’art contemporain ; ces œuvres
leur sont présentées en relation avec une époque,
une aire géographique (sur la base des repères
chronologiques et spatiaux acquis en histoire et en géographie),
une forme d’expression (dessin, peinture, sculpture,
architecture, arts appliqués, musique), et le cas échéant
une technique (huile sur toile, gravure...), un artisanat ou une
activité créatrice vivante. Cet enseignement aide
les élèves à se situer parmi les productions
artistiques de l’humanité et les différentes
cultures considérées dans le temps et dans l’espace.
Confrontés à des œuvres diverses, ils
découvrent les richesses, la permanence et l’universalité
de la création artistique. En arts visuels comme en
éducation musicale, au titre de l’histoire des arts,
les élèves bénéficient de rencontres
sensibles avec des œuvres qu’ils sont en mesure
d’apprécier. Selon la proximité géographique,
des monuments, des musées, des ateliers d’art ou des
spectacles vivants pourront être découverts. Ces
sorties éveillent la curiosité des élèves
pour les chefs-d’œuvre ou les activités
artistiques de leur ville ou de leur région. Des œuvres
de référence sont énumérées
ci-dessous. Le maître puisera dans ces listes à sa
convenance ou il les complètera dans le même esprit,
notamment en fonction des ressources documentaires, et de la
proximité de son école avec des monuments, musées,
ateliers d’art ou salles de concert.








Architecture
Les ensembles mégalithiques (dolmen de La Roche aux fées,
menhirs de Carnac, cercle de Stonehenge). L’acropole
d’Athènes, des monuments ou sites gallo-romains.


Arts plastiques Les
peintures de Lascaux. Une sculpture égyptienne, un
bas-relief mésopotamien, la peinture d’un vase grec,
une fresque de Pompéi, une mosaïque romaine.


Arts appliqués
Les métaux : des objets d’or ou de bronze de l’art
celte.


La Préhistoire
et l’Antiquité


Le Moyen Âge


De la Renaissance à
la Révolution française


Le Dix-neuvième
siècle


L’époque
contemporaine





Architecture Un
château fort ; une église romane ; une église
gothique ; une grande mosquée (Damas, Kairouan, Cordoue) ;
une maison à colombage ou une halle ; une cité
fortifiée (Carcassonne) ; le Mont Saint-Michel.


Arts plastiques Un
manuscrit enluminé (exemple : Heures du Duc de Berry) ; un
portrait (exemple : Jean Fouquet) ; des sculptures romanes et
gothiques.


Arts appliqués
Les textiles : la tapisserie de Bayeux, la Dame à la
licorne. Le verre : un vitrail.


Musique Chansons
médiévales, mono ou polyphoniques (exemples : chants
grégoriens, chansons des troubadours, Guillaume de Machaut
 ; ).





Architecture Un
château de la Loire ; le château de Versailles ; une
fortification de Vauban ; une place formant ensemble architectural
(exemples : Place Saint-Marc à Venise, Place des Vosges à
Paris, Place Stanislas à Nancy...).


Arts plastiques Une
œuvre picturale de Clouet, Bruegel l’ancien, Léonard
de Vinci, George de La Tour, Vélasquez, Vermeer, Rembrandt,
Chardin, Watteau. Une sculpture de Jean Goujon, de Michel-Ange.


Arts appliqués
Les émaux : Bernard Palissy. L’horlogerie : une
horloge astronomique (Strasbourg). Les textiles : une tapisserie
des Gobelins, un tapis du Moyen-Orient. L’horticulture : un
parterre à la française, un jardin à
l’anglaise.


Musique Extraits de
Monteverdi, Lully, Vivaldi, Rameau, Bach, Haendel, Mozart.
Chansons traditionnelles et populaires.





Architecture
Urbanisme d’Haussmann ; Gustave Eiffel : le viaduc de
Garabit ; une grande gare avec architecture métallique et
marquise ; le canal de Suez ; le pont-canal d’Agen ou de
Briare.


Arts plastiques Une
œuvre picturale de David, Ingres, Delacroix, Courbet,
Renoir, Monet, Van Gogh, Seurat, Henri Rousseau. Une sculpture de
Rodin. Photographie : daguerréotypes, portraits de Nadar.


Arts appliqués
Les textiles : un tissage damassé, une dentelle, une
broderie (à la main, sujet figuratif). La porcelaine : la
manufacture de Sèvres, Limoges. Le métal : un objet
technique ouvragé (arme, horloge, loupe, sextant...). Le
bois : un chef d’œuvre de marqueterie.


Musique et danse
Extraits de Beethoven, Schubert, Berlioz, Chopin, Smetana, Wagner,
Moussorgsky ; extraits d’un ballet de Tchaikovsky
(Casse-Noisette, Le Lac des cygnes).





Architecture L’art
nouveau : un immeuble à Barcelone, à Bruxelles, à
Vienne ; une station de métro à Paris.
L’architecture new-yorkaise : l’Empire State Building,
Le style néo-classique : le Palais de Chaillot. Le
Corbusier : la Cité radieuse. La Défense, la
pyramide du Louvre. Le musée Guggenheim à Bilbao. Le
viaduc de Millau.


Arts plastiques Une
œuvre de Picasso, Mondrian, Léger, Miró,
Magritte, Chagall, Dubuffet. Une sculpture de Giacometti,Maillol.
Une série d’Andy Warhol. Des photographies de
Cartier-Bresson, Doisneau, Édouard Boubat.


Arts appliqués
Le cristal et le verre : un objet de Baccarat, de Bohème,
de Venise. Les textiles : une soie d’Asie ou d’Europe.
La haute couture : une robe des années 20, des années
60. Le design : une lampe, une chaise. Le graphisme : une affiche.


Musique et danse
Extraits de Debussy, Satie, Ravel, M. de Falla, Stravinsky. Un
morceau de jazz (exemples : Gershwin, DukeEllington, Dave
Brubeck). Chansons d’Édith Piaf, Jacques Brel,
Georges Brassens, des Beatles. Musiques traditionnelles d’Afrique
et d’Asie.





À la fin du
CM2, les élèves doivent être capables de :


-pratiquer le dessin
dans différentes situations en se servant de diverses
techniques, matériaux, supports et instruments ;


-interpréter de
mémoire une chanson, participer avec exactitude à un
jeu rythmique ; soutenir une écoute prolongée,
repérer des éléments musicaux
caractéristiques simples ;





-reconnaître,
décrire et commenter des œuvres visuelles ou
musicales préalablement étudiées : savoir les
situer dans le temps et dans l’espace, identifier le domaine
de la création dont elles relèvent (peinture,
architecture, etc.) et le cas échéant les techniques
et matières auxquelles le créateur a recouru ;




-utiliser
à bon escient le vocabulaire qui permet de décrire
une œuvre d’art visuelle ou musicale et de rendre
compte des sensations, émotions et jugements de goût
qu’elle suscite.






Le
projet introduit une nouvelle « 
 discipline  »,
« 
histoire
des arts 
 »
(20heures par an. Pourquoi pas si la pratique artistique des
élèves en classe est maintenue ?


La place et les
indications données sont disproportionnées.


Le catalogue est
demesuré et parfois ubuesque : cristal de Baccarat, de
Bohème, de Venise ; soies d’ Europe et d’Asie ...


Ce catalogue relève
davantage d’indications ou d’un document d’accompagnement.



Aucun
volume horaire n’est défini pour ces activités.


TECHNIQUES
USUELLES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION






La culture numérique
impose l’usage raisonné de l’informatique, du
multimédia et de l’internet. Dès l’école
primaire, une attitude de responsabilité dans l’utilisation
de ces outils interactifs doit être visée. Le brevet
informatique et internet (B2i) est une attestation qui comporte
trois niveaux de maîtrise des technologies de l’information
et de la communication. Le niveau école atteste
l’acquisition de connaissances, capacités et
attitudes que les élèves doivent maîtriser à
l’issue de l’école primaire. Le programme du
cycle 3 est organisé selon cinq domaines déclinés
dans les textes règlementaires définissant le B2i :


-s’approprier un
environnement informatique de travail ;


-adopter une attitude
responsable ;


-créer,
produire, traiter, exploiter des données ;


-s’informer, se
documenter ;


-communiquer,
échanger.


Les élèves
apprennent à maîtriser les fonctions de base d’un


ordinateur : fonction
des différents éléments ; utilisation de la
souris, du clavier. Ils sont entraînés à
utiliser un traitement de texte, à écrire un
document numérique, à envoyer et recevoir des
messages.


Ils effectuent une
recherche en ligne, identifient et trient des informations.


Les technologies de
l’information et de la communication sont utilisées
dans la plupart des situations d’enseignement.





À la fin du CM2
les élèves sont capables de :


-utiliser l’outil
informatique pour s’informer, se documenter, présenter
un travail ;


-utiliser l’outil
informatique pour communiquer ;


-faire preuve d’esprit
critique face à l’information et à son
traitement.





pas de changement, B2i




INSTRUCTION
CIVIQUE ET MORALE






L’instruction
civique et l’enseignement de la morale permettent à
chaque élève de mieux s’intégrer à
la collectivité de la classe et de l’école au
moment où son caractère et son indépendance
s’affirment. Cet enseignement le conduit à réfléchir
sur les problèmes concrets posés par sa vie
d’écolier et, par là même, à
prendre conscience de manière plus explicite des fondements
même de la morale : les liens qui existent entre la liberté
personnelle et les contraintes de la vie sociale, la
responsabilité de ses actes ou de son comportement, le
respect de valeurs partagées, l’importance de la
politesse et du respect d’autrui. En relation avec l’étude
de l’histoire et de la géographie, l’instruction
civique permet aux élèves d’identifier et de
comprendre l’importance des valeurs, des textes fondateurs,
des symboles de la République française et de
l’Union européenne. Au cours du cycle des
approfondissements, les élèves étudient plus
particulièrement les sujets suivants :


1
-
L’importance
de la règle de droit dans l’organisation des
relations sociales qui sera expliquée, à partir
d’adages juridiques

(“nul n’est censé ignorer la loi”, “on
ne peut être juge et partie”, etc.)


2
-
L’estime
de soi, le respect de l’intégrité des
personnes, y compris de la leur

 : les principales règles de politesse et de civilité,
les contraintes de la vie collective, les règles de
sécurité et l’interdiction des jeux dangereux,
les règles élémentaires de sécurité
routière, la connaissance des risques liés à
l’usage de l’internet, l’interdiction absolue
des atteintes à la personne d’autrui.


3
-
Les
règles élémentaires d’organisation de
la vie publique et de la démocratie

 : le refus des discriminations de toute nature, la démocratie
représentative (l’élection), l’élaboration
de la loi (le Parlement) et son exécution (le
Gouvernement), les enjeux de la solidarité nationale
(protection sociale, responsabilité entre les générations).


4
-
Les
traits constitutifs de la nation française
 :
les caractéristiques de son territoire (en relation avec le
programme de géographie) et les étapes de son
unification (en relation avec le programme d’histoire), les
règles d’acquisition de la nationalité, la
langue nationale (l’Académie française).


5
-
L’Union
européenne et la francophonie

 : le drapeau, l’hymne européen, la diversité
des cultures et le sens du projet politique de la construction
européenne, la communauté de langues et de cultures
composée par l’ensemble des pays francophones (en
relation avec le programme de géographie).





À la fin du CM2
les élèves sont capables de :


-se respecter,
respecter les autres et les règles de la vie collective ;


-comprendre les
notions de droits et de devoirs, les accepter et les mettre en
application ;


-appliquer les
principes de l’égalité des filles et des
garçons, de la dignité de la personne.













Retour
en force de la morale, mais quelle morale ?

On
ne parle plus d’éducation civique, d’apprentissage
d’un comportement nécessaire à la vie
collective, de « 
devenir  »
un citoyen responsable, capable de choisir, penser, critiquer,
argumenter….

Plus
aucune place n’est faite aux débats et échanges
d’idées pour réguler la vie collective en
respectant la parole d’autrui... mais les maximes sont de
retour !


-Explication
de l’
importance
de la règle de droit dans l’organisation des
relations sociales à partir d’ « 
 adages
juridiques
 ».
(ex : Nul n’est censé ignorer la loi)


-Disparition
de la partie « 
s’ouvrir
au monde 
 »
 : plus de référence à l’approche des
inégalités entre régions du globe et les
solidarités internationales (mais cité dans la
géographie dans « 
la
France dans le monde 
 »).


Au niveau mondial, la
diversité des cultures est approchée par l’Union
européenne et la communauté de langues et de
cultures des pays francophones.


Seuls les enjeux de la
solidarité nationale (protection sociale, responsabilité
entre les générations) sont cités.


-
La
Déclaration
des droits de l’Homme et du citoyen

et la
Convention
internationale des droits de l’enfant

de 1989, qui étaient cités dans les anciens
programmes, ne le sont plus.


-
Le « 
respect
et l’acceptation de la différence 
 »
des programmes de 2007 n’est plus cité. On parle du
« 
 respect
d’autrui »

et du « 
respect
de l’intégrité des personnes 
 ».


-
Les nouveaux programmes ne parlent plus de « 
 participer
pleinement à la vie de l’école 
 »,
mais de « 
s’intégrer
à la collectivité de la classe et de l’école
 ».







« Les
règles d’acquisition de la nationalité 
 »
et « 
le
sens du projet politique de la construction européenne
 »
sont des notions excessivement complexes qu’il ne semble pas
raisonnable de vouloir faire étudier à ce niveau.






1





 

*Top
©Copyright 2006 - SNUipp-FSU 28 | Eure-et-Loir , tous droits réservés.